Cher monsieur,
Je me permets de vous adresser cette petite bafouille en tant que
- nana qui a voté à gauche par idéologie (même si, putain, vous êtes bien conscients que vous êtes sacrément attendus au tournant, rapport à l'espoir et à la notion de "justice" (mot-clé de votre campagne) que vous avez su distiller ces derniers mois).
- enseignante effarée par cette profonde dégradation de l'éducation nationale causée en grande partie par le précédent gouvernement et aussi par une vision de l'éducation de certains parents, complètement à côté de la plaque.
- blogueuse qui ne sait pas manier la langue de bois (je ne voudrais pas crâner mais j'ai écrit un bouquin trash et malheureusement on ne peut plus véridique et lucide sur certains dysfonctionnements de notre belle institution) (''Chroniques d'une prof qui en saigne'' - Éditions Privé, Michel Lafon)
Je viens d'entendre Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale, sur France Inter annoncer que "tous ceux qui veulent participer à la refondation de l'école républicaine sont les bienvenus".
Et bien, me voici.
Vincent Peillon par franceinter
Vincent Peillon par franceinter
Normalement, j'aime bien France Inter mais là j'ai trouvé certaines questions un peu vagues voire inintéressantes... "quand avez-vous appris que vous étiez désigné ?", combiné à du blabla inutile sur de vraies ou fausses querelles internes, le divorce Hollande-Aubry (prendre la voix du Figaro)... Quatre minutes à ne pas parler d'éducation. Je sais bien qu'il faut une introduction. Mais "COMME MÊME" comme dirait Brenda-Gwendoline, 13 ans et demi, il serait temps de passer aux choses sérieuses car il reste... ah ouais... moins de six minutes d'interview.
Je vous parlerai essentiellement de l'enseignement au collège qui est celui que je maîtrise le mieux. Nul doute que parmi les - j'espère - nombreux commentaires, mes lecteurs, collègues et citoyens préoccupés par l'avenir des écoles maternelle, primaire et lycées, sauront vous indiquer les mesures hautement souhaitées afin d'insuffler une nouvelle énergie salvatrice.
Le manque de dialogue avec les principaux partenaires d'éducation (notamment et surtout les enseignants) fut l'un des écueils du précédent gouvernement... un ministre totalement déconnecté des réalités du terrain, uniquement intéressé par des chiffres, des statistiques et autres résultats transformant l'école en une entreprise rentable... des décisions prises sans une réelle concertation avec des professeurs confrontés aux problèmes envahissant les établissements scolaires. Bien évidemment, je ne vous apprends rien en vous disant que l'école ne produit rien. Elle est là pour développer connaissances, compétences, savoirs et savoirs-faire chez des enfants et des adolescents, le tout en instillant esprit critique, curiosité intellectuelle, envie de réussir... Il ne semble pas inutile de rappeler ces valeurs fondamentales de l'école, car celles-ci semblent s'être estompées pour laisser place aux notions de rendement et d'économie.
Dans cet entretien, Vincent Peillon a abordé succinctement :
- l'abrogation du décret concernant l'évaluation des enseignants (trop choupi ♥) (et je vous conseille de cliquer ici pour lire ma vision de l'évaluation des enseignants)
- les 2000 postes en plus d'encadrement dès la rentrée 2012 : auxiliaires de vie scolaire pour les élèves handicapés, assistants pédagogiques, assistants d'éducation, infirmiers/infirmières scolaires, assistants sociaux, conseillers d'orientation (trop choupi ♥)... et du personnel pour assurer la sécurité dans les bahuts difficiles (il va falloir m'expliquer plus précisément les tenants et aboutissants du concept. Je ne suis pas contre du tout mais encore faut-il savoir comment cela sera mis en place)
- le retour des RASED (trop choupi ♥)
- la création de postes pour alléger les classes et pour que les élèves ne se retrouvent pas sans prof de SVT pendant deux mois (trop choupi ♥)
- l'allocation de rentrée scolaire +25% (trop choupi ♥)
- le retour de la formation des futurs enseignants (trop choupi ♥)
- le retour de la semaine de 5 jours en laissant le choix aux collectivités locales du mercredi ou du samedi (sachant que les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients aka ouais c'est choupi d'avoir son samedi ET son dimanche... mais se lever 5 jours d'affilée très tôt le matin pour des enfants et des ados, c'est pas méga choupi)
- l'apprentissage, voire le pré-apprentissage sous statut scolaire et non plus comme un contrat de travail lambda + revaloriser les filières pro. (trop choupi ♥)
Les trucs qui me semblent méga vitaux afin de redresser une structure branlante :
- Alléger les effectifs des classes. Parce que 28 élèves en 6ème, c'est un peu cruel et criminel pour les enseignants ET pour les élèves. On parle d'individualiser le parcours de chaque élève... Méga choupi comme principe, méga logique... MAIS pour cela, il faut du temps. Et du temps, on n'en a pas lorsqu'on a 28 élèves tous plus différents les uns que les autres, avec des personnalités, des possibilités et des besoins différents. Qui dit création de postes, dit création de classes. C'est l'un des piliers qui permettra une réelle progression. 20 élèves maximum par classe. Et ouais. Faut savoir ce qu'on veut.
- Rouvrir des classes adaptées. IME, ULIS, SEGPA... Il n'y a pas assez de places en IME, alors on parque (oui PARQUER, il n'y a pas d'autre mot) les gamins en SEGPA. Du coup, les élèves relevant de SEGPA n'ont plus de places et se retrouvent dans des classes-types où ils galèrent et où il est difficile de les aider à cause des effectifs trop lourds et du manque d'AVS (Auxilaire de Vie Scolaire) et crevette sur la paëlla => FORMER LES PROFS POUR ENSEIGNER À CE PUBLIC SI PARTICULIER et surtout ne recruter que des enseignants volontaires avec une prime supplémentaire car il s'agit d'un investissement émotionnel et nerveux énorme.
- Afin de pallier le manque de profs remplaçants, pourquoi ne pas créer un statut spécifique avec un salaire plus élevé, de véritables remboursements de frais de déplacement pour des profs certifiés/agrégés volontaires qui se déplaceraient dans leur académie afin d'assurer des remplacements plus ou moins longs. Cela éviterait de devoir recruter des personne via "Le Bon Coin" ou Pôle Emploi qui ne sont absolument pas qualifiées, formées pour se retrouver devant des élèves, pas forcément dociles et assoiffés de connaissances.
- Transformer certains "enseignements" en disciplines à part entière. Je pense à l'Histoire des Arts (et pourquoi ne pas en faire une option facultative au Brevet des collèges ?), au B2i, à la formation aux premiers secours... Il y a d'énooooormes incohérences... je pense à l'option Euro anglais qui ne compte pas pour le Brevet... je pense à l'Histoire des Arts qui est coefficient 2 tandis que les autres matières ne sont que coefficient 1... et quid de l'histoire-géographie qui ne compte pas pour le contrôle continu ??? L'Histoire des Arts est un concept intéressant qui demande un encadrement spécifique avec des enseignants qualifiés. Pour l'instant, il s'agit juste d'un vaste bordel qui appartient à tout le monde et à personne.
- Lever un énorme tabou... les élèves mal-élevés dont l'éducation reçue à la maison n'est pas compatible avec les règles d'un établissement scolaire et par extension avec les règles de la société. Sur France Inter, Vincent Peillon a commis une maladresse rhétorique en désignant les enseignants comme "ceux qui éduquent nos enfants"... J'aurais préféré que l'on parle de "ceux qui INSTRUISENT" nos enfants. Dans mon collège, certains parents ont déjà maintes fois menacé certains enseignants de je cite : "si vous embêtez encore ma fille, la prochaine fois que je viens c'est pour vous mettre deux balles dans la tête" / "Moi, je ne viens qu'une fois pour parler. Après je casse tout et je vous défonce". Pour l'instant, les menaces sont restées en l'air même si l'an dernier, une collègue a failli se prendre le poing d'un père d'élève dans la tronche parce qu'elle avait osé disputer sa fille qui faisait un caprice en classe... Il y a un véritable malaise. Dans certaines zones (défavorisées, rurales, isolées...), le manque d'éducation, de repères, de règles de courtoisie est devenu le problème number one de l'école. Les élèves ne travaillent pas, se montrent insolents avec un sentiment d'impunité insupportable. Comment faire pour éduquer les parents ? Des cours de parentalité ? Il est nécessaire de repérer très tôt les élèves perturbateurs qui manquent cruellement de bases d'éducation parce que malheureusement, certains parents sont persuadés qu'avant l'âge de 4 ans, les enfants sont incapables d'être éduqués... J'ai déjà parlé de ce problème dans cet article et les commentaires qui en ont découlé, cliquez ici pour le (re)découvrir.
Vincent Peillon a également adroitement ajouté que les enseignants n'étaient pas des crevards, qu'ils souhaitaient tout d'abord que l'école redore son blason et que les élèves progressent et réussissent dans de bonnes conditions et que les augmentations de salaire n'étaient pas leur cheval de bataille principal.
Pas faux.
Néanmoins, avant de nous payer plus, il serait choupi de payer déjà ce qui nous est dû. Les frais de déplacement sont remboursés jusqu'à 6 à 8 mois en retard, certaines HSE effectuées ne sont pas payées faute de moyens, et surtout les heures supp' de septembre ne sont absolument pas payées, ce qui est quand même hallucinant, idem pour la prime de professeur principal qui n'est versée qu'à partir d'octobre (c'est bien connu qu'à la rentrée, le prof principal fait des sudokus au lieu de préparer l'accueil des élèves...). L'état a la réputation d'être le plus mauvais payeur... Il serait bon d'inverser un peu cette tendance.
Je compte sur vous pour ne pas tout faire foirer. Entourez-vous de profs, de conseillers qui sont sur le terrain et qui sauront vraiment vous aiguiller... Ne faites pas comme vos prédécesseurs qui ne se sont intéressés qu'aux profs obséquieux, carriéristes bons à rien mais prêts à tout...
(un prof carriériste ? c'est un oxymore, non ?!)


Bonjour Votre Altesse ! J'ai été agréablement surprise de l'intervention de notre nouveau ministre. J'espère que les réformes seront effectuées, et surtout, qu'elles auront un planning bien géré et efficace, car le gouvernement précédent nous a habitué aux réformes nombreuses mais parfois lâchées dans la nature sans suivi, sans vérification, sans analyses des résultats... Sinon, j'espère que des chasseurs du web du gouvernement liront ton article ! Tu vas l'envoyer sous forme de lettre au ministère ?
Hello collègue!
Alors je suis très très d'accord avec toi sur tous les points, notamment le dernier. Par contre, à moins de dédier l'intégralité des fonds publics à l'éducation, je vois pas comment le nouveau gouvernement va pouvoir financer tout ça: formation des enseignants, réduction des effectifs, primes pour motiver les TZR et les profs en zone difficile etc... Bien sûr il FAUDRAIT tout cela (plutôt que d'offrir des IPad à tous les collégiens...) mais je ne suis pas sûre que les choses seront faites correctement ou suffisamment pour réellement faire évoluer l'école (quoi je suis pessimiste?).
On verra bien, mais comme tu l'as dit, ce gouvernement est attendu au tournant, ils ont pas intérêt à se rater.
=> On ne pourra pas tout faire en même temps, il va falloir donner priorités à certains objectifs. La diabolisation de la crise avec l'idée que la France est en train de couler comme un navire Costa Croisières commencent à me saouler car s'il ne faut pas nier l'existence d'une crise, il serait bon de ne pas faire culpabiliser les gens, les rendant responsables du déficit budgétaire.
D'ailleurs, un article intéressant à lire sur le sujet : http://www.alterinfo.net/Le-mythe-du-deficit-budgetaire_a76027.html
C'est exactement ce que l'on attend de ce nouveau gouvernement et en particulier de ce nouveau ministre de l'INSTRUCTION PUBLIQUE. Redorer le blason de ce métier aux yeux de la population et en particulier des parents d'élèves et donner enfin les moyens à nos chères têtes blondes (et brunes, et rousses...) d'éviter l'échec scolaire systématique pour les plus mauvais d'entre eux (même si le terme "mauvais" me semble exagéré...).
Il va aussi falloir que ce gouvernement mette enfin les parents devant leurs responsabilités éducatives en cessant le culte de l' "enfant-roi" et en les obligeant à respecter l'enseignement et les enseignants.
C'est une tache difficile qui attend Monsieur Peillon. Espérons que les FCPE et autre associations cessent aussi de mettre des bâtons dans les roues dès qu'on essaie de remettre l'école sur de bons rails.
J'entendais encore ce matin sur Europe1 que les parents ne sont pas favorables à la semaine de 5 jours parce qu'ils veulent pouvoir profiter de 2 jours de week-end avec leurs enfants (alors que j'entends souvent des mères devant l'école primaire se confier entre elles qu'elles sont bien contentes que leur môme soit enfin à l'école et plus dans leurs pattes...) et oublient de préciser que c'est aussi pour que l'école serve de garderie pour leurs enfants pendant qu'eux travaillent jusqu'à 18h... ou les professionnels du tourisme (je travaille dans ce domaine pourtant) trouvant cette mesure anti-commerciale risquant de faire baisser la fréquentation des lieux touristiques (aka le profit, toujours le profit). Et le bien-être des gosses en classe ils y pensent bordel ? Voir des gamins fatigués à 17h00 (voire même avant) et donc plus en mesure d'écouter le moindre cours, c'est pas important ?
Qu'on réduise éventuellement la durée des vacances d'été comme c'est déjà le cas dans certaines communes totalement satisfaites de ce système pour étaler l'année scolaire et avoir plus de temps pour traiter certains sujets, permettre à tous d'améliorer leur capacité à lire et écrire (en changeant aussi la méthode...). Il y a du boulot qui attend ce ministre !
Juste, Merci <3
ben, comme d'hab' : bien dit !
Il aurait fallu renommer le ministère "ministère de l'instruction nationale" comme il y a ... pff.... longtemps. L'éducation est surtout du ressort des parents.
je suis prof de maths - sciences en lycée pro... et je reste dispo si Vincent ou François ont besoin d'un avis éclairé sur la question.
"revaloriser les filières pro" = trop choupi... sauf que, quand un gamin qui a de super résultats au collège dit à son pp (prof principal) = je veux faire un bac pro ou un cap (hiii quelle horreur), ben, celui-ci le lui déconseille ...
il faudrait que les profs de collège viennent faire un tour au lycée pro, voir que nos filières ne sont pas si "manuelles" que ça, qu'il en faut aussi entre les oreilles...
m'enfin, c'est une autre histoire, l'orientation des élèves...
et pour finir : j'adore ce que tu fais !
le congé paternel, c'est 3j immediats + 11j a prendre ensuite dans les 3 mois. Augmentation de 25% de congé pour S&M, qui peut les poser adroitement avant ou apres des vacances, ou faire 2 semaines pleines au debut, pour le retour a la maison tu devrais apprecier aussi!
Ah ça, les parents pas contents parce qu'ils pourront pas partir en week-end le vendredi soir, ça va être drôle. Ou pas.
Pour le reste, si tout pouvait se mettre en place ça serait cool mais vu tes articles, il faudrait une école des parents et ça, c'est pas près d'arriver.
Je ne parlerai que des remplaçants. Le 20 avril, veille de mes vacances, pas de bol. Dernière visite du dernier jour du voyage scolaire en Allemagne. Les marches d'un château fort allemand ont eu raison de mon genou droit. Depuis 4 semaines, entorse du genou méga galère, toujours mal. Je devais reprendre la semaine prochaine, donc comme ça faisait que 2 semaines d'absence (les vacances, ça compte pas), la principale n'a pas appelé de remplaçant puisqu'on lui aurait dit non pour 15 jours. Sauf que... tadaaaa, mon genou va mal et mon médecin m'interdit la voiture (3h30 parce que je bosse à 300 bornes de chez moi), la position debout, les escaliers... Donc, pas de reprise en vue.
Grâce à l'ancien gouvernement, mes élèves de 3e qui passent leur brevet dans un mois et demi, n'auront pas de prof d'histoire pendant au moins 1 mois. Et moi, je me mets la rate au court-bouillon, je me sens archi coupable et j'ai honte de devoir rappeler le collège. Voilà, merci l'ancien gouvernement qui a supprimé les remplaçants.
