Période d'hibernation, fruit sans aucun doute d'une certaine lassitude.
Bis repetita.
Après le problème générationnel et sociétal du téléphone portable qui est à la fois une bénédiction et une malédiction, j'appelle la dernière connerie MONUMENTALE balancée par la FCPE. J'ai envie de citer cet être supérieur qu'est Pierre Bénichou ♥ dans l'excellent podcast du 14 mars de l'émission "On va s'gêner" :

"y a pas plus con que les fédérations des parents d'élèves. C'est les instituteurs le sel de la terre. Faites confiance aux enseignants. Vous êtes à l'école. Laissez faire les gens qui s'occupent de l'école".
La FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves) et l'ICEM (Institut Coopératif de l'École Moderne) sont les fers de lance d'une nouvelle campagne qui commencera le 26 mars. Campagne qui s'intitule "Ce soir, pas de devoirs !".
Le concept : Bouhhhh les devoirs, c'est trop des trucs de Satan qui pointent du doigt les inégalités alors on va lancer la quinzaine SANS devoirs pour que tout le monde se rende compte que la galaxie est bien plus merveilleuse sans travail à faire le soir.
Et même qu'il y a un blog édifiant mis en place : http://cesoirpasdedevoirs.blogspot.fr/
C'EST JUSTE ÉNORME. ÉNORME. Les mots me manquent pour dénoncer une telle ignominie.
Extraits aussi croustillants qu'un Sundy :
"Nous dénonçons depuis longtemps la persistance des devoirs à la maison, dont personne n'a jamais prouvé l'utilité et qui ne font qu’accentuer les inégalités entre les enfants selon qu’ils peuvent ou non bénéficier d’aide à la maison."
→ euh... comment ça PERSONNE n'a jamais prouvé l'UTILITÉ du travail à la maison ? Qu'est-ce que c'est que ces conneries ?! Les devoirs, c'est méga important et utile bordel. Alors, si ça n'est pas encore clair pour tout le monde : Les devoirs permettent de vérifier que l'on sait faire tout seul ce que l'on a fait ensemble, en classe. Les devoirs permettent de rebrasser, répéter, refaire... afin d'assimiler au mieux les connaissances.
Quant à cette PUTAIN d'inégalité concernant l'aide à la maison. Mais quand est-ce que les parents vont comprendre qu'on s'en BRANLE de leur savoir et leurs connaissances ? En primaire ou au collège, on ne demande pas aux parents de ré-expliquer au gamin. Si le gamin ne parvient pas à faire ses devoirs, ça signifie qu'il y a quelque chose qui n'a pas été compris pendant le cours et qu'il doit absolument en parler à l'enseignant.
Ce qu'on demande aux parents :
- s'intéresser à la scolarité de leur enfant : poser des questions sur la journée, sur ce qu'il a appris de nouveau.
- vérifier très régulièrement (aka chaque jour pour les gamins les plus petits, les plus distraits, les plus perturbateurs...) l'agenda, le carnet de liaison, les classeurs et les cahiers du gamin.
- encourager son enfant à faire de son mieux, à s'appliquer, à être perfectionniste. Le valoriser lorsque les résultats sont satisfaisants. Discuter avec lui voire sévir lors de problèmes de comportement ou d'une baisse significative des résultats.
- renvoyer une image positive de l'école, de la connaissance, du savoir (aka ne pas répéter à longueur de temps "ta maîtresse, c'est rien qu'une connasse").
- surveiller les devoirs, faire réciter les leçons MAIS en aucun cas les faire à leur place.
"Nous rejetons cette forme de « sous-traitance pédagogique » aux familles, qui, en outre, est cause de conflits quasi quotidiens entre parents et enfants. Le rôle des parents dans la coéducation n’est pas de chercher à reproduire (mal) ce que font les enseignants."
→ ça tombe bien, ça n'est pas ce qu'on leur demande BORDEL. Et puisqu'on parle de coéducation, ça serait sympatoche de ne donc pas sabrer le boulot de l'enseignant.
"C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont proscrits en primaire par une circulaire de 1956. De deux choses l’une : soit les élèves ont compris la leçon et réussi les exercices en classe, et on leur fait perdre leur temps, en les empêchant de lire par exemple. Soit ce n’est pas le cas et ce n’est pas à la maison, hors de la présence de l’enseignant, qu’ils pourront y arriver mieux !"