Et ce serait pas mal aussi si les syndicats concertés demandaient l'arrêt de l'expérimentation ECLAIR, imposée en toute obscurité et appliquée de façon totalement incohérente. On pourrait ensuite rêver d'un retour au BEP en 2 ans suivi d'un bac pro en 2 ans...
Merci Princesse, d'allier le choupi à la revendication, le gloss à la didactique, et le "comme même" ( 12 ans que je lutte, je l'ai "quand même" affiché dans ma classe ) aux ambitions républicaines.
Fais bien attention à vous.
"voter à gauche par idéologie"
Le communisme est objectivement la plus belle des idéologies. On connait tous le résultat.
Pour la énième fois, on ne vote pas pour un candidat en fonction du nom de son parti, ou de ses promesses faites à la TV, mais après avoir prit connaissance de son PROGRAMME et de son PASSE.
=> je ne suis pas débile non plus. Et entre le programme de François Hollande et celui de Nicolas Sarkozy. Il n'y a pas eu une seule seconde d'hésitation pour moi.
Comme d'hab, c'est excellent !
Mais pfffff... la liste est tellement longue de ce qu'il faudrait pour que l'école tourne bien !
J'entendais hier à la radio (sur une chaîne d'information) un expert qui disait que le retour à l'école le samedi matin était la meilleure chose qui puisse arriver pour nos petits...
2 jours de w-e, c'est trop, bon nombre de parents en profitent pour les laisser se coucher plus tard, et le lundi, c'est la cata... oui oui, même en collège !
Et puis suite à cette annonce, j'ai demandé son point de vue à ma maman, qui est juste une maman comme les autres, qui a élevé ses 2 enfants, qui les a aimés mais qui parfois a eu des moments de ras-le-bol, ras-le-bol de gérer un timing serré tous les soirs, ras-le-bol de ne pas avoir de temps pour elle ou même pour tenir la maison...
Elle m'a dit hier qu'elle était bien contente de nous mettre à l'école le samedi matin... Elle en profitait pour faire ses courses, un peu de ménage, préparer les repas pour tout le w-e, et après, on avait encore une journée et demi pour passer du bon temps en famille, sans rien d'autre à faire (enfin si, un peu de devoirs quand même...).
Franchement, on devrait aussi penser à demander l'avis de nos propres parents avant de gueuler contre ce retour à l'école sur 5 jours !!!
Tu l'as envoyé au Ministère?
D'accord avec toi sur toute la ligne... 28 par classe, c'est inhumain... et tous ces gamins de 16 ans qui attendent juste de pouvoir sortir du système scolaire, il faut les orienter plus tôt... sans compter tous ces enfants mal-élevés, pas élevés du tout pour certains... Comment faire classe à 28 élèves quand la plupart n'ont aucun savoir-vivre en groupe?
Peut-être faudrait-il créer un Ministère de la Parentalité, car je veux bien instruire les enfants, mais quelqu'un devrait se charger d'éduquer les parents!!
Moi je trouve que les promesses de père Noël comme ça c'est magnifique. Totalement super choupi sauf qu'il a juste du raté ses cours d'économie parce que c'est impossible à financer en l'état actuel.
C'est un peu tout le problème d'un gouvernement à gauche. De belles promesses mais impossible d'en appliquer la moitié sauf à faire exploser les impôts.
Sur ce, je lui souhaite bon courage, après les paroles faudra des actes et ça sera moins marrant
Ps: je ne suis pas prof mais vous l'aurez remarque
=> Mais il faut arrêter de croire que la France est ruinée et que notre argent ne va que faire rembourser la dette publique et les petites priorités deci-delà... Beaucoup d'économistes progressistes tels que Bernard Gazier, Thomas Piketty... ou même des libéraux comme Yann Algan, Elie Cohen, Jean-Hervé Lorenzi soutiennent François Hollande, et sont signataires d'un texte dont voici un court extrait :
En fixant une norme d’évolution des dépenses publiques strictement inférieure à celle du PIB, François Hollande montre qu’il veut un État efficace et soucieux des deniers publics. Mais il tourne le dos aussi à la politique menée depuis 2007 qui réduit la modernisation de l’Etat à une simple équation comptable : le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux. Cinq ans plus tard, nos administrations sont désorganisées, nos fonctionnaires démobilisés et la qualité des services publics dégradée… Il est temps de mettre un terme à des pratiques budgétaires qui n’ont de cesse d’entamer la légitimité de l’action publique. Restaurer notre crédibilité financière, ce n’est pas simplement jouer sur des paramètres financiers, c’est redonner à l’Etat le sens de sa mission et de ses responsabilités.
Je suis d'accord avec pas mal de trucs, en revanche fais gaffe : il n'y a pas que chez les Groseille qu'on trouve des gamins mal ou pas élevés du tout, des parents démissionnaires et franchement cons ou alors tout simplement paumés parce qu'ils n'ont pas compris qu'un gamin ça ne s'élevait pas comme un chat. Pour avoir remplacé dans des bahuts relativement côtés, j'ai trouvé que ça pouvait parfois être tout aussi effarant.
Sinon, la TZR que je suis depuis 10 ans voudrait bien avoir enfin un poste fixe, et ce serait aussi bien qu'il y ait plus de TZR (parce que quand il n'y a personne pour remplacer les TZR vu qu'ils ont tous été mis à l'année histoire de ne pas payer de frais de déplacements...)
tout d'abord, merci pour ton article, encore une fois très juste.
je suis contractuelle depuis 3 ans, et cette année, j'ai eu la joie d'enseigner en segpa (avec en plus intégration d'hadicapés). comme tu dis, c'est un investissement émotionnel et nerveux énorme. d'autant plus que j'étais livrée à moi-même et que je n'ai eu aucune formation.
heureusement que j'ai eu des collègues formidables, qui m'ont pris sous leurs ailes. heureusement que mes parents sont dans l'enseignement, pour me donner les ficelles du métier. parce que jusqu'à maintenant, on peut pas dire que j'ai eu beaucoup d'aide de la part du rectorat.
j'espère sincèrement que tout ça va changer...
Pour choupi-bébé, renseignez-vous sur le congé parental d'éducation si toi ou SM voulaient prolonger votre congé maternité ou paternité. Les alloc' du CLCA sont pas énormes par contre.
=> Je rêve d'un congé parental de 6 mois (voire un an) mais financièrement, ça ne sera pas possible de se passer d'une énoooorme partie de mon salaire. Sauf si je vends 200 000 bouquins d'ici-là. Vous savez ce qu'il vous reste à faire
@Ninielin: Vous allez sans doute pouvoir nous éclairer grâce aux cours d'économie que vous (contrairement à Hollande, inspecteur général des finances), vous avez suivis... Impossible à financer : pourquoi ? On a pu consacrer quasiment 3 milliards d'euros au bouclier fiscal (sur les cinq ans), 4 milliards pour l'ISF (/an), 3,2 milliards d'euros (/an) pour la TVA dans la restauration; 800 millions d'euros (/an) pour la niche girardin (dont la totale inutilité, si ce n'est de diminuer l'impôt des plus riches, a été démontrée par la Cour des comptes), etc. Mais, il est impossible d'augmenter le budget de l'EN... Je constate que la doxa ultra-libérale a infiltré bien des esprits...
Faire exploser les impôts ? J'imagine que vous disposez de données chiffrées à cet égard étayant votre propos...
Je ne crois pas que les impôts vont "exploser" mais s'ils devaient augmenter pour améliorer nos services publics, cela ne me poserait pas de problème (vous pouvez faire le choix inverse: moins d'impôts et des services publics dégradés, choix suivi par le dernier gouvernement...)
Des choses intéressantes dans les propositions mais cette augmentation démago à mort de 25% de la prime de rentrée, coûteux et franchement inutile. Quitte à payer pour les mômes, autant alors leur fournir le matériel. On achète les cahiers en gros, stylos, gommes etc, et à a rentrée, on leur donne un pack. Si ils perdent ou bousillent le matos, aux parents de fournir. Sinon, tout et fourni. Ca coûterait moins cher qu'une prime de rentrée dans laquelle certains parents disent qu'il faut inclure les vêtements (ben oui sans ça, les enfants iraient à l'école à poil c'est bien connu! ).
=> Le souci c'est que les gamins veulent des stylos, des agendas, des cahiers bien précis... On leur fournit l'agenda chaque année et il reste au fond d'un tiroir chez eux ou va directement à la poubelle... parce qu'un agenda Colonel Reyel ou OM c'est vachement plus cool. Et il faudrait que les collectivités fournissent du matériel de qualité... dans certains bahuts où tout est fourni, les cahiers sont vraiment top-budget et les stylos ont une espérance de vie très courte.
Ben moi j'ai eu la fille de M'sieur le nouveau ministre de l'éduc nat en classe...:-) oui ce commentaire n'apporte strictement RIEN au débat...mais tu as déjà tout dit, et tellement bien!
@Jeanne (17) : le girardin n'est que la dernière version d'un dispositif fiscal qui existe depuis longtemps, comme le scellier ... et que le PS et l'UMP n'ont pas abrogé quand ils étaient au gouvernement (je parle du girardin, pas du scellier).
@Princesse Soso : que la gestion de son budget par l'état soit un grand n'importe quoi parce que les parlementaires ne maitrisent plus rien à force d'empiler les dispositifs, c'est une évidence.
Par contre, l'article dont vous donnez le lien à l'air d'une maladresse, ou d'une malhonnêteté intellectuelle assez impressionnante.
Par exemple, les remboursements d'impôt sur les sociétés : l'IS, comme l'impôt sur le revenu, se paie par acompte (c'est la mensualisation ou le tiers provisionnel pour l'IR). A la fin de la période, on fait un bilan de ce que vous avez payé par rapport à ce que vous auriez dû payer. Si vous avez trop versé, on vous rembourse.
Vous trouveriez normal que l'on ne vous rembourse pas le trop versé ?
Je partage complètement ton point de vue ! je suis PE, j'ai voté Hollande, je me réjouis qu'enfin on fasse quelque chose pour "nous" ! j'espère que toutes ces belles promesses vont être suivie d'effets !
En tout cas, c'est super bien écrit !
La plupart de vos points sont légitimes. Mais ils coûtent, beaucoup. L'éducation est déjà le premier budget de l'Etat et un budget important des collectivités locales. Si on veut faire plus, il va falloir faire moins cher et mieux ailleurs. Je ne vois malheureusement pas de proposition pour améliorer l'efficience de l'éducation nationale. Et je doute que cela soit le seul poste budgétaire qui ne puisse faire l'objet d'une rationalisation et d'une amélioration des financement et des pratiques.
Je vous suis volontiers sur le diagnostic concernant les parents. Mais déjà Boudon, il y a longtemps avait montré que le plus souvent la famille est le premier problème de l'école. Je vois mal comment régler ça. Ce n'est pas avec 2h de cours de parentalité par semaine que cela se réglera ( pas plus avec 20 h). En plus, j'ai un peu de mal à adhérer à ce genre d'endoctrinement.
Enfin, il est évident qu'on peut repérer un enfant perturbateur et/ou en difficulté très tôt. Mais lorsqu'on met en place ce type de système, les gouvernements sont taxés de fascistes.
=> C'est marrant comme le martelage des médias a fonctionné "il n'y a plus d'argent... on est foutu... la France = la Grèce"... Faudrait arrêter de jouer les Cassandre extrêmes. Énormément d'économistes (libéraux et progressistes) trouvent que les idées de Hollande parfaitement compatibles avec une reprise de la croissance et une lutte contre la crise.
J'aime beaucoup toutes ces réactions concernant le fait que ce serait "trop cher", que ce n'est "pas réaliste". Sans doute les mêmes qui nous affirment que nous sommes foutus et dans la même situation que la Grèce. En l’occurrence les mesures annoncées sont peu coûteuses (quelques centaines de millions par an, sur un budget de centaines de milliards) et pourront largement être financés par certaines des réformes fiscales envisagées et ce sans affecter la réduction du déficit. Il est toujours utile de prendre au moins deux secondes pour considérer les ordres de grandeurs économiques et budgétaires avant de juger.
Maintenant, sur le fond, je me doute bien que les profs se réjouissent de tout cela mais nous savons tous que ça ne changera rien au fond des choses. Seule la semaine de cinq jours est vraiment importante dans le lot mais elle serait advenue même sous un gouvernement de droite. Ce n'est pas une critique à l'égard du gouvernement, il ne s'agissait que d'annonces immédiates et une réforme de fond mettra de toute façon du temps à apparaître. Alors je comprends que les professeurs se réjouissent de ces signes encourageants mais vous me pardonnerez d'attendre la suite.
Quant à vous chère princesse, escomptez-vous vraiment que les mesures que vous proposez auraient un impact significatif ? La seule qui me semble réellement importante serait une prise en charge (sous contrainte judiciaire je présume) des parents négligents. Les classes spécialisées me semblent bonnes aussi mais ressemblent davantage à un détail noyé dans l'ensemble. Quant à la baisse des effectifs par classe, c'est comme la paix dans le monde : un doux rêve. A l'heure de la disette budgétaire et du vieillissement de la population, il n'y aura pas d'amélioration significative dans les prochaines décennies, autant s'y résoudre, en prendre son parti et trouver des alternatives. Et même... si nous discutions de la répartition des budgets entre primaire, pré-scolaire et secondaire, sans doute devrais-je conclure que vous n'avez pas assez d'élèves par classe, si frustrant et rageant que cela puisse être... Bref, sans doute ne faisiez-vous que lancer quelques idées dans votre élan et n'aviez aucune prétention à suggérer une réforme d'ensemble, preuve que vous n'êtes pas aussi carriériste que vous le dîtes.
Mouais.. tout ça c'est bien beau au pays des bisounours où les oiseaux chantent. On nous promet plein de sous, plein de personnel pour nous faire plaisir et tout le monde crie au "trop choupi"..
Mouais.. quelques infos cependant :
- le personnel en plus dans l'éducation nationale se fera à nombre de fonctionnaires fixe.. ce qui veut dire moins de gens ailleurs. On ne sait pas encore chez qui ils vont taper.. Mais gageons que ce corps de métier là n'aura pas les profs dans son coeur...
- 1000 postes d'enseignants prévus en plus dès 2012.. principalement pour le RASED. Hmmm petit problème.. les concours sont passés. Comment on fait ? Annonce faite lors des campagnes électorales : "nous prendrons des gens admissibles au concours et les mettrons en place". Comprendre : des gens ayant raté le concours et qu'on met au boulot sans formation. Bravo. Ca va encore redorer le blason des profs ça.
- Chez nous dans l'Hérault, l'école des parents ça existe.. si si. Et tous les ans on aiguille des parents vers elle. Ils apprécient moyennement d'ailleurs.
- Contrairement à ce que tu dis Princess Soso, le meilleur rythme scolaire sur lequel les pédopsy s'accordent c'est 5 jours d'école et 2 jours de repos. La pause du mercredi est mortelle. Le précédent gouvernement souhaitait remplacer le samedi par le mercredi. Mais il s'est trouvé bloqué par un refus massif des instits qui s'accrochent à leur sacro saint mercredi matin. Du coup ils ont d'abord supprimé le samedi. Et il était déjà prévu de revenir avec le mercredi matin dans 2 ans. Vincent Peillon n'a fait que prendre le dossier en cours déjà travaillé. il n'a juste pas les c... d'imposer le mercredi matin (trop peur des syndicats d'enseignants).
Signé : une instit qui a voté pour le mercredi matin il y a 4 ans quand le gouvernement nous a demandé notre avis sur les rythmes scolaires (tiens pourtant il parait que ce gouvernement ne dialoguait pas avec les instits.. j'ai du rêver ce jour là).
=> Nous ne connaissons pas les même pédopsy alors
car ceux que je connais sont formels : un enfant qui se lève à 6h30, 5 jours d'affilée c'est méga pourri pour son organisme. La pause du mercredi me paraît hyper importante pour 1. faire dodo, 2. avoir du temps pour les loisirs (très souvent le mercredi) et les devoirs. Le fait de travailler tout le mercredi matin bouscule une semaine très speedée, trop contrastée avec ces 48h de pause. Le samedi a été supprimé l'an dernier dans tous les bahuts. La majorité des profs est pour because "youpi long week end", la plupart des parents sont pour because "youpi j'ai pas à me lever samedi matin / youpi on peut partir en week-end" et les gamins sont contents même s'ils admettent être grave sur les rotules dès le jeudi soir. Sinon, tu fais partie des heureux élus qui ont pu donner leur avis car par chez nous, aucune concertation pour connaître notre ressenti sur le mercredi ou le samedi...
Ha vi aussi.. je ne vois pas en quoi prof carriériste est un oxymore... Et Vincent Peillon s'en n'est pas un ? Quelle vision idéaliste du corps enseignant.
Vous savez quoi ? Chez les profs, y'a des incompétents, des fumistes, des je menfoutistes, des cons, et des carriéristes... comme dans tout autre corps de métier. Et certainement dans les mêmes proportions.
=> Quand je parle de "prof carriériste" je parle du manque d'ascension sociale de ma profession. Vincent Peillon n'est plus prof, sa carrière est ailleurs à présent. Quand je parle d'un prof carriériste, j'emploie la vision péjorative du terme (sinon j'aurais dit "ambitieux"), le prof qui va essayer de se faire bien voir de son IPR quitte à écraser ceux qui sont devant lui...
@FJ: Où lisez-vous que j'attribue les mesures fiscales que je cite à l'ancien gouvernement (où plutôt les différentes versions du gouvernement sous le quinquennat de NS) ? Le bouclier existait également avant NS (sous une forme plus modérée). Mon propos n'était pas d'énumérer les réformes fiscales entreprises depuis 5 ans, mais seulement de montrer que l'on a su dépenser de l'argent... et que cet argent pourrait être utilisé autrement... Bref, qu'il n'est pas "impossible", comme le prétendait Ninielin, de financer certaines réformes.
@SPTX: Non, la plus belle de toutes c'est l'anarchie. On se passe même de justice, vu que les hommes sont si heureux qu'ils ne commettent plus d'actes contraires à la morale
De plus, comme vous l'indiquez en majuscule, on vote sur un candidat vis-à-vis de ce qu'on connait de lui (programme/passé). Ce qu'on sait de Sarkozy : son bilan. Inutile d'aller plus loin, jamais un Président de la République n'a été une telle catastrophe tant sur le plan budgétaire que l'image à l'internationale, ou encore la sécurité.
Par ailleurs l'argent existe, il faut juste savoir comment le dépenser. Personnellement je suis pacifiste, mais pas idéaliste, et je sais que nous ne pouvons pas nous passer de l'armée. En revanche, l'armement nucléaire, qui est l'une des plus belles conneries de l'homme, et qui aurait dû disparaitre en 1989, est un beau gouffre à €.
Le Terrible, monté et inauguré par le pas peu fier M.Sarkozy, aura coûté la bagatelle de 4 milliards 500 millions d'euros. Avec cette même somme, il y a déjà de quoi financer 80% du programme de François Hollande concernant l'éducation.
Ceci n'était qu'un exemple, il en existe des centaines dans le domaine fiscal (ami restaurateurs...)
PS: @Lui : Non, le premier budget de l'Etat c'est le remboursement de la dette. Et devinez qui vient de l'augmenter de presque 50% en 5 ans...
Bonjour,
Je vous lis depuis quelques temps et apprécie votre vision de l'éducation et notamment de l'éducation des parents. Et ce bien que n'étant pas politiquement à gauche.
Cependant je souhaite réagir à ceci :
=> Nous ne connaissons pas les même pédopsy alors car ceux que je connais sont formels : un enfant qui se lève à 6h30, 5 jours d'affilée c'est méga pourri pour son organisme. La pause du mercredi me paraît hyper importante pour 1. faire dodo, 2. avoir du temps pour les loisirs (très souvent le mercredi) et les devoirs.
Quand les 2 parents travaillent, les enfants n'ont d'autre choix que d'être debouts à 6h30 ou 7h et ce, 5 jours sur 7 et 47 semaines par an.... Donc le fait d'aller ou pas à l'école le mercredi ne changera pas leur rythme de sommeil...
Bien cordialement
=> oui mais se lever à 7h pour être gardé, aller chez la nounou... ce n'est pas pareil comme demande d'énergie et de concentration que de se lever pour aller en cours.
Excellent ! J'espère que cette lettre sera envoyée EN VRAI au ministère.
Même "diagnostic" en primaire.
Même bulletin de vote.
Même agacement en entendant les questions sur France Inter... C'est de plus en plus fréquent, dommage.
Je serai toi, j'enverrai ce billet de blog par courrier accompagné de ton livre à Vincent Peillon ;-))) #jdcjdr
Pour le congé paternité, c'est l'engagement 18 des 40 engagements de François Hollande pour l'égalité femmes/hommes:
"Le congé paternité évoluera vers un congé d’accueil de l’enfant, mieux rémunéré et
plus long, en fonction des discussions avec les partenaires sociaux. La société fera ainsi évoluer
le rôle des pères et des mères vers plus d’égalité."
Si tu veux le lire dans son contexte c'est là: http://tinyurl.com/78ta52p
Je suis d’accord avec l’ensemble de votre article, même si certains points resteront malheureusement à l’état d’utopie.
Je voudrais toutefois rebondir sur votre avis sur les classes de SEGPA. Mon grand frère hyperactif (ce qui est un réel handicap, même si j’ai lu dans certains de vos articles, que vous n’aimez pas ces
soi-disantes étiquettes que l’on collerait sur des gosses turbulents) a suivi sa scolarité de collège en SEGPA. Sur le papier c’était la classe la plus adapté au vue de ses capacités, mais il à été laissé pendant 4 ans en jachère, avec des professeurs non formés, qui ne pouvaient effectivement pas répondre à des profils d’élèves aussi variés que ceux se trouvant en SEGPA, alors la majorité de ses professeurs ont pris parti de rabâcher les bases à ses élèves pendant 4 ans. On a beau relever de la SEGPA on ne galère pas forcément dans ces classes, mais c’est après quand il faut sortir du collège et faire un CAP, que ces élèves peuvent ramer, car ils n’ont pas suffisamment d’acquis. Il faudrait, je pense un suivit plus personnaliser des élèves en SEGPA et donc effectivement des effectifs plus légers et une formation des professeurs en SEGPA.
NB : Mon frère est sorti depuis deux ans de 3ème SEGPA.
=> Un enfant hyperactif n'a pas sa place en SEGPA s'il n'a pas de problèmes d'apprentissage, une lenteur importante, un problème cognitif méga important... D'où l'intérêt d'ouvrir des structures spécialisées où vraiment personnaliser le parcours de ces élèves qui demandent un suivi particulier. Lorsque l'hyperactivité ou un trouble de l'attention est réellement médicalement avéré (car beaucoup de parents "excusent" l'attitude de leur enfant perturbateur et insolent par une hyperactivité inexistante), il faut un vrai suivi, pas juste un mode de garde histoire de parquer les gamins quelque part.
C'est toujours incroyable d'avoir des retours de l'intérieur. On apprend toujours des choses incroyables : hist-géo à part dans le contrôle continu, l'histoire de l'art est une matière, l'anglais ne compte pas alors qu'il est enseigné, etc). Malheureusement, tous ces dysfonctionnements, on ne les connait pas mais on s'en doute, on les sent (et les enfants les voient et les subissent) :/
=>"L'état a la réputation d'être le plus mauvais payeur"
Ah ! Le seul point de l'article sur lequel je ne suis pas d'accord. Tout le monde souhaite et se bat pour avoir l'état comme client car il paie. Il peut mettre plus de temps mais il le dit (règlement 90j par ex). En bref, il paie ses fournisseurs et ses salariés. Difficile de lui faire un reproche la-dessus (les heures sup' sont toutes payées semble-t-il).
Je suis d'un naturel optimiste mais je crains pour l'avenir de millions d'enfants quand je lis le mot b2i, quand je pense à un inspecteur de l'éducation nationale, à la fermeture des écoles aux associations qui font du soutien scolaire, la "gestion" des fautes graves des salariés, la non-acceptation de salarié (non prof) qui ne soit pas d'un certain milieu/parcours, la culture du chef de rien, le fichage numérique des enfants pendant des décennies, la non-gestion des salariés démotivés (par des fonctionnaires au profil inadapté à presque tout) ...
Le nouveau ministre peut et va faire des choses. On l'espère tous. Je crains tout de même que les différences entre écoles ne peuvent que se creuser. En effet, les meilleures initiatives sont souvent à mettre au crédit d'une impulsion d'un établissement et de son équipe (et de son pouvoir d'achat).
Le terme "trop cher" dans les commentaires est trollesque :
- les budgets sont disponibles
- les aides de 50% uniquement aux familles payants des impôts pour des cours du soirs par des sociétés (employant des profs) au lieu de donner cet argent à l'école
- je ne rentrerai pas dans le débat de la dette et surtout des intérêts de la dette (50Mds environ pour 2012) qui ne devraient pas exister
J'ai eu une scolarisation en zep, une cata pour tous. Je suis effaré de voir qu'on puisse faire pire que ce que j'ai connu (ou alors ce sont les jeunes qui sont moins dupes). On n'est jamais à l'abri du pire
Des fois j'ai envie de faire un site pour que chacun puisse lister les (bonnes et mauvaises) idées de l'éducation nationale, les façons de les améliorer ou de tenter de les supprimer.
D'habitude, je suis 100% en phase avec toi, Princesse Soso.
Mais là, j'ai une chouille de malaise...
Déjà, "l'allocation de rentrée scolaire +25% (trop choupi ♥)" : mesure populiste et inefficace @ donnez-vos-voix-aux-législatives.
Tout le reste, check.
Pour le malaise, c'est que le fil rouge de ton billet, c'est l'argent. Plus de moyens à tous les niveaux. Super.
Comprenons-nous bien : il faut effectivement, à mon sens, augmenter les moyens de l'éducation nationale. Mais de manière mesurée et efficace. En ayant en tête qu'il faut faire des économies quelque part, même si ce n'est pas dans l'enseignement.
Là, on est dans le robinet ouvert en grand. C'est utopique et déconnecté du contexte actuel...
J'aurais aimé un billet avec des idées efficaces et une forte efficacité effort/résultat.
Pour rester dans le cadre du collège, par exemple, un élément qui me choque par exemple, c'est le principe du "tu passes en classe supérieur mon/ma chéri(e), même si tu n'as pas les acquis/capacités/attitudes pour cela"
Alors oui, scolarisation obligatoire jusqu'à 16 ans, mais en mode adapté @ "tu feras pas chercheur au cnrs mon poussin, mais tu gagneras parfaitement ta vie et sera heureux avec ton diplôme de plombier. Et toi, tu auras du boulot, pas ceux qui vont faire des bac+8 inadaptés".
Alors que pousser dans le mur pendant des années des élèves, qui coûtent un bras à la collectivité, juste pour une vision idéalisée et fausse de l'être humain, je ne comprend pas. Que ce soit avec une vision à court ou long terme.
Enfin bref, un point parmi d'autres.
++!
=> Quand je lis plein de rapports d'économie, que j'en parle avec des gens (de courants politiques différents) qui s'y connaissent voire touchent leur bille en la matière... je me dis que la situation est amplifiée même si critique et que les budgets sont possibles. On ne demande pas d'augmentation de salaire (pour l'instant, ça n'est pas le plus pressé), on veut juste pouvoir enseigner dans de bonnes conditions (je ne parle même pas d'avoir des vidéoprojecteurs, TBI, PC portable, iPad...) c'est à dire en ayant la possibilité d'aider chaque élève. Et pour ça, il n'y a pas de secret, il faut un effectif réduit... c'est vraiment pour moi le secret number one. Sans ça, c'est le mur et encore le mur et toutes les mesures ne seront que des pansements sur des jambes de bois.

Quant à l'allocation, j'ai beaucoup de parents choupi qui sont ravis car compte-tenu de ce qui est demandé niveau matériel, équipement de rentrée... tout le monde crie à la démagogie mais s'il n'y avais pas eu d'augmentation, tout le monde aurait crié aux promesses non-tenues, dans la mesure où il s'agissait de l'engagement n°16 de son programme...
Je te rejoins totalement sur le doublement de classe, diabolisé pour des raisons de stats et de blason à redorer... l'idée que chaque enfant évolue au même rythme est effectivement débile mais pour des questions de facilité, on ne crée pas de merveilleux classes passerelles et autres groupes de niveau par peur de tomber dans l'élitisme avec cette idée bizarre que l'hétérogénéité est la solution à tout...
Quand je vois ce que les IPR nous demandent de réaliser et les moyens que l'on nous octroie... GLOUPS. Je considère coûter le minimum à mon bahut. Je ne réclame plus de matériel puisqu'il est impossible d'économiser d'une année sur l'autre pour pouvoir s'offrir un TBI et autres outils pour faire des trucs de TICE effectivement utiles et plébiscités par nos supérieurs hiérarchiques. Les dotations du Conseil Général sont faites au compte-goutte... bref... j'ai mon propre vidéoproj, mon propre netbook, je me débrouille, je considère faire ma part de sacrifice pour le bien de la collectivité, pour le bien de mes élèves afin d'enseigner avec les outils dont j'ai besoin. En contrepartie, j'aimerais effectivement ne pas me retrouver avec 28 gamins de 11 ans avec cette épée de Damoclès qui écrit en lettres fluo "ORAL - ACCENT - PHONOLOGIE"... Ouais, l'oral à 28... c'est absolument formidable...
Et les commentaires sont ouverts pour que chacun puisse proposer ses solutions, sa vision du changement salvateur
@dori
C'est (c'était j'espère) un petit peu plus mesquin et insidieux que cela.
En gros, l'année commence et là notre Principal nous transmet la bonne parole: "Bon c'est vrai on a été un peu chiens sur les heures postes et puis pour les HSA on a plus beaucoup de sous mais par contre les HSE c'est open bar!" (oui je sais j'essaie de faire de l'humour sur le pont du Titanic)
Bref comme disait Pepin, de nombreux collègues décident de ses servir de cette réserve en HSE pour produire des choses réellement utiles: soutien par petits groupes, clubs divers et variés etc.
Puis arrive le mois de décembre: "Ah au fait au niveau des sous qu'on devait avoir pour le truc open machin là... Ben désolé mais on n'est financé que jusqu'en février voire mars au mieux..."
Donc oui l'état affirme qu'il te paye; oui sur le principe il n'est pas engagé à te payer cette heure sur l'année (c'est la magnifique différence entre les HSA et HSE (en fait je suppose que le Master pour devenir prof c'est uniquement pour avoir une chance de saisir les subtilités sadiques de notre temps de service et de notre rémunération) mais cette manière de faire est plus que limite.
Un collègue qui s'engage sur un projet de club sur l'année et l'a préparé consciencieusement va-t-il tout laisser tomber pour cause de non paiement? Et quid de ses élèves? Et comment dire aux parents: "Le soutien par petit groupe qui fait que votre enfant accepte de venir au collège pour autre chose que pour récupérer sa piteuse et vous la ramener ben on l'arrête là pour une raison de gros sous..."
Je suis le premier à dire que l'argent ne fait pas tout mais parfois il est bon de voir aussi comment on a essayé (et j'espère qu'en parler au passé sera la norme) de nous empapaouter (sans demander ce qui n'est pas sympa) et parfois même avec du gravier (ce qui picote quand même pas mal).
Un petit commentaire pour dori : non l'État ne paie pas toutes les heures supplémentaires effectuées par ses employés. Je ne prends qu'un seul exemple que je maîtrise bien, l'enseignement supérieur où j'ai travaillé : que ce soit les contractuels ou les fonctionnaires enseignants-chercheurs (maîtres de conf, profs, doctorants, ATER), une énorme partie des heures supplémentaires ne sont JAMAIS payées, et si elles l'étaient, je me demande si ça ne mettrait pas le Ministère de l'enseignement supérieur dans la mouise...
Les mesures proposées ici me paraissent pleines de bon sens, et indispensables.
Juste une précision sur le non-paiement des HS et des primes en septembre: comme ce sont des sommes forfaitaires, elles ont juste été réparties sur 9 mois et non sur 10, ce qui donne la fâcheuse impression qu'en septembre on ne touche rien. Quand j'ai débuté, la prime ISO et la prime de PP étaient versées en 3 fois.