→ Je meurs. EN LES EMPÊCHANT DE LIRE. Mais qui est le guignol qui a osé écrire ça ??? "en les empêchant de passer 3 heures d'affilée sur Facebook ou sur la PS3" serait bien plus pertinent. Les devoirs n'empêchent pas les loisirs, faut arrêter de considérer des leçons à revoir et des exercices d'application comme une nouvelle forme d'esclavage des temps modernes. Dans les années 80 et 90, on avait bien plus de devoirs que maintenant et ça ne m'a jamais empêchée de lire Picsou Magazine, Stendhal, Jeune&Jolie ou la Bicyclette Bleue.
Et si l'élève n'a pas compris la leçon, encore une fois, le premier réflexe est de dire "minute papillon, j'entrave que dalle là, est-ce qu'on pourrait répéter siouplé ?!". Et attention, si le gamin n'a pas bien compris... c'est aussi peut-être parce qu'il n'a pas bien écouté probablement trop occupé à envoyer des sms.
"Il faut que les enfants montrent à la maison ce qu’ils ont fait en classe, pas qu’ils montrent en classe ce qu’ils ont fait à la maison."
→ Euh... bah si. Idéalement, il faut faire les deux mon capitaine Flam. C'est comme ça qu'on crée un vrai lien entre école et maison.
J'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes que certains essayent de refermer et de cadenasser.
Les commentaires sous le blog sont HALLUCINANTS. Ça donne vraiment l'impression que les pauvre loupiots passent leur week-end à bosser, potasser, faire des recherches avec leurs parents, victimes eux aussi de la cruauté des enseignants qui délèguent leur enseignement en faisant faire aux parents ce qu'ils n'ont pas eu le temps de faire en classe.
Alors, il existe sans doute des profs qui donnent bien trop de boulot à la maison au détriment du temps de repos nécessaire à l'élève mais enfin, faut pas déconner ! Il s'agit d'une minorité d'enseignants avec lesquels il faut discuter.
Autre raison pour laquelle les devoirs ça pue autant qu'un slibard porté non-stop 15 jours en période de gastro : tous les enfants n'ont pas, à la maison, une chambre, un bureau, un endroit pour travailler au calme. Les conditions familiales ne sont pas les mêmes partout.
→ C'est pour ça que MAGIE, il existe dans quasi TOUS les bahuts, des études du soir où l'élève, après avoir pris un petit goûter, fait ses devoirs avec la possibilité de demander de l'aide à un enseignant. Ainsi lorsqu'il rentre chez lui, l'intégralité ou le plus gros des devoirs est fait.
La FCPE propose que le temps scolaire englobe des séances consacrées aux devoirs. YOUHOUUUUU, vous n'avez JAMAIS entendu parler de l'ATP ? C'est-à-dire, l'Aide au Travail Personnalisé ? C'est-à-dire, une heure pendant laquelle les élèves peuvent s'avancer dans leurs devoirs, toujours sous la surveillance et avec l'aide d'un enseignant ou d'un assistant pédagogique ? Et, je ne voudrais pas pinailler mais... La FCPE ou l'ICEM dénoncent déjà les journées scolaires surchargées... on va sacrifier quoi exactement comme cours si on veut ajouter plus de temps pour que les devoirs soient faits au sein de l'établissement ?!
Pourquoi les devoirs c'est trop choupi ?
Il faut bien évidemment qu'il y ait un équilibre. Par exemple, je ne donne jamais du jour au lendemain beaucoup de devoirs sachant qu'avec le ramassage scolaire, certains élèves ne rentrent pas chez eux avant 18h/18h30. Je ne suis pas qu'une chienne nazie tortionnaire. Les évaluations sont données une semaine à l'avance, en général, les élèves ont du temps pour s'organiser, s'avancer... (encore faut-il qu'ils aient l'idée de s'avancer et de ne pas travailler uniquement dans l'urgence...)
- Les devoirs c'est trop choupi parce que ça permet d'encourager l'autonomie et de responsabiliser l'élève. Ça permet de le confronter à la notion d'échéance. Les devoirs sont l'application, seul, de ce qui a été vu ensemble. Les devoirs permettent de vérifier que seul face à sa leçon et aux exos, on n'est pas perdu.