Coucou princesse Soso.
Je reprend avec ta réponse. Tu es prof d'anglais, tu connais bien ton domaine, moi je connais bien le mien: La fiscalité française.
Une fois de plus que ce soit à gauche ou à droite, il n'y a eu pendant la campagne aucun débat ni aucune mesure sur la baisse des dépenses de l'Etat. Tu ne pourra pas obtenir les mesures que tu demande sans prendre de l'argent ailleurs, ca c'est simplement des maths.
Bien évidemment, la France ne va pas s'effondrer demain comme le disent les cassandres mais faire des promesses ne sert à rien sans le bon financement.
La seule chose que promets actuellement Hollande, c'est une augmentation des impots pour la classe moyenne et juste comme ca, les profs c'est la classe moyenne. ^^
Je te donne un scoop parce que je travaille dedans. Si tu es très riche, les mesures de François Hollande n'auront aucun impact pour toi parce que tu peux te payer un fiscaliste.
Cela n'impact que les classes moyennes et les classes moyennes sup.
Comment compte tu financer 60000 fonctionnaires de plus ? Il faut en prendre 60000 ailleurs, dans quel secteur ?? Pas la justice, la police, la gendarmerie alors ou ?
L'écart de productivité entre la fonction publique et le privé est monstrueuse, il faudra déjà commencer par régler ce problème avant de vouloir recruter dans tous les sens.
On pourrait en débattre longtemps mais bon, ca ne changera pas la donne pour les 5 prochaines années. ^^
My 2 cents.
Ma foi, les 1800 milliards de dette ne me semblent pas super amplifiés
Tous nos politiques sont d'accord sur le constat; ils ne sont juste pas d'accord sur la manière de résoudre le problème.
Après, comme je disais, il faut augmenter le nombre d'enseignants et de moyens, mais cela ne peut pas être la seule solution.
Par exemple, je trouve le système d'apprentissage et d'alternance excellent. Or, le circuit éducatif "pro" (CAP/BEP/etc) commence à 15 ans
15 ans quand l'enseignement est obligatoire jusqu'à 16 ans. Et encore, 15 ans s'il n'y a pas eu de redoublements...
Cela me parait trop tardif...
A 16 ans, il faudrait que ces élèves aient quelque chose en poche, quelque chose sur lequel ils puissent s'appuyer pour commencer à construire.
Ce que cela signifie, c'est une fermeté et le courage de prendre des décisions, en particulier sur les doublement de classe et les orientations.
Moins d'élèves dans le circuit éducatif, ce sont des classes moins chargées et des économies. Cela me semble d'autant plus valide si cela convient à ces jeunes d'entrer tôt dans la vie active, d'avoir leur appart, de gagner leur vie, de sortir, etc...
Déjà, j'hallucine proprement quand tu écris "j'ai mon propre vidéoproj, mon propre netbook, je me débrouille"...
Autant que lorsqu'un de mes profs nous a fais acheter SON livre (validé par l'éducation nationale) pour faire SON cours. Au collège, il y a une quinzaine d'années...
Il y a des enseignants qui suppléent au système et d'autres qui en profitent.
Enfin bon, je ne connais pas grand choses aux coulisses de l'enseignement, mais je doute que faire gonfler encore le mammouth (premier poste budgétaire Français) soit la solution.
Peut être moins d'idéalisme et un peu plus de pragmatisme?
Pour l'heure, à part réduire le circuit éducatif pour orienter vers un circuit court pro les jeunes qui ne "collent" pas au tronc commun, je n'ai pas d'autres pistes d'économies...
Après un billet listant ce que l'on pourrais faire avec des moyens, un billet listant ce que l'on pourrait faire comme économies?
=> et c'est là où l'idée du pré-apprentissage est choupi surtout sous statut scolaire et non pas sous forme d'un contrat de travail à proprement parler. Nous avons un nombre incalculable de jeunes de 14/15 ans qui partent en apprentissage et qui pas de chatte se font lourder par leurs patrons qui cassent leur contrat car ils souhaitaient juste un extra pour août...
@Ninielin
François promet surtout une plus grande justesse fiscale. Or, les classes moyennes sont taxées à plus de 50% alors que les gros patrimoines sont taxés à hauteur de 25-30%
Les Français ne sont pas idiots, ils sont d'accord pour faire des efforts, mais ils veulent que cet effort soit partagé équitablement, de manière juste.
Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Justement car, comme tu le dis, il suffit aux "riches" de se payer des professionnels pour flouer un système trop complexe et échapper ainsi à une partie de leur devoir fiscal.
La taxation à 75%, plus la CSG, avec les mécanismes d'évasion fiscale, cela se traduit simplement par une imposition à 50%. Ce qu'ils devraient payer sans fiscaliste.
Pour les 60.000 enseignants, il "suffirait" faire du ménage dans les collectivités locales, comme certaine mairies...
Etant prestataire, j'ai l'opportunité de travailler dans de TRES nombreuses sociétés. Ben, dans certaines mairies, cela ne sent FRANCHEMENT pas la sueur, que ce soit charge de travail ou les horaires!
Bref, autant j'ai un énorme respect pour les enseignants, les personnels médicaux, etc etc, autant je suis pour un TRES gros ménage dans les administrations. Au karsher. A fond. Y compris l'administration de l'éducation nationale.
Enfin, je ne suis pas certain de comprendre le principe de productivité de la fonction publique. La fonction publique ne produit rien. En tout cas, rien de monnayable ou commercial...
Simplement l'indispensable.
Coucou princesse Soso :
Je suis totalement d'accord avec les mesures avancées par le nouveau ministre, et j'espère qu'il va continuer à en prendre d'autres ! Je pense que les problèmes des élèves à l'école viennent (en plus d'une éducation déplorable de la part de certains parents) d'un manque d'esprit critique des élèves d’aujourd’hui ! J'ai 16 ans , et quand je vois les élèves (dans mon lycée et dans mon ancien collège) suivre la dictature de la mode, insulter tous ceux qui sont différents (par exemple les homosexuels dont je fais parti), répondre aux professeurs parce que c'est ce qu'ils entendent à la maison, ça me fait doucement rire (ou pleurer !) je viens d'une famille extrêmement fermée d'esprit, et ça ne m'a pas empêcher de me forger mes limites et mes opinions ! je pense donc que ça devrait être l'un des rôles principaux des profs aujourd'hui : apprendre aux élèves à penser par eux mêmes, à comprendre pourquoi ça n'est pas parce que maman dit "frappe en premier" que c'est la bonne solutions : en un mot apprendre à se forger ses propres idées, apprendre à ne pas être un mouton !! Bon je sais que je me fais mes idées et qu'à moins d'un énorme changement d'état d'esprit ça ne marchera jamais mais ça fait du bien d'espérer ! Merci pour cet article très intéressant !
J'ai pensé à toi en faisant la bêtise de lire un pseudo-article du Monde (qui en se moment ne se troue vraiment pas les fesses avec leurs articles ! Ils passent leur temps à demander des avis et expériences) :
http://www.lemonde.fr/education/art...
je crois que mon préféré reste le second avis d'un certain Nicolas de Launay, qui est mal écrit, difficile à comprendre et avec une logique vraiment branlante : "avec une semaine de 4jours, nous avons le samedi et le dimanche matin de libre. Mais avec la semaine de 5jours, on ne peut plus passer la matinée du samedi ensemble, alors que c'est le seul jour où c'est possible".
Bref, je n'ai pas d'enfant, mais j'ai quand même l'impression que beaucoup de parents préfèrent penser à leur bien-être (et leur grasse matinée du weekend) qu'au bien être de leur enfant, ce qui me désole (et ton blog nous le confirme, avec les rencontre parents-profs quasi épique).
Courage Princesse Soso et j'espère que tu seras entendue !
mon expérience de rythme scolaire : école primaire, nous sommes à 5 jours depuis la rentrée 2010 pour expérimentation.
l'équipe éducative a poussé dans ce sens, les parents étant tres divisés.
l'organisation mise en place: cours tous les matins du lundi au vendredi de 8;30 à 11;30 et pour lundi, mardi, jeudi et vendredi cours de 14;15 à 16;15.
la pause méridienne pour les externes est un vrai repos. les demi pensionnaire participent à des ateliers mis en place avec le centre de loisirs partenaire.
apres presque 2 années scolaires, les retours sont plutôt positifs.
mon point de vue perso: pendant la semaine de 4 jours, mes enfants se levaient quand meme tous les matins, car au centre de loisirs le mercredi.
demi pensionnaires, ils sont plus longtemps a l'école, mais aiment les ateliers.
je précise qu'ils ont de bons resultats scolaires, que ce soit à 4 jours ou a 5 ...
@Dw4rF: ok, je te fais confiance sur le "mesquin" et "insidieux". J'ai rien compris à tous ces acronymes/ abréaviations, gestion temps/argent du projet avec des variables modulables ....Un monde et une gestion en dehors du réél
Enfin @ex-prof (commentaire 36) semble avoir compris toute la subtilité des dates de versements et cela semble tout à fait légal.
@Julien: ok, je ne le savais pas, mais cela semble toucher une certaine catégorie d'enseignants. Tu décris un peu le même problème qui existe dans les hôpitaux. J'écrivais surtout cela par rapport aux profs (collège/lycée) et instits et à la phrase "prime de professeur principal qui n'est versée qu'à partir d'octobre" qui ne me choque pas du tout.
@Epaulard : La prof qui fait cours à partir de son livre n'est pas exceptionnel (sauf si c'est en primaire ou au collège). Le pire est qu'une des priorités de l'école est de donner aux enfants le goût d'apprendre grâce à des outils/méthodes basés sur le partage des savoirs et des connaissances. Et là, quand je vois les outils, ça bloque. Un exemple tout simple, nous avons et avons eu en France des dizaines de milliers de profs/instits/inspecteurs/salariésquejeneconnaispas tous diplômés, ayant eu la chance/courage de faire de hautes études et expérimentés. Or tu remarqueras que les livres sont payants (chers pour certains), édités par des sociétés commerciales (rédigés par des profs !). Dans une société (l'école) basée sur le partage des savoirs, comment se fait-il qu'avec ces dizaines de milliers de diplômés, les cours ne soient pas LIBRES (liberté de consulter et de les partager). Pourquoi payer une société ? Pourquoi toi, moi et mon voisin n'avons pas le droit de consulter les cours d'anglais de Terminale et ceux de mathématiques de 3è ?
Je trouve ça incroyable.
Je ne suis pas spécialiste de l'économie et suis complètement incapable. Mais pour réprendre Ninielin, François Hollande a l'énorme avantage d'appartenir au corps de la cours des comptes. Il est bien plus armé qu'un précédent avocat d'affaire pour gérer une économie d'état.
L'avenir de la France se joue sur le long terme (éducation, recherche) et non sur le court terme (flics dans les rues, rafle dans un camp de clandestin). Si vraiment on doit faire des économies quelque part, je propose de ne plus acheter le Rafale annuel pour soutenir l'usine de Dassault. A 53 millions d'euros la bête, ça fait cher le soutien. 53 millions, c'est 50400 SMIC. Mais on ne va pas se lancer dans un débat sur la place de la France dans le monde, son budget tout ça, c'est pas vraiment le sujet.
Je place aussi beaucoup d'espoirs dans ce gouvernement, et dans la place qu'il réserver à l'éducation nationale. Ce n'est pas en tant que prof que je parle (vu que je ne le suis pas) mais en tant que père. Et si je dois faire garder mon môme le mercredi, et si je dois me lever le samedi, je le ferais. Ce gosse je l'ai voulu, je dois l'assumer. Et ceux qui se plaignent que leur petit confort personnel est atteint auraient mieux fait de s'abstenir le soir où ils ont fait péter la braguette.
Bon courage à nos courageux enseignants.
@Minipuce: juste pour rappel, recruter des admissibles, ça se fait depuis la nuit des temps. J'ai moi même commencé ainsi, effectivement sans réelle formation. Ce qui, finalement, n'était qu'une anticipation de ce qui allait advenir.
Car, oui, les nouveaux PE n'ont AUCUNE formation théorique et/ou pratique. Ni lors de l'année de stage, ni après (comme ce fut mon cas.) Le tiers temps à l'IUFM ne consistait qu'à juguler les angoisses et pallier les urgences diverses et variées.
Des fournées de PE tendus, voire agressifs, parce que dépassés, et pleins d'un sentiment d'illégitimité.
On dépasse donc le simple cadre des admissibles, c'est bien de TOUS, admissibles ET admis, qu'il s'agit de se préoccuper. Parce qu'ils sont tous dans le même bateau...
Cela étant, en effet, je regretterai mes mercredis de grasse mat'. Mais j'ai les mêmes retours, voilà qui serait bien meilleurs pour les loulous. Alors je prends. Pour peu que cela aille de pair avec une diminution de la journée scolaire ET des grande vacances (eeeeeeeet oui...).
si une personne pouvait expliquer pour le leitmotiv "l'éducation va nous coûter trop cher" arrive toujours plus rapidement que "la guerre en Libye et en Afghanistan coûte trop cher" ?
Je suis preneur d'une explication, sans même parler d'éthique (éducation vs meurtres).
Chacun défendrait-il son bout de steak ?
Petit rappel de chiffres : la France dépense 95 milliards d'euros par an pour l'éducation primaire et secondaire cumulées. Si l'on souhaite réduire d'un tiers la taille des classes, il faut augmenter d'environ 50% les dépenses par élève (pour 60 élèves, on passe de deux à trois classes). Donc 47 milliards d'euros, soit un peu plus que ce rapporte l'IR chaque année. Ok, le chiffre est un peu surestimé mais ça pose quand même le problème.
Certains optimistes avanceront que ce ne sont "que" 2.5 points de PIB. Seulement deux à trois années de croissance des recettes publiques, rendez-vous compte ma bonne dame ! Certes. L'avantage avec le PIB c'est que tout y est petit en comparaison. Ainsi il suffit de quelques points pour combler le déficit. Et quelques autres points pour ajuster les retraites au vieillissement. Et encore quelques autres points pour ajuster les dépenses de santé à ce même vieillissement. Et puis encore un ou deux points pour l'enseignement supérieur, et pour la recherche, et pour la police, et pour la formation des chômeurs, et pour... Etc. Bref, non, ça coûte un max il ne faut pas se leurrer !
Et avec tout ça on aurait droit à quoi ? Environ 10% d'amélioration des résultats (Glass & Smith 79 - d'autres études donnent des chiffres plus faibles, rarement meilleurs). Autrement dit, malgré cet effort exceptionnel, notre système serait toujours mauvais. Simplement, au lieu d'être très coûteux (très forte part du PIB consacrée aux dépenses d'éducation primaire et secondaire en comparaison des autres pays développés, contre des dépenses dans le supérieur plus faibles et plus diluées), il serait prohibitif !
Donc, non, nada, niet. En revanche on sait que la baisse des effectifs est plus efficace en primaire et, surtout, beaucoup plus efficace sur les populations d'origine étrangères et les élèves en difficulté. Alors que ses effets sont à peu près nuls sur des élèves du secondaire et les élèves moyens. Au point que Piketty avait fait remarquer dans son étude de 2006 qu'à budget égal on pourrait fortement augmenter les résultats des ZEP sans presque rien changer aux résultats des autres établissements avec une judicieuse concentration de moyens.
Bref. Je persiste : la baisse des effectifs n'est pas une solution et n'est pas abordable. En revanche une judicieuse répartition des moyens, en direction du primaire en général et des établissements primaires et secondaires en difficulté pourrait, elle, produire, à budget constant des résultats positifs significatifs en échange de faibles retombées négatives ailleurs. A budget constant ? Oui, comme je l'ai dit la part des dépenses dans le primaire et le secondaire est déjà élevée par rapport au reste de l'Europe, quand les dépenses dans le supérieur sont trop faibles. S'il faut investir quelque part ce sera donc ailleurs. Et puis ne vous en déplaise, si d'autres pays font mieux avec moins, ce n'est pas une question de moyens. Mais c'est peut-être une question de répartition, encore que ce ne soit sans doute qu'une partie de la réponse : les programmes, le calendrier (bravo Hollande), la distribution des élèves, une meilleure gestion des quelques mauvais personnels (profs ou encadrants) ou de ceux qui craquent (et à qui je ne jette pas la pierre), en sont sans doute d'autres éléments.
Désolé si je donne l'air d'être désobligeant, ce n'est pas mon but. Simplement le sujet me tient à cœur et je ne voudrais pas laisser espérer qu'un grand soir de la baisse des effectifs soit possible ou nécessaire.
@Ninielin
"L'écart de productivité entre la fonction publique et le privé est monstrueuse, il faudra déjà commencer par régler ce problème avant de vouloir recruter dans tous les sens."
Mais bordel une école n'est pas une usine à produire des baskets ou des ordinateurs, nous rendons un SERVICE PUBLIC. Et en ce moment, nous souffrons de ne pas pouvoir le rendre à TOUS nos élèves. Le problème de l'école vient précisément du fait qu'on veut en faire un instrument de rentabilité, ce qu'elle ne sera jamais, à moins d'ajouter des heures de "productions-marchandes-pour-rembourser-la-dette" dans l'emploi du temps, qui pourraient consister à assembler des pièces électroniques ou à sabler des jeans pour Diesel. "Non Kévin, tu n'iras pas en cours d'Anglais tant que tu n'auras pas fini des mettre tes 200 tonnes de crevettes en barquettes. Tu connais le tarif! Et accélère la cadence, à ce train là tu finiras le programme de 5ème à 18 ans !!"
J'enseigne une matière absolument non productive (les Arts Appliqués), qui comme on me le fait si souvent remarquer ne servira à rien sur un chantier. Du 100% gratuit, dans ce monde où tout doit être immédiatement rentable, ça leur fait tout drôle. La culture ne sert à rien, c'est pour ça qu'elle est essentielle. Pour que l'école puisse faire de nos élèves des adultes épanouis, libres, respectueux d'eux-même et des autres, ayant de l'esprit critique, la mesure la plus importante est à mon avis est celle qui consiste à limiter les effectifs par classe. Comment enseigner à 35 gamins, ou même à 28, quand les parents se rendent compte eux-mêmes qu'ils sont parfois débordés avec deux ou trois à la maison ?
Je suis d'accord avec beaucoup des mesures que tu proposes. Y compris la réduction des effectifs qui me semble vraiment essentielle. Je ne sais pas trop quoi faire pour les parents abrutis même si j'ai conscience que c'est un vrai souci.
Par contre c'est vrai qu'il y a des questions à se poser au niveau du financement. Ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas possible et qu'on va devenir la Grèce demain, mais simplement qu'il est essentiel pour la France certes d'augmenter ses revenus mais aussi de reduire ses dépenses. Et que pour l'instant personne ne semble trop parler de ce volet la. Je suis assez d'accord avec le commentaire qui parlait d'alléger certaines administrations. Mais il y a une pression politique la aussi. En tout cas, j'ai hâte de voir ce que va faire ce gouvernement même s'il est certain qu'il sera "attendu au tournant".
Ah oui, un petit PS: dans le primaire, point d'heures sup'. C'est totalement inexistant. Non pas qu'on ne les fasse pas, loin s'en faut. Mais cela nécessiterait déjà de savoir quelles sont nos heures légales.
Hé ben, figurez-vous que personne ne le sait... Les 27 heures devant les élèves et les heures de conseils divers et variés, on sait, mais quid de la préparation? Pour le secondaire, un rapport du sénat signale qu'une heure devant les élèves nécessite 1h30 de préparation. Pour le secondaire. Le primaire? Ben rien...
Un autre petit PS : un autre point de "détail" que beaucoup ignore, y compris certainement nos gouvernants, c'est qu'en plus des 27 heures de service obligatoire (sans compter les prépas évidemment), donc loin des 18 heures du collège et des 15 heures du lycée, en plus de l'absence totale d'heures supplémentaires, les professeurs des écoles ne sont payés que 10 mois dans l'année, annualisés sur 12 mois.
Eh oui, nos hussards de la république n'étaient pas rémunérés en juillet et août. C'est pour cela que beaucoup d'entre eux étaient aussi secrétaire de mairie voire maire, ça permettait de compléter la rémunération.
Il a fallu attendre les années 50 pour qu'un ministre décide d'annualiser la rémunération des instits : on a donc multiplié par 10 le salaire mensuel et on l'a divisé par 12. Ce qui signifie que si notre ministère se décide à supprimer les congés d'étés, il va falloir nous augmenter et nous rémunérer réellement 12 mois sur 12.
Salut chère et estimée collègue d'anglais !
Tu dis beaucoup de choses (hélas) vraies. Là il y a eux petites choses sur lesquelles je vais insister qui ont déjà été dites dans les coms précédents :
1) la semaine de 4 jours est considérée quasi-unanimement par tous les spécialistes comme une aberration pédagogique. Et pour ce qui est de l'organisme, même constat : il vaudra toujours mieux un effort et un rythme aussi continu que possible sur une durée suffisamment longue, qu'un rythme entrecoupé où le gamin subit une pression plus grande sur une petite période, suivie d'une pause, puis rebelote.
2) Sisi, les HSE, HSA et ISO son bien payées en septembre... sauf que la trésorerie est encore un peu congelée en septembre et ils répartissent la somme due sur 9 mois au lieu de 10 ! Je me suis renseignée, tu parles, sinon ça fait bien longtemps que je refuserais d'assister à la moindre réunion ou de faire la moindre heure sup' pendant 1 mois ! L'administration nous fat bien peu de cadeaux... c'est pas demain la veille que je me résoudrai à lui en faire !
@M. Briant.
Globalement, jsuis d'accord avec toi, les instits se font assez enfler par rapport aux profs (je suis dans le secondaire et ma femme dans le primaire) : pas d'Iso pour eux, pas de prime de prof principal (et pourtant...!!).
En revanche, si ça peut te rassurer, les enseignants du lycée ne travaillent pas 15h mais 18 (sauf agrégés... mais le concours n'est pas le même) et nous ne sommes payés aussi que 10 mois sur 12 dans le secondaire.
Pour répondre à un autre commentaire plus haut, le calcul des primes de PP est bien fait dès Septembre,en revanche, les HSA elles sont considérées comme non faites car il y a quelques dizaines d'années, il était courant de reprendre Mi Septembre.... Mais comme aujourd'hui nous finissons aux alentours du 10 Juillet (correction de bac oblige) et qu'il n'est pas rare de reprendre fin Août, on peut légitimement se poser la question du pourquoi du comment.
Et enfin pour finir, à l'époque où les Français sont passés à 39 puis à 35h, le statut enseignant n'a pas changé, alors que le calcul fait sur nos "seulement 18h/semaine et 8 mois par an", comme l'a aimabkeent fait remaqruer notre cher ancien président, date des années 50, époque à laquelle les Français bossaient 40h/semaine.
De même nous ne gagnons pas 4000€ par mois comme le laissait entendre M. Copé il y a quelques années.
Alors chers amis anti profs, cessez de croire que nous sommes des nantis qui roulent en Bentley et buvons le champagne en salle des profs et n'hésitez pas à venir nous rejoindre : des postes vont se créér dans les années à venir.
Merci ma Princess Soso pour être aussi chiadée et juste dans tes propos.
Bon courage pour la crevette
N'ayez pas peur de mon titre ... Je n'en peux plus que l'on nous pique ces mots ... Le fondement c'est l'Homme, et donc le le petit d'Homme ... d'où l'importance de l'enseignement, de la citoyenneté, de l'égalité ...
Hello future collègue de mon mari !
Je profite de cette discussion qui nous concerne déjà (mon mari est un futur prof / enseignant-chercheur) pour en ajouter une autre... On a besoin nous aussi de beaucoup d'actes plus que d'espoirs de la gauche ... Notamment en tant que futur prof, mais aussi (et surtout) en tant que couple mixte ... Mon mari est immigré ... et comme la plupart de ces "non citoyens" (ben oui, il faut expliquer que nous n'avons pas les mêmes droits... - la droite voulait même nous en retirer - la dernière en date c'est la taxe de 400 € qu'on a du payer pour le titre de séjour conjoint, c'est à dire le droit de résider en France avec son épouse ... et j'en passe ...), il ne rentre dans aucune des catégories véhiculées par la droite... finalement pas étonnant car ces catégories sont fantasmées ... allez, sincèrement, nous en avons croisé combien des personnes stigmates de ce type ? ... malheureusement, ce que je déplore en tant que française, c'est que ce mépris, ces mensonges sur ces personnes soient si peu rattrapé par la gauche.
Alors, j'ai hâte, très hâte de voir le changement ... Hâte de voir nos amis, ma famille .. arrêter de penser que nous ne sommes pas concernés ... car grave erreur, la loi est la loi, elle est la même pour tous, un immigré est un immigré ... et notre couple dits "mixtes" en est de ceux là.
Bref, pleins de questions ... comment vais-je expliquer à mon enfant que leur père ne peut pas voter aux élections qui consistent à améliorer son école ... (élections municipales) ? comment faire comprendre à ma famille que oui nous sommes concernés, que non il n'est pas un "pas comme les autres"... ? comment expliquer que l'embauche d'un étranger qui correspond aux qualifications sollicités par l'employeur coute 2000 € à ce dernier ainsi que l'attente de l'accord de la préfecture ... et que beaucoup se découragent pendant ce temps ... ? comment faire comprendre aux jeunes que les images véhiculées par les médias sur des continents entiers correspondent si peu aux réalités ? comment enterrer les préjugés des citoyens français ? comment stopper les préjugés politiques ? comment donner plus de libertés aux enseignants pour mieux instruire nos enfants ? ... comment se fait-il que dans une société dite développée, l'autre est celui qui est en trop ? ...
Comment ? comment ? ... Je crois en cette école républicaine que vous, nous souhaitons réhabiliter ... Une part de moi croit encore (mais va falloir y croire très fort et se questionner) que l'enseignement permet d'élever à la citoyenneté ... Je crois en ces profs qui comme vous souhaitent cet ensemble. J'ai fait mon enseignement dans le privé, je connais bien ce milieu et ai mainte fois expliqué à mon conjoint que jamais je n'y mettrais mes enfants ... pour diverses raisons (inégalités à la base ....), et aussi car honnêtement de toute façon, leur couleur dérangera (oui, osons le dire) ou ne sera acceptable que s'ils sont l'exception qui confirme la règle ...
Nous souhaitant pleins de courage pour réformer, réhabiliter et construire ... La volonté de la citoyenneté, de la République, du vivre ensemble ... nous l'avons, l'action nous la ferons (5 ans seulement peut-être pour être bon, très bon ... et que "plus jamais de volonté de division des Hommes" soit le leit-motiv de tous).
Hum ...comment dire , ce post me fait penser à une pré ado qui va coucher pour la première fois : Beaucoup d'attentes et d'espèrances mais combien de déceptions au final ?
Tout d'abord , il faut vraiment être idiot pour voter par idéologie : si la gauche prévoit un génocide dans son programme vous voteriez pour eux ? Juste parce qu'ils sont de gauche ne les rends pas inoffensifs loin de là .
Après , on voit bien que vous êtes aveuglée par les belles promesses ... Si Sarko n'a pas réussit à redresser l'éducation nationale pourquoi la gauche y arriverait ?
De plus voulez vous vraiment êtres réformé ? Je vous rappelle quand même que Claude Allègre ( socialiste ) s'est fait sortir du gouvernement parce qu'il a voulut dégraisser le Mammouth ! Et Dieu sait si on a besoin de dégraisser l'éducation nationale ...
Après , je ne sais pas si vous y pensez mais toutes ces belles mesures , si elles sont appliquées , coutent de l'argent . Et devinez qui va payer ? Vous , par le biais d' impôts qui oh comme par hasard auront augmentés .
Honnêtement , j'aurais plus peur pour l'avenir de votre enfant maintenant .
@chaperon rouge: tu as tout à fait raison, l'école n'est pas une entreprise. Par contre nous devons tous (ceux de l'extérieur et ceux de l'intérieur) prendre du recul sur le fonctionnement de l'éducation. Sur ce point, tout le monde (intérieur et extérieur et les différents rapports) semble d'accord pour avouer qu'il y a de gros soucis. Je pense que tout est fait pour rejeter la faute sur les profs/instits car ce ceux eux qui sont face au public. Or je pense que les dysfonctionnements viennent en majorité de la gestion/organisation de cette administration.
@Pasiphae: ah cette organisation, quelle justice
Il paraitrait même qu'à travail égal dans le secondaire, deux employés (prof) peuvent avoir une rémunération différente ! (jusitifié via un diplôme différent).
Après avoir un peu tapé sur les "responsables" fonctionnaires des profs/instits. Je pense aussi que les profs/instits ont une grande part de responsabilité dans les dysfonctionnement de l'école car ils sont très très très mal représentés. Vu de l'extérieur, il n'est pas concevable (surtout quand les dysfonctionnements sont aussi importants, les objectifs si primordiaux et une période de crise) de mettre toujours (souvent?) en avant des revendications comme "salaire trop bas", "manque d'heures sup'" etc etc
C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire comme communication.
Au lieu de mobiliser une grande partie de la population (qui sont parents et ont tous été à l'école), cela divise et repousse ... mais bon, c'est peut-être pas un hasard ...
Pour revenir sur ta proposition de "transformer certains "enseignements" en disciplines à part entière", je me permets d'attirer ton attention sur le combat que mène la Fadben (la Fédération des enseignants documentalistes de l'éducation nationale). Elle revendique en effet la reconnaissance et la formalisation de contenus d’enseignement qui relèvent du domaine de spécialité du professeur-documentaliste, à savoir l’information-documentation, afin d'apporter à chaque futur citoyen une certaine culture informationnelle. Cela s'apparente notamment (mais pas seulement) aux items du B2i. Pour en savoir plus, le Manifeste 2012 de la Fadben est en ligne ici : http://congres2012.fadben.asso.fr/I...
Au passage, j'en profite pour saluer l'énergie, l'humour et la justesse qui sont à l'oeuvre sur ton blog et - crevette sur la paëlla - la récente arrivée de ton 2e blog ! ^^
Un point me revient sur les effectifs et le coût représenté pour la France de l'éducation.
Moi qui travaille en entreprise et qui organise de manière régulière des formations (sans être RH, n'insistez pas) nous limitons - que ce soit les entrepreneurs ou les formateurs - les groupe en formation à 15 personnes, 20 quand vraiment la formation sera sur le mode détente.
Au delà de 12 personnes, le taux de participation chute fortement, et la capacité de concentration de tout le monde en prend elle aussi un coup dans l'aile. Et pourquoi ? Parce que le formateur ne peut pas (même les meilleurs) faire participer tout le monde, il ne peut pas porter la même attention à tous. Alors du coup, et bien on ne fait pas de groupe qui dépasse les limites proposées.
Imaginez pour des gamins ... toute la journée ... dans une graaaaaande salle bien bondée avec mille raisons de regarder ailleurs que là où ça se passe.
Oui, éduquer nos gamins ça coûte très cher à la France. Mais c'est un investissement d'avenir. J'ai face à moi des stagiaires incapables d'écrire une phrase sans faire 6 fautes (et déjà que je suis pas très bon). J'ai face à moi des stagiaires dont la connaissance du monde s'arrête à leur religion ou commence à la seconde guerre mondiale (mais je vous rassure, c'est plutôt version jeu vidéo). C'est dramatique pour la France et pour son avenir.
Et je ne parle même pas de l'éducation familiale.
"Je t'assure D., mettre un coup de tête au client parce qu'il dit que tes travaux sont "poor quality" n'arrangera rien, surtout qu'il a un peu raison".
> A SPTX en 10
En effet, il faudrait voter en fonction des programmes des candidats. C'est à dire en fonction d'un ensemble de mesures concrétisant un ensemble d'idées qu'on espère cohérent. Un tel ensemble d'idées se nomme une idéologie.
Il faut donc voter en fonction de son idéologie.
Et il faudrait réhabiliter ce beau mot qu'est l'idéologie.