- Les devoirs c'est trop choupi parce que ça permet de faire travailler la mémoire. Le par coeur n'est pas un truc de Satan quoiqu'en disent certains didacticiens. Et apprendre, c'est comprendre... et c'est aussi répéter, s'entraîner... et ça ne peut pas se faire uniquement en cours avec l'enseignant et les camarades. L'apprentissage est quelque chose de personnel. Il faut en connaître les clés, les méthodes, les trucs et astuces et BAM, on apprend, on fait travailler ses neurones, sa mémoire... on travaille SEUL.
- Les devoirs ne sont pas, comme le sous-entendent les sombres ignorants qui ont pondu ces inepties, composés de notions nouvelles qui n'ont pas été étudiées en classe et qui mettent l'élève dans une situation d'échec, d'inconfort voire de conflits avec sa famille.
- Les devoirs ça contribue à insuffler à l'élève la notion d'effort qui est indispensable à leur vie future. Au lycée aussi, on va finir par interdire les devoirs ?! Nan parce qu'après n'avoir rien branlé à la maison en primaire et au collège, ça va lui faire tout drôle à l'élève de trimer en Seconde où les profs expliquent que selon les jours, les élèves ont jusqu'à deux heures de travail quotidien à assurer après la journée de cours. Et ouais, MAGIE, réfléchir, travailler, apprendre, c'est fatigant et ouais, parfois, ça empêche d'aller jouer à la Wii. Mais, les devoirs ne sont pas non plus un Styx à traverser... les devoirs n'empêchent pas d'aller au cours de piano, d'aller au cours de danse, au match de foot... les devoirs n'empêchent pas de mater PBLV ou de poster des vidéos de Christophe Maé sur son mur.
- Les devoirs c'est choupi parce que ça amène un peu de culture dans des foyers où malheureusement elle est inexistante, voire rejetée...
Ce qu'il faut surtout travailler, c'est la méthodologie. Éduquer parents et enfants sur la meilleure manière d'aborder les devoirs. C'est pourquoi, chaque année, je donne un document step-by-step dans lequel je détaille comment organiser le temps de travail pour apprendre efficacement et les clés pour faire travailler la mémoire sur le long-terme.
Et puis, clamer que les devoirs empêchent l'épanouissement familial, les sorties culturelles, les week-ends au ski... Laissez-moi me rouler par terre en versant des larmes de consternation... Dans certains bahuts (dont le mien), le niveau socio-culturel est tellement bas que les seules sorties culturelles dont peuvent profiter les élèves sont offertes par l'établissement...
Les devoirs font aussi partie de la construction des apprentissages des élèves, ça me paraît tellement dingue de devoir se justifier là-dessus...
Bref, le 26 mars, toi aussi, file des devoirs à tes élèves ♥ et envoie un gros FUCK poli et constructif à tous ces gens qui essayent de défoncer tous les piliers de l'école.


la vache! Du temps où j'étais maitresse, les parents d'élèves me harcelaient pour que je donne plus de devoirs le soir.
petite précision, j'avais des CE1 CE2, banlieue un peu chicos d'une petite ville de province. Tous les soirs, je donnais un texte à relire (déjà lu en classe), des leçons à revoir (déjà expliquées en classe), parfois des opérations (genre 3 ou 4), ce genre de chose là. Au max, le pou et/ou ses parents en avaient pour 15minutes à tout casser.
Et maintenant (genre 7 ans plus tard), les devoirs c'est le mââââââl???
La FCPE n'a donc rien d'autre à faire? ch'sais pas moi, comme partir en campagne contre les parents qui sapent allègrement et joyeusement l'autorité des profs? non? ah bon ok...
Pfiou j'suis trop contente de plus faire partie de l'éduc nat'... Courage Princesse Soso
Bon et du coup moi je me demande (sans animosité aucune je promets) ce que tu penses du unschooling en ce cas ?
=> J'ai du mal à me faire une opinion tranchée. Je dis YOUPI pourquoi pas pendant un petit laps de temps, si famille très aisée, culturellement blindée avec à la clé des voyages, un suivi exemplaire des parents et une sociabilisation couplée à un savoir-vivre indispensables pour évoluer dans la société... mais du coup, ça se rapproche davantage du homeschooling. Unschooling forever, je n'y crois pas sauf si l'on veut faire de son enfant débrouillard avec une culture tout de même limitée... Je pense sincèrement que l'école de la vie + la connaissance des parents ne peuvent entièrement remplacer la spécialisation des enseignements... Quand je vois l'évolution de l'école, je comprends les parents qui n'ont pas envie de confronter leurs enfants choupi à des classes surchargées où le manque de politesse règne.