> Sur l'éducation des parents, je pense que ça serait une excellente idée, mais étant donné le traumatisme qu'a été la seule école obligatoire au 19ème, je pense que ça sera difficile. En effet, à l'époque, l'école obligatoire a été considérée comme une remise en cause de l'autorité paternelle. Comme si on disait au chef de famille qu'il était incapable de décider ce qui est bon pour ses enfants. Évidemment, c'était effectivement le cas, mais il a fallu déployer des trésors de diplomatie. C'est notamment pour cela que l'on a des vacances scolaires d'été aussi longues, et qui l'étaient encore plus : il s'agissait de convaincre le monde agricole (le plus gros groupe électoral à l'époque), qui voulait garder les enfants pour les faire travailler.
L'éducation des parents risque d'être très mal perçut également je le crains.
> Un point sur lequel je ne vous rejoins pas en revanche, c'est sur le terme d'instruction contre celui d'éducation. L'éducation, ce n'est pas "être bien élevé" ou "avoir de bonnes manières", c'est le résultat de l'ensemble des influences que reçoit l'individu (pas forcément enfant d'ailleurs). L'école fait forcément de l'éducation, elle ne peut pas faire autrement. Les parents y ont évidemment un rôle important, mais au sens strict, tout éduque. Même la télé éduque, mal le plus souvent, mais elle éduque.
L'utilisation du terme Éducation Nationale me semble intéressante car elle prend en compte le fait que l'école a une influence sur les enfants au-delà des simples savoirs.
Le problème est qu'il ne s'agit, il me semble, que d'un nom au final. J'ai l'impression, sans doute partiellement fausse, qu'il n'y a pas de véritable réflexion sur l'influence que l'on veut que l'éducation nationale exerce sur les élèves.
> Sur les dépenses d'éducation, beaucoup de commentateur ont pointés que l’éducation nationale était déjà un gros poste de dépense, sans entendant que « ce n’est pas une question de moyens ».
Je me demande donc, où va l'argent ? Car il ne va certainement pas aux enseignants : le taux d’encadrement (REEL, pas ministériel) est plutôt mauvais par rapport au reste de l’Europe et les salaires sont également plutôt bas. Il ne s’agit manifestement pas ni des remplaçants, ni des inspecteurs. Alors quoi ? L’administration est si tentaculaire que ça ?
Il faut néanmoins rappeler que la France est l’un des pays d’Europe avec les plus de naissances, depuis quelques décennies quand même (d’ailleurs, d’où peut bien sortir ce « comme même » ?), ce qui implique des dépenses d’éducation structurellement plus importantes.
> A ninielin en 37 sur la productivité du secteur public
Moi mon domaine c’est l’économie. La productivité du secteur public est effectivement plus faible que celle du privé. Mais cela ne signifie pas nécessairement que le secteur public soit moins efficace. En effet, la productivité est un indicateur de l’efficacité (de l’efficience en fait) mais il n’EST pas l’efficacité. Il s’agit d’un instrument de mesure conçu avant tout pour l’industrie, où il marche très bien. Il n’est pas limité au secteur privé : il s’appliquera très bien à une éventuelle entreprise automobile d’Etat par exemple. En revanche il perd de sa pertinence dans certains services. Il mesure le résultat final par rapport au moyen mis en œuvre pour l’atteindre. Ça marche encore pour des services « simples » comme la coiffure : on valorise le résultat à son prix de vente et les moyens aux salaires et coûts. Par contre, pour des services plus complexes, comme l’éducation, ça ne marche plus. Comment valorise-t-on les résultats d’un travail d’éducation ? Il ne dépend pas que du travail de l’enseignant, mais aussi de celui de l’élève, de ce qu’il était en arrivant, de conditions sociales, etc.
Pour le calcul du PIB, le travail de l’enseignant est valorisé à son seul salaire, ce qui est extrêmement réducteur. On sait que les dépenses d’éducation ont un retour fabuleux, mais difficile à estimer. La même méthode est utilisé pour tout le secteur non marchand : on valorise au salaire, si il n’y en pas, on néglige. Les bénévoles ne sont pas comptés comme créateurs de richesses, alors que l’on sait pertinemment qu’ils en sont.
(Voir par exemple : Faridah Djellal et Faïz Gallouj Clersé, Les services publics à l’épreuve de la productivité et la productivité à l’épreuve des services publics, Université de Lille 1 et Ifrési-CNRS)
> A Epaulard en 38, sur l'apprentissage
L’apprentissage est à la mode (dans les discours) mais il faut rester mesuré : il a globalement plutôt échoué en France. Les élèves sont peu demandeurs, les entreprises n’en veulent pas (sauf éventuellement en tant que main d’œuvre subventionnée). Bref, si on veut faire de l’apprentissage, il va falloir sérieusement revoir la formule.
Même en Allemagne souvent citée comme modèle, le bilan de l’apprentissage est plus mitigé qu’on le croit, bien que cela marche plutôt bien dans certains secteurs.
> A JohnDoe en 47
Ah oui mais non, votre calcul suppose que les dépenses d’éducation ne dépendent que du coût par élèves. Autrement dit qu’il n’y a pas de coûts fixes, multiplier le nombre de classes par deux ne fait pas multiplier par deux le coût des locaux, de l’administration, etc. Votre chiffre n’est pas « un peu surestimé », il est purement arbitraire. Cela n’empêche pas que ça coute, mais quand même.
Moi j'aimerais juste retrouver l'horaire de 3h/semaine de LV en 6è et 5è bilangue ce qui n'est plus le cas dans notre académie depuis 2 ans au prétexte que les textes préconisent 4h/semaine de LV et que 3h d'anglais + 3h d'allemand ça fait 6h... Donc ça coûte trop cher. Résultat, on est passé à 2h30 de chaque langue pour les bilangues dans des classes à 28, parfois plus (OK parfois moins aussi mais c'est plus rare!). Les programmes n'ont pas changé, juste les horaires! On se retrouve donc à devoir faire des coupes franches pour aller à l'essentiel du programme... Personnellement, je vois la différence... Et du coup, gros dilemne lorsqu'il s'est agi de conseiller les parents quant au choix d'une seule LV (4h/semaine) ou de 2LV (2h30+ 2h30) à partir de la 6è. Autant dire que les résultats du classement des petits français en LV et le constat affligé de la nullité de leur niveau m'a fait rire jaune!
@Dori: Tout à fait d'accord avec vous, ce genre de récrimination irrite l'opinion publique au plus haut point (pas forcément à tort, d'ailleurs.) Ce qui m'amène donc à ne jamais participer à des mouvements portant sur ce simple mot d'ordre... (D'ailleurs, s'agirait urgemment de se reposer la question de l'utilité des grèves.) On paie par là une certaine qualité de vie/ une qualité de vie certaine, en un sens, c'est équitable.
Et pour moi, la revalorisation (nécessaire) du métier ne passe pas par une hausse du salaire, mais bien par une amélioration des conditions d'exercice (plus pour les gosses que pour nous, hein, on est pas en sucre...), du regard social porté sur le corps enseignant (on a le droit de se foutre des mauvais, il y en a un paquasse!)
Par contre, je ne cesse de m'étonner de ces flous artistiques. Je croyais que le code du travail s'adressait aussi à ces feignasses de fonctionnaires
@Stratos: Il faut vraiment être idiot pour voter par idéologie ? Pour ma part, je pense qu’il faut vraiment ne pas avoir réfléchi très longtemps pour sortir une telle affirmation et surtout illustrer son propos ainsi « si la gauche prévoit un génocide vous voteriez pour eux ? »
1/ L’idéologie désigne un ensemble « d’idées, de croyances et de doctrines philosophiques, religieuses, politiques, économiques, sociales, propre à une époque, une société, une classe et qui oriente l'action ». L’idéologie permet d’inscrire une action dans un système de pensée et, en conséquence, d’en assurer la cohérence. Elle peut aboutir à des résultats négatifs mais le principe d’une idéologie n’est pas négatif en soi (à moins que vous considériez l’absence de cohérence comme étant une bonne chose…). Ce qui a manqué - parmi de nombreuses autres choses - à NS en matière économique, c’est justement un peu d’idéologie (la droite se revendique libérale mais n’a entrepris quasiment aucune réforme libérale du marché du travail par exemple. Résultat : personne n’est satisfait) ;
2/ « si la gauche prévoit un génocide vous voteriez pour eux » ? J’imagine facilement la réponse de princesse soso : « bah oui puisque je suis de gauche »… Pur sophisme : un « vrai » parti de gauche (tel que nous l’entendons aujourd’hui en France : fondé sur certains principes économiques et sociaux) ne peut proposer d’organiser un génocide… (pas plus qu’un parti de la droite républicaine).
« Si Sarko n’a pas réussi à redresser l’éducation nationale pourquoi la gauche y arriverait ?» : peut être parce que les solutions proposées ne sont pas les mêmes… (lire le billet de princesse soso ci-dessus et tous les billets qu’elle a pu écrire sur la question).
Vous dites « on a besoin de dégraisser l’éducation nationale ». Question : pourquoi ?
« Après , je ne sais pas si vous y pensez mais toutes ces belles mesures , si elles sont appliquées , coutent de l'argent. Et devinez qui va payer ? Vous , par le biais d' impôts qui oh comme par hasard auront augmentés ». Elle est vraiment trop stupide Soso, elle pense que l’argent pousse sur les arbres…Vous n’avez visiblement pas lu tous les commentaires avant d’écrire. Dommage, parce que cela vous aurait évité de ressortir un argument totalement creux…
100 % d'accord, surtout sur le concept " 'tain les mecs on vous attend au tournant, vous avez pas idée".
PAR CONTRE : j'ai un ch'tiot problème avec l'augmentation de l'allocation de rentrée. Effectivement c'est bien de donner plus de sous pour acheter les fournitures scolaires et autres à ceux qui ne peuvent pas se les permettre, MAIS j'ai un peu peur d'une augmentation d'achat des écrans plats.
J'aime pas le discours paternaliste sur les pauvres qui ne savent pas gérer leur argent, d'autant que c'est faux pour beaucoup de foyers qui rament à n'en plus finir pour se sortir la tête hors de l'eau, mais j'ai plusieurs cas dans mes classes (et toi aussi sûrement) de gamins qui ont des trous à leurs fringues, des trous à leurs chaussures, dont les parents ne veulent pas entendre parler d'orthophoniste et à qui les parents ont acheté un écran plat.
Exemple récent : un gosse qui devrait aller à l'orthophoniste depuis fin septembre, n'a plus de lunettes depuis décembre, des fringues pas à sa taille et un cartable tellement bousillé que les profs se sont bougés pour lui en trouver un autre, ses parents n'ont pas voulu l'envoyer au voyage de classe qui aurait été financé à 80 % par plein d'institutions différentes, et ben il a loupé 3 jours de cours récemment pour aller à Disneyland.
Je sais pas comment on pourrait faire... Lancer des bons pour la bouffe et les fournitures scolaires ?
Bien à toi, mom-to-be !
"le retour des RASED (trop choupi ♥)"
Ca consiste en quoi ?
Je suis d'accord avec Dori. A mes yeux le problème n°1 de l'Education Nationale, responsable du fait qu'elle n'évolue que dans le mauvais sens, ce sont les syndicats d'enseignants, très puissants et influents (et qui recrutent chez des jeunes de 21 ans facilement "moutonables"). Ils sont nuls en communication, n'ont pour la plupart jamais connu autre chose que l'école et sont donc complètement déconnectés de la vie que connaissent 75% des français.
J'ai trouvé mon année de "formation" à l'IUFM catastrophique. On n'y apprenait rien et perdait du temps à écouter des professeurs es sciences de l'éducation qui n'avaient jamais mis les pieds en classe vanter les mérites de leur dernier livre (bref, rien d'utile dans l'apprentissage, que du blabla).
Ma promotion de 150 PE2 s'est rebellée et a organisé une rencontre avec le directeur IUFM pour se plaindre de cette formation de m... J'y étais. Et là, les petits jeunes syndiqués, futurs syndicalistes ont pris la parole pour la revendication n°1 : "nous avons trop d'heures de cours" !!!!!!
Ma machoire s'est décrochée.. nous étions à 5 heures de cours par jour seulement. J'ai alors compris où je venais d'atterrir et compris quel était le problème fondamental de l'éducation nationale...
@Dori, "édités par des sociétés commerciales (rédigés par des profs !). Dans une société (l'école) basée sur le partage des savoirs, comment se fait-il qu'avec ces dizaines de milliers de diplômés, les cours ne soient pas LIBRES (liberté de consulter et de les partager). Pourquoi payer une société ? Pourquoi toi, moi et mon voisin n'avons pas le droit de consulter les cours d'anglais de Terminale et ceux de mathématiques de 3è ?"
Ca existe d'une certaine façon : ce sont les cours du CNED, consultables gratos en ligne.
Il n'est effectivement pas inimaginable que les manuels soient vendus à prix presque coûtant ("presque" pour rémunérer les auteurs) aux établissements, puis loués chaque année aux élèves, modifiés régulièrement selon les critiques. Et dispos en ligne pour les élèves les plus branchés "zéro papier". Mais libraires et éditeurs feraient la gueule... ô monde compliqué !
Mais nos manuels ont un rôle éducatif : grâce à eux nos bambins apprennent vite que le monde est fou (bis), lorsqu'on leur fait acheter et transporter de beaux manuels très intéressants dont quelques profs trouveront l'usage indigne de leur culture et de leurs qualités pédagogiques !
@jeanne
Quand je dis que c'est idiot , avouez qu'il faut être un peu couillon pour voter pour Hollande , juste parce que la tronche de Sarko ne vous revient pas .
Si je pense que l’absence de cohérence est une bonne chose ? C'est une chose formidable ma chère , c'est en sortant des sentiers battus et de toutes formes de sens et de cohérence que l'on trouve la bonne idée qui change tout . D'ailleurs cela à un nom : le progrès .
Attention au sophisme : on peut lui faire dire n'importe quoi surtout des choses fausses .
Dégraisser l'éducation nationale .... et bien j'ai l'impression que l' éducation nationale à un grand besoin de modernité et surtout de la rendre plus " flexible" : tellement d’appellation , des profs mal formés , ou complètement incompétents que l'on ne peut virer facilement ... Je n'invente rien , c'est de Claude Allègre . Je partage son point de vue . Il y a des coups de pieds aux culs qui se perdent .
Pour le coups de qui va payer .... Si vous en êtes conscient , pour quoi soutenir une politique qui vous entube autant ? D'où le coups de l'idéologie citée plus haut ....
Princesse SOSO aux législatives!!!
Je voulais apporter "mon" point de vue de maman à ce sujet :
mais se lever 5 jours d'affilée très tôt le matin pour des enfants et des ados, c'est pas méga choupi)
--> Savez-vous que la plupart des enfants se lèvent très trop également le mercredi matin pour aller au centre aéré toute la journée, car les mamans travaillent ? Et que donc, ils ont déjà 5 levés tôt dans la semaine, et qu'on va leur ajouter en plus le samedi ?
Et oui, la MAJORITE des parents n'ont pas les moyens de payer une nounou à domicile pour leurs enfants le mercredi.
Je ne comprends pas, car PERSONNE n'a pensé à cela : les enfants se lèvent tôt aussi le MERCREDI !
=> Encore une fois, se lever tôt pour aller faire une éval de maths, se concentrer...etc. c'est différent d'aller au centré aéré... ça ne demande pas la même énergie intellectuelle.
Une lettre qui devrait être lue par son destinataire de toute urgence.
En ce qui concerne les élèves porteurs de handicap, ( je suis maman d'une enfant autiste de 6 ans), je suis en revanche partisane de l'inclusion en classe ordinaire pour les enfants qui le peuvent , conformément à la loi de février 2005 .Mais en donnant les moyens nécessaires pour que cette inclusion se déroule dans de bonnes conditions.
- Un professeur doit pouvoir bénéficier d'une formation avant d'accueillir un élève handicapé, formation portant sur le handicap qu'il aura à gérer en classe.
- L'effectif de la classe doit être diminué .
-Un professeur spécialisé doit être présent pour aménager les supports d'apprentissage ( après concertation avec l'autre professeur) ou bien prendre en charge, à certains moments, l'élève ou les élèves concernés ( en individuel ou en petit groupe) pour les faire travailler dans les domaines où ils ont le plus de difficultés.
- L'élève doit bénéficier d'un accompagnement
individuel par une personne réellement formée à son type de handicap , bénéficiant d'un véritable statut ( ce qui n'est pas le cas des AVS actuellement).
Pour les élèves ne pouvant suivre une scolarité classique, il faudrait créer davantage de CLIS et d'ULIS , et bien sûr, augmenter le nombre de places en IME . Un doux rêve, je pense, en France , car notre pays a énormément de retard dans ce domaine.Quand je vois ce qui se fait en Espagne , en Allemagne , en Belgique ou en Suède , je regrette de ne pas vivre dans ces pays.
Comme Pyrite, j'aimerais bien savoir où part l'argent de l'éducation nationale...
Car oui, je rejoins pleinement l'analyse qu'il manque du personnel sur le terrain et que les salaires sont sous-évalués.
So? France mettre beaucoup thunes au départ. Profs pas assez nombreux ni assez payés à l'arrivée. OUKILESTLEPOGNON?
Pour l'alternance/apprentissage, c'est surtout réussir à faire travailler en bonne intelligence les entreprises, l'éducation nationale et le jeune, que l'intérêt de l'un ne prévale pas sur les autres.
Bien dit!!!
@Minipuce: je suis sûre que bon nombre d'anciens enseignants de RASED que l'on a "obligés" à prendre un poste d'enseignant "classique" seraient bien heureux de retrouver leur poste...
J'ai une question innocente : Les médecins et les avocats ont un "ordre" qui permet d'exclure ceux qui ne sont pas à la hauteur.
Un médecin sauve des vies, un avocat protègent de l'injustice ... et les profs fondent la vie de l'élève.
Et pourtant, les syndicats enseignants qui sont tout puissants n'ont absolument aucun "tribunal" pour "nettoyer" les 1% de profs qui dépassent les bornes en ruinant la vie de leurs élèves et qui cassent l'image de la profession tout entière.
Pourquoi ? Est-ce le statut de profession libérale au lieu de fonctionnaire ?
Aussi, tu parles de la formation, mais qu'en est-il du sacro-saint diplôme ? Est-ce nécessaire d'avoir passé le CAPES (dont le niveau baisse en même temps que le nombre de candidats) pour enseigner au collège/lycée ? Une personne avec un niveau bac+5 en langues/physique/maths/etc n'est-il pas capable d'enseigner s'il a la fibre et une formation ?
J'aime beaucoup l'idée d'avoir des "remplaçants à plein temps", et pas seulement des profs précaires. Dans le même ordre d'esprit, on pourrait envoyer dans les ZEP des profs avec 5-10 ans d'expérience au lieu des jeunes profs envoyés au casse-pipe.
Quand à la réduction du nombre d'élève par classe et la personnalisation du parcours ... il existe une solution naissante : l'e-learning/blended learning et toutes les variantes. Il faudra encore 5-10 ans avant que ce soit parfaitement au point aux Etats-Unis, mais vu les progrès qui sont faits depuis 2-3 ans, je n'ai plus de doute, c'est l'avenir (Mettre les élèves pendant une partie du temps sur un ordinateur, seuls ou en groupe, pour faire un contenu adapté à leur niveau et en parallèle avoir le prof avec un petit groupe). Mais malheureusement, la France n'a pas l'air de mener ce type d'expérimentation ... la seule chose que l'on sait faire, c'est acheter des iPads à nos chers bambins.
J'ai bien peur que l'on continue en France à refuser de dire "La part du travail de prof qui peut être faite par un ordinateur doit être faite par ordinateur" et que l'on se retrouve à adapter des systèmes informatisés made in USA dans 15 ans.
Dans l'education Nationale, il n'y a pas que les profs. Pour faire tourner la maison, il y a aussi les petites mains , le personnel administratif et les agents de service. Ceux là n'exitent pas en dehors de la réunion de rentrée; On remercie les agents pour le bahut propre et les couloirs brillants de cire, on dit bonjour à la dame du secretariat, on vient à l'intendance , pour connaitre le solde de ses crédits pédagogiques et déjà raler sur des détails .
Comment vous ne vendez pas de tickets de cantine l'apres midi: comment je vais faire, je ne travaille qu'à mi temps et le matin? Et les acheter la veille, c'est impossible !!!
Bref, je pourrais multiplier les exemples, trente ans d'administration !!!
Si les enseignants sont indispensables, les agents, le personnel administratif, les personnels de l'intendance le sont aussi. Nous sommes inter- dependants. Je rappelle aussi que la plupart de ces personnels sont les plus mal payes, pour cetains plus bas que le SMIC !!!!
Constitution des dossiers : dernier avis imposition et oui il y a des baremes d'attribution, photocopie du livret de familles et plus si le dossier le demande et tout ce qui doit etre fait en terme de gestion comptable : encaissement avec a chaque fois un reçu, paiement, ordre de recettes et enquetes de la region pour leurs statitiques. Comme ils ne nous ont pas consulte, c'est du n'importe quoi qui ne correspond pas à nos logiciels et bon nombre de reponses nous contraint à faire des reponses à partir de pointages à la main ! et toujours pas de remuneration !!. Pas folle la région, pourquoi recruter du personnel régional, quand des couillons le font gracieusement; Quand on rale , on nous culpabilise. Comment vous ne voulez pas aidez les familles, ce n'est pas bien. Allez expliquer à un conseil d'administration que faute de remuneration, vous ne distribuez pas de livres et qu'en plus vous ne gerez plus les fonds sociaux et que par la meme vous virerez des centaines de gamins de la cantine; Vous finirez lynches en place publique. Alors les cahiers et les crayons, merde. Il est temps de remettre les parents devant leurs responsabilites !!
Au moyen Age , on abandonnait les enfants sur le parvis des cathedrales, maintenant , c'est devant la porte des ecoles. Pour conclure, je suis imbattable devant un gamin qui demande un fond social pour évaluer ce qu'il a sur le cul
50 € pour la casquette, 150 à 200 € pour le dernier blouson de marque, 200 € pour la paire de baskett (et la plupart des gamins en ont plusieurs) et quand au telephone , combien de gamins ont le dernier cri !!
Et enfin derniere revolte, pour voir les parents d'un eleve en grande difficulte, c'est souvent galere et usant. Confiquez lui son portable pour utilisation inappropriée ds un bahut et dans le quart d'heure qui suit , le pere ou/et la mere sont dans votre bureau pour vous casser la gueule, voire portent plainte pour vol !! A chacun ses priorites!!
bon, je sais pas si j vais être très top choupi... je te rejoins sur l'essentiel bien sur... je suis ex directeur d'IME et de SESSAD et aujourd'hui dir de SEGPA... je sais pas ou tu bosses mais je veux témoigner des efforts (récents certes) de l'institution pour orienter en SEGPA des élèves qui en relèvent et en ULIS ceux qui en relèvent...bien sur du coup on ferme des postes en SEGPA et on ouvre des ULIS.... je ne me bats pas pour garder "mes profs" je me bats pour que chaque gamin ait en face de lui le professionnel le mieux formé (et il faut relancer les formations et les valoriser au niveau master2) et le plus apte à adapter son enseignement...le parcage que tu dénonces se poursuit mais pas ou tu le dis... dans les IME, pour de basses raisons financières... les associations gestionnaires ayant "besoin" de remplir leurs structures pour financer leurs investissements immobiliers...regarde autour de toi les chateaux et autres qui sont devenus des IME...(yen a surement)..alors moi je dis à M Hollande que le temps est venu pour l'état d'assumer la prise en charge et la prise en compte du handicap, les associations qui accomplissent une mission de service public (vaste connerie!) devraient donner les clés de leurs instituts à l'état et charge à lui de gérer cela, pourquoi diable les handicapés ne sont ils pas directement sous la tutelle de l'état?mais je sais que les associations ne le feront pas: il suffit de regarder les conseil d'administration de ces assoc... pour prendre deux exemples mais y en a d'autres: APEI: de droite, APAJH de gauche...fort à parier que les APEI vont pas tarder à monter au créneau...alors que l'APAJH va se calmer...pareil que pour FCPE et PEEP...donc voilà, un coup de pied ds la fourmilière serait salutaire...qui le fera?? (c'est pas très choupi le coup de pied ds la fourmilière?)
@Stratos : Oui, les gens doivent payer pour que l’État puisse offrir une école de qualité à leurs enfants. Parce que sans ça, ce sont les élèves qui payent : en recevant une instruction bradée et bâclée. A toi de voir ce que tu préfères, hein.
Je suis pas prof, pas économiste, bref j'y connais rien, je suis juste bénévole dans une association étudiante qui donne des cours de soutien scolaire à des enfants et adolescents issus de familles défavorisées. J'essaye tant bien que mal d'aider une gamine de 15 ans dyslexique à qui un prof a refusé le tiers-temps auquel elle a droit (certificat médical en main) lors d'un brevet blanc. Qui s'est entendue dire par une enseignante qu'elle serait bientôt en SEGPA - je ne parle pas d'une jeune déscolarisée, analphabète ou même difficile, mais d'une élève dyslexique. Une élève dont les profs qui tombent malades ou partent en congé maternité ne sont pas remplacé(e)s. Une ado qui a récemment réalisé que ses copains scolarisés ailleurs avaient déjà étudié depuis un an ou deux des choses qu'elle voit en cours seulement maintenant. Qui a un recul que je n'aurais jamais imaginé de la part d'une mouflette de 15 ans (j'en étais une il n'y a pas si longtemps...).
Elle sait qu'est scolarisée dans un collège dans lequel les profs autant que les élèves viennent en traînant les pieds. Beaucoup de gamins ayant du potentiel arrêtent de travailler dès la sixième à cause du manque de motivation de certains enseignants, et elle déplore elle-même le fait que certains de ses camarades "deviennent bêtes" (selon ses propres mots).
Et voilà, moi ça m'emmerde qu'il y ait des gens qui se foutent de l'avenir des gosses de ce pays. Y a un moment où il faudra revoir ses priorités. C'est bien beau de prévoir des économies de bouts de chandelles pour essayer de sortir de la crise, mais si c'est pour se retrouver dans un pays où l'école est plus maltraitée et impuissante que jamais, j'en vois pas l'intérêt.
Pour des raisons techniques que je ne maitrise pas des phrases ont sautes, mais le texte reste comprehensible. Alors tout va bien
@Stratos : Si l’on suit votre raisonnement, le manque de cohérence serait une bonne chose (« formidable ») et mènerait au progrès. Par syllogisme, le progrès serait incohérent… Vous appréciez décidément les sophismes.
« C'est en sortant des sentiers battus et de toutes formes de sens et de cohérence que l'on trouve la bonne idée qui change tout ». Vous avez des exemples politiques illustrant votre propos ?
« Redressons » un peu l’analyse : l’idéologie ne s’oppose évidemment pas au « progrès » (qu’il conviendrait de définir) pas plus qu’elle n’y mène nécessairement. Le progrès est seulement contingent. Ce qui s’oppose à l’idéologie, c’est l’opportunisme. En pratique, on peut donner beaucoup d’exemples de mesures opportunistes qui n’ont pas conduit à un progrès…
Par ailleurs, il est assez désagréable que vous prétiez aux autres des propos qu’ils n’ont pas tenus et que vous prétendiez connaître leurs pensées : « Il ne vous arriverait jamais de penser que celui pour qui vous avez voté foire totalement. Du coup , vous êtes prête à bénir toutes ses actions même les plus absurdes ». Ah bon ? Où ai-je écrit cela ? Cela vous échappe sans doute, mais étant capable d’un minimum de réflexion et d’esprit critique, je n’ai jamais douté que Hollande puisse échouer et il est évident que je ne bénirai pas, par principe, chacune de ses actions. Il y a une différence entre penser que Hollande fera mieux que Sarkozy (je ne le sais pas plus que vous) et penser que Hollande est capable de faire mieux que Sarkozy. Je suis convaincue par la dernière proposition pour une raison simple : le bilan de Nicolas Sarkozy.
« Attention au sophisme : on peut lui faire dire n'importe quoi surtout des choses fausses » : Désolée, mais je ne comprends pas votre phrase ni à quoi elle se réfère. Pourriez-vous l’expliquer ?
« Dégraisser l'éducation nationale .... et bien j'ai l'impression que l' éducation nationale à un grand besoin de modernité et surtout de la rendre plus " flexible" : tellement d’appellation , des profs mal formés , ou complètement incompétents que l'on ne peut virer facilement ... Je n'invente rien , c'est de Claude Allègre . Je partage son point de vue . Il y a des coups de pieds aux culs qui se perdent ».
Encore une fois, votre raisonnement est problématique : où est le lien de cause à effet entre « dégraisser » et « moderniser » ? Je ne vois pas le rapport entre la formation des enseignants, l’incompétence de certains et la réduction des effectifs.
« Pour le coups de qui va payer .... Si vous en êtes conscient , pour quoi soutenir une politique qui vous entube autant ? D'où le coups de l'idéologie citée plus haut .... » : pourquoi vous obstinez-vous à ne pas lire les commentaires relatifs au coût des réformes ? Et je ne vois pas en quoi une politique visant à améliorer l’instruction de la jeunesse est une politique qui m’entube… (lire les commentaires sur la « productivité »). Ce que je sais, en revanche, c’est que j’appartiens à la classe moyenne, que mon salaire a diminué tandis que mes impôts et diverses charges ont augmenté. Pourquoi ? Pour améliorer les services publics ? Pour redistribuer aux plus modestes ? Pour réduire la dette ? J’ai, voyez-vous, une idée assez précise de qui a entubé la classe moyenne…
Je suis entièrement d'accord avec le commentaire précédent sur les "petites mains" de l'éducation. Je suis AED ("pionne" pour la plupart des gens en fait) et je peux vous dire que ce statut là mériterait aussi d'être revalorisé. La vie scolaire est un lieu très important dans un établissement scolaire et son bon fonctionnement est primordial au bon fonctionnement de l'établissement entier.
Bien souvent, il n'y a pas assez de postes disponibles faute de moyens bien entendu. Ainsi, on se retrouve parfois à 2 (faute de remplaçants) quand la situation nécessite au moins 4 personnes (ou alors, vous m'expliquez comment une personne se dédouble entre le self, les toilettes, la cour et la vie scolaire. Si vous trouvez, je suis preneuse !). Quid des études à 60 élèves faute de pouvoir dédoubler car manque de personnel ? Quid des surveillances de cour de plus en plus difficiles du fait qu'une seule personne ne peut pas avoir l'oeil sur 400 élèves à la fois ? Quid des collègues malades que l'on ne remplace pas parce que de toute façon, personne est disponible parmi les 5 autres collègues ? Quid du crédit d'heure que tout étudiant doit avoir à sa disposition pour passer ses examens qui se traduit souvent par des heures que l'on rattrape alors qu'elles devraient nous être "offertes"
Passé le manque de moyens, cette fonction est A LA BASE "réservée" aux étudiants qui se destinent au métier de professeur, comme ça, ils peuvent à la fois commencer à appréhender les élèves et financer leurs études ( de plus en plus chères au passage, mais c'est une autre histoire.). Le problème, c'est que la plupart des établissements préfèrent engager des personnes lambda plutôt que des étudiants pour la simple raison que ces gens là n'ont pas un emploi du temps d'une vingtaine d'heures à faire coïncider avec l'emploi du temps du collège/lycée. Du coup, ces étudiants-futurs-profs qui seront un jour confrontés à des élèves se voient refuser des postes qui leur auraient été utiles et iront travailler à la caisse de l'hypermarché du bout de la rue ou dans un fast-food. Pas sûr que manier la spatule à steak soit très utile pour apprendre à connaître le public adolescent.
En espérant que ceci soit entendu. Un personnel qualifié et en nombre suffisant ça contribue aussi à la qualité de l'éducation. Des personnes qui viennent au travail avec envie et passion c'est important aussi. Seulement, quand on sait que l'on va passer 10h au collège, qu'on n'est que 3 (+la CPE) pour faire le travail de 4/5 et que des profs seront absents ce qui causera des études surchargées, l'envie a tendance à se transformer en désespoir. Croyez moi, il y a des jours où les journées sont longues. Et pourtant, j'aime ce que je fais.
Coucou, je viens apporter mon expérience en matière de semaine à 5 jours, parce que ICI, nous sommes depuis toujours à 5 jours. Toulouse n'est jamais passée à 4 jours: les parents votent avant chaque décision de l'accadémie (pour les horaires en général).
Je suis RAVIE, mes enfants aussi, des 5 jours, parce que c'est classe le mercredi aussi.
Du coup, les activités extra scolaires se font le samedi: donc chez nous, on se lève aussi le samedi matin pour le tennis, on mange, et on repats faire du poney.
Et figurez vous d'un truc complètement dingue: les enfants ne sont pas fatigués .... parce que c'est le principe des enfants en fait. Un enfant, ça se lève tôt (ça change à l'adolescence, mais on rame pendant bien 10 ans avant de pouvoir songer aux grasses matinées).
Concrètement, on commence l'école à 9H et les cours se terminent à 16H30. Les miens vont au CLAE matin et soir: en maternelle, le CLAE se résume à de la garderie, ce qui les a gonflés au plus haut point. Mais en primaire, les activités sont très variées: rollers, cirque, danse, activité vidéo, ...donc là, ils en redemandent, limite, je me fais allumer si j'arrive trop tôt pour les récupérer.
Le mercredi, ils n'ont cours que le matin, ils mangent à la cantine et vont faire des activités avec le CLAE: hier, c'était vélo par exemple (apprendre le code de la route et la courtoisie, via un parcours en byciclette).
Ensuite, j'ai la chance d'avoir mes enfants dans une école très équipée pour les activités sportives et avec un terrain immense (même que j'en peux plus de traverser les terrains pour signer tous les soirs).
Du coup, grâce aux 5 jours, les enfants ont du temps pour finir le programme et :
- faire de la natation
- apprendre l'escalade
- sport d'équipe 2 fois par semaine
- une heure de chorale
de l'anglais, ...
Perso, j'ai juste peur qu'un jour , on nous dise qu'il FAUT passer à 4 jours: avec tout le confort apporté par les 5 jours, je ne vois qu'une régression possible avec les 4 jours.
Et je le redis: les enfants ne s'endorment pas sur le bureau, ils pètent la forme, et de mon côté, que ce soit à la radio ou ds la presse écrite, j'ai lu tout l'inverse de princesse soso: à savoir qu'un rythme de sommeil régulier sur toute la semaine était plus favorable à la santé, que de se taper une grasse mat' en plein milieu de semaine (pour ceux qui peuvent).
Ha si: je voudrais également dire combien c'est ennuyeux et vécu comme une perte de temps par les enfants, de devoir aller en garderie toute la journée du mercredi: mieux vaut donc avoir classe et y faire des activités plus captivantes et intéressantes que ce qui sera donné faire en garderie (c'est à dire pas gd chose).
PS: en terminale, j'avais cours 6 jours sur 7, youpi, je prennais le bus tous les matins à 7H et rentrais le soir à 18H. J'étais dégoutée, ok, mais j'ai survécu hein, je veux dire que faut pas s'effrayer parce qu'on nous demande de nous lever le matin.
Dans un monde parallèle, princesse soso est ministre de l'éducation...
Vous avez 9 mois et 200 pages pour nous pondre la suite
sinon juste merci ! (et bon couvage)
en tant que parent je signe des deux mains!!
mon 12ans déteste l'école, sauf quand il a la chance d'avoir un prof motivé et relativement dispo, ce qui n'est ps facile avec presque 30 loustics, il n'a aucun souci de comportement et se plaint du magnolia ambiant fait par ses potes, l'école n'est ps une garderie...
je vis ds le 20e et école limite zep avec équipe pédagogique qui aime ses gosses et ça se voit !!! et je bosse ds le 9e où j'enviais un peu le côté prout-prout, mais mes clients m'ont confirmé le même souci "autrement" : des gosses lâchés par leurs parents occupés, qui ont de l'argent à gogo (bien mal employé à des délires) et se servent du nom de papa pour "faire passer" leur insolence, dirlos d'école muets pour garder leur effectif...
Salut !
A l'époque de la réforme du lycée j'avais écrit ce petit texte ci-dessous et vraiment ce qui m'avait frappé c'est que non seulement nous étions consultés après une première ébauche de réforme établie mais que surtout cette consultation ne changeait par la suite rien et leur permettait de dire "voyez, on les a écoutés".
"Sommes nous écoutés ?
J’ai participé le 25 novembre 2009 à un «atelier» de préparation d’une réunion du CAVL, en ma qualité de vice-président du CVL de mon lycée.
Durant ces ateliers nous avons été appelés à nous exprimer sur la réforme, à exprimer nos inquiétudes vis-à-vis de cette réforme et enfin à proposer d’éventuelles solutions à ces problèmes / inquiétudes.
Je pensais que le but de cette réunion et des suivantes était d’avoir l’avis des lycéens afin d’améliorer la dite réforme. J'ai participé à cet atelier avec un intérêt certain, à la fois soucieux que le lycée devienne un meilleur lycée et heureux de voir qu'on l'on s'intéressait à l'avis des lycéens.
Mais il n’en était rien, puisque quelques jours plus tard notre ministre de l’éducation nationale déclarait, je cite : « Au risque de vous déplaire, je ne reviendrai sur rien». Quelle est alors l’utilité de ces institutions lycéennes, seuls lieux où les lycéens peuvent s’exprimer? Ces institutions sont elles simplement consultées pour la forme? J’en ai bien peur.
Il ne reste alors qu’une seule solution, la manifestation. Il est vraiment dommage que cela se passe de cette manière d’autant que comme l’ont dit plusieurs syndicats lycéens, cette réforme est encourageante sur quelques points. Si l’on n’écoute pas les souhaits, les besoins, les aspirations des principaux concernés par la réforme, comment peut-on raisonnablement espéré que celle-ci soit bien accueillie ?
Je ne sais si l'on est réellement écoutés mais si c'est le cas nous ne le sommes pas assez. "
N.B: CAVL : Conseil Académique de la Vie Lycéenne et CVL : Conseil de Vie Lycéenne (chaque lycée en a un)
Ça fait longtemps que j'ai ce petit texte écrit sur un coin de mon ordinateur, content de le ressortir ^^
Bon courage Princesse
Bonjour,
Je plussoie tout ce que tu dis dans ton article.
Ahh ça fait du bien de lire des gens qui pensent comme nous.
Personnellement je suis maman de 5 enfants (11,9,6 ans et 5 mois pour les jumeaux).
J'ai vu de tout dans le parcours scolaire de mon aîné, de la maitresse de CP qui lui a foutu son année en l'air à la directrice (et maitresse) de CM1 qui a tout de suite repéré son problème de dyslexie et nous a demandé un bilan orthophoniste qui l'a confirmé.
Je suis tout à fait d'accord pour un retour à une semaine de 5 jours et pourtant je travaille.
Un enfant qui se lève à 7h pour aller à l'école 5 jours/semaine c'est pas la mort, ça permet de bien étaler les cours et d'avoir moins de pression.
Quand aux gens qui disent que ça fera une journée de plus à se lever, comme le dit Princesse Soso rien à voir entre se lever pour le centre aéré (ou rester à glander devant la tv à la maison) et aller à l'école.
A mon époque (ouais je suis une vieille de 32 ans xD) on allait à l'école 5 jours par semaine et on n'en est pas mort bien au contraire
Je ne sais plus qui parlait du fait que les profs déconseillaient les filières pro alors que des élèves le voulaient..
On voit certains qui n'ont pas de soucis à l'école mais qui sont juste un peu flemmard qu'on envoie direct dans ce genre de filière, et d'autres qui ont des soucis et que l'on pousse à bosser comme des fous pour se rétamer en filière générale..
A croire que la filière pro est vraiment celle des rebus, franchement les filières pro servent à beaucoup de gens..
Il serait temps que les élèves soient bien aiguillés en fonction de leurs envies, de leurs possibilités, de leurs motivations.
Voilà mon petit point de vue..
PS : Toutes mes ficelles de caleçon pour la future arrivée de ton choupi
Je cite "Dans certaines zones (défavorisées, rurales, isolées...), le manque d'éducation, de repères, de règles de courtoisie est devenu le problème number one de l'école ...."
Ce n'est hélas pas que dans certaines zones, pour avoir bossé la même année dans une école de zone et dans une école privée où les gamins sont amenés dans des grosses berlines avec chauffeur, je constate que malheureusement ce problème d'éducation est partout (parfois pire avec le fric). Dans les écoles de zone en primaire, on arrive encore pour certains à leur fixer des limites. Et concernant l'éducation et l'instruction, j'ai beaucoup aimé cet article : http://www.lexpress.fr/actualite/po...
Pour ce qui est de ta lettre ouverte, je passe mon CRPE dans quelques jours et j'approuve !
Déjà j'aime bien ton blog, ça roxx grave du ponneyyy !!


J'ai du mal à être lectrice assidue, mais de temps en temps je passe.
Et là, j'ai pas envie (comme d'autres ci-dessus) de m'éterniser sur le débat politique.
Juste félicitations pour cet heureux évènement !!
Nul doute que cet enfant sera graaaaave choupi !!
Angélique, une lectrice (pas) assidue.
Salut collègue!
je suis d'accord avec TOUTES tes remarques, par contre, en temps de crise faut se rendre à l'évidence: il n'y a plus de fric pour créer les postes de TZR professionnels, ouvrir des sgpa ou ulis ni même payer nos hse et heures sup de septembre.
Tu vas dire que je me fais l'avocat du diable (un parti en 3 lettres), mais franchement, après 10 ans à m'en être pris plein la gueule par nos gouvernements successifs, j'aimerais juste qu'on me lâche la grappe 5 minutes et qu'on arrête de réformer la réforme.
A chaque fois c'est pareil, au final on passe pour des branleurs.
Qu'on nous laisse respirer un petit moment.
Bonjour à toi future maman.
Tout d'abord je tenais à te dire que comme beaucoup j'adore ton blog et que ma peau t'aime tout particulièrement car c'est grâce à toi que j'ai découvert LE millefeuille.
Ensuite concernant le "qu'est ce qui serait bien qui s'améliore dans l'éducation nationale" ( car je suis aussi prof, de français et en zone rurale), je suis toute à fait d'accord avec ce que tu mets en avant et je rajouterai simplement quelques points :
1) mettre fin au bourrage de crâne combiné à l'avance rapide (genre on voit tout et à toute allure). Je m'explique après avoir vu les programmes de CM2 en français (lors d'une heure liaison CM2-6ème) j'ai pu constater qu'un CM2 est censé en savoir plus qu'un 6ème (voire un 3ème) au niveau de la grammaire ! Il faudrait alléger les programmes au primaire de manière à opérer une vraie progression vers le collège ! Cela permettrait aussi de donner davantage de chance aux élèves de maîtriser les fondamentaux (par ex en français : LIRE, savoir conjuguer sans faute les temps les plus employés, maîtriser les accords simples GN +GV, présenter proprement un travail)
2) L'idéal aussi serait d'offrir de la souplesse
- au primaire : aider les plus faibles à maîtriser les essentiels et ouvrir les plus forts à d'autres enseignements (plus d'heures d'initiation aux langues étrangères et/ou des exercices plus compliqués).
- au collège : ouvrir des parcours différents qui permettraient à chacun de maîtriser les fondamentaux (lire, écrire, compter, se situer dans le monde et l'environnement). Certains enfants ont juste besoin de temps et de maturité alors que le système fait que plus l'élève à de difficultés, plus vite il est poussé vers la sortie. Les pays scandinaves ne pratiquent pas le redoublement mais si le niveau est trop faible dans un domaine, ce domaine sera repris jusqu'à l'acquisition d'un niveau convenable : Le temps d'apprendre est un trésor précieux.
3) Pour le brevet. Je suis d'accord que l'histoire des arts devrait être une option au brevet tout comme d'autres matières (je pense notamment à la techno et au sport, matières dans lesquelles certains élèves retrouvent un peu d'estime d'eux mêmes).
4) Je ne suis pas défavorable non plus à un allègement des heures de cours par semaine et à des vacances d'été un peu moins longues (pas taper pitié !!!). Perso j'adore mes longues vacances mais quand je regarde un emploi du temps de 3ème avec option + club (= cours de 8 à 17h avec 1/2 h pour manger), que l'on rajoute le transport scolaire (plus d'une heure pour certains....) et qu'il leur faut faire leur devoirs (parce que c'est nécessaire de revoir les notions et de faire des exercices pour maîtriser les notions) je me dis que c'est du bourrage de crâne et un rythme épuisant peu propice à l'apprentissage...
Voilà je lance le débat (ou un bâton pour me faire battre ?!)
Colombine
Juste un commentaire (tardif) sur la fin de la lettre: la prime de prof principal n'est en effet pas versée en septembre mais par contre nous la touchons 2 fois en octobre (vérifiez les fiches de paye, c'est en tout cas ce qu'il se passe pour moi).
Si je ne m'abuse, c'est juste une histoire que le Ray Ktora met les salaires en paiement en début de mois (genre le 5 du mois), avant d'avoir reçu tous les PV d'installation des profs et du coup ne peuvent pas attribuer la prime sans avoir une preuve écrite que le prof est bien prof principal...
Voilà voilà...
Juste une question : quand on parle d'école le samedi matin, peut-on aussi penser aux parents divorcés et surtout aux papas qui ne voient leur enfant qu'un WE sur deux ? Moi, je ne pense pas à partir en WE, je ne pense pas non plus à me lever plus tard, non... je pense juste à tous ces papas et leur WE qui vont être raccourcis pour soit disant le bien-être de l'enfant et du rythme scolaire.
Article intéressant.
J'attend avec impatience le réveil du ministre actuel de l'éducation qui avant les vacances n'a pas eu le temps, et qui prendra peut être le temps de la concertation d'ici Noël, pour éclore de meusurette applicable en septembre prochain.
J'attend que les PROFS(désolé de la généralisation) montrent leur capacité à se réformer et permette à nos enfants, comme vous le proposez d'avoir une éducation sereine et humaniste.
Rdv le 4 septembre.
Bonjour Princesse,
Je viens de t'entendre sur France Inter... Et là surprise ! Etonnamment cette radio certes de qualité , mais à l'objectivité plus que douteuse... n'a pas invité, pour traiter le marronier de la rentrée, un ponte pédago-démago comme à son habitude, mais quelqu'un qui semble avoir une idée de la vraie vie des profs !!!
Pour une fois qu'on ne nous raconte pas "Martine à l'école"... ça fait du bien... Merci et bonne continuation.
Chère princesse Soso,
Comme toi je suis prof, et tiens comme toi je suis prof d'anglais
Ce que tu décris dans tes articles reflète exactement mon quotidien d'enseignante en collège alors merci de prendre le temps et le courage d'exposer "les faits".
En ce qui concerne le collège unique, je ne comprends pas pourquoi on ne consulte pas les premiers concernés, à savoir les profs qui en grande majorité voient bien que cela ne fonctionne pas, et surtout les élèves et leurs parents. Combien d'élèves " dorment ( ça c'est quand ils sont gentils) pendant 4 ans sur leur chaise" en attendant une orientation appropriée et surtout qui les aide à s'épanouir alors que le maintient au collège jusqu'en 3e est souvent une catastrophe pour l'estime de soi et la réalisation personnelle. Bon voila, ca me taraude depuis longtemps cette histoire.
Et bravo pour le passage sur France Inter!
no news is good news?
Aaahhhhh... Ca fait du bien...
Comme vous avez raison.
Quelle surprise à la sacro sainte réunion de pré-rentrée d'entendre le proviseur dire que le "chantier" de refondation de l'école qui est en route se ferait... sans nous (comprendre les enseignants). Enfin, pas complètement sans nous car nous aurons 1/2 journée de réunion de travail dans mon lycée pour être force de propositions auprès de nos collectivités territoriales en charge de ce travail !!!
Je me demande parfois si la création d'une coordination des enseignants (comme chez les infirmières) à la place de nos syndicats qui ne représentent d'ailleurs personne à part eux même (5 % des enseignants de mémoire) ne serait pas une bonne façon de faire avancer les choses, pour les élèves et pour les enseignants. Vous voyez ce que je veux dire : un vrai travail de professionnels de terrain qui savent de quoi ils parlent.
A quand votre retour ?
Bon, ben on a vu. Pour les réformes, on repassera donc...