Je rêve, ou plutôt cauchemarde, quand je vois les conn*ries que nous sortent la FCPE et l'ICEM. Je viens à m'en demander si c'est sérieux, si c'est pas une grosse blague tant leurs interventions dé-crédibilisent l'école et les enseignants et sont vides de sens. OMG, où va t-on... Comment soutenir sérieusement que les devoirs sont inutiles, voire nocifs? Est-ce si difficile de faire faire deux pauvres exos à des gamins passé 18h?
Y a un moment où va peut être falloir arrêter de se foutre de notre gueule.
Je ne comprends même pas que tout parent d'élève responsable qui se respecte puisse approuver ce genre d'ineptie.
Quand le gamin va arriver à la fac, il va se dire "chouette, 15h de cours par semaine, les profs donnent presque pas de devoirs, c'est la fête !"
Et bah non. La fac, c'est bosser au moins 5h par jour en plus des cours, c'est de la méthodo, et plein de trucs pas choupi mais qui sont vachement utiles.
Si les gamins comprennent pas ça dès le primaire, je ne donne pas cher de leur scolarité.
Au fait, très chouette article Princesse Soso, j'ai approué du début à la fin ! =)
Très drôle le site "cesoirpasdedevoirs".
En lisant les commentaires, ça sent les fakes créés sur mesure!
J'adore le commentaire "L'enfant est ainsi confronté à une journée de 35h voire +" ==> Je ne sais pas comment c'est temporellement possible à part posséder le Retourneur de temps d'Hermione Granger dans Harry Potter.
Princesse Soso, tu fais de moi un futur parent exemplaire ! Merci.
Bon, comme d'hab, je suis plutôt d'accord avec ce qui est dit tout ça...
Sauf que... le par-cœur n'a jamais marché sur ma personne, genre un poisson rouge amnésique retenait mieux, donc moi je garde le "vade retro satanas".
Autre chose chose, j'ai eu le coup des enseignants qui donnent des devoirs sur des trucs pas encore abordés, je cherche encore l'intérêt pédagogique...
Alors là je suis entièrement d'accord ! Je ne savais pas qu'il y avait un site sur le sujet... pas mal du tout, j'ai bien envie de partager l'article avec mes collègues
Je participe à ta contestation : 26 mars, et avant et après : devoirs. Non mais !
"C'est pourquoi, chaque année, je donne un document step-by-step dans lequel je détaille comment organiser le temps de travail pour apprendre efficacement et les clés pour faire travailler la mémoire sur le long-terme."
Je fais pareil dans ma matière (maths) depuis que j'enseigne et je m'aperçois chaque année que ni les parents ni les enfants ne lisent ce document... ok j'exagère... certains parents et certains enfants ne lisent pas ce document... dommage ce sont toujours pour les gamins qui en profiteraient le plus...
Sinon y aurait moyen que tu m'envoies ton document? Je suis curieux
Mouahaha, ils en pondent des bonnes la Fcpe quand même...
Le passage "les empêche de lire" m'a juste tuer ! Faut arrêter de prendre les gens pour des lapins de 6 semaines, soyez honnêtes deux minutes, pas devoirs = pas de boulot pour les parents. C'est sûr, on préfère mater la télé plutôt que d'aider son mioche à apprendre sa leçon !
Tout leur texte est une grosse joke, faudra bien avoir des devoirs un jour, au lycée c'est juste insuffisant de bosser en cours, le travail à la maison est indispensable, et c'est même pas la peine de parler de la fac ! Alors autant s'habituer depuis toujours ...
Enfin bref, tu te fais canoniser quand ? Parce que pour supporter les inepties des parents, des élèves, du gouvernement ... faut être une sainte !
Ok, alors moi je vais la faire cette semaine sans devoirs, mais pour moi : rien préparer, rien glander et me pointer en cours la fleur au fusil et le sourire aux lèvres (comme mes élèves tous les jours en fait quoi...).
Non, trêve de plaisanteries, je suis à fond d'accord avec toi (pour ne pas changer) mais je te déteste quand même car tu m'as clairement donné envie de Sundy !
Le 26 mars et tous les autres jours, ils auront leurs devoirs ! Certes, j'allège les lundi et jeudi soirs, je donne les éval d'une semaine sur l'autre ou lorsqu'il y a un mercredi ou un we entre deux ... y en a encore qui me tannent " bah ouais mais elle a judo le lundi soir alors la préparation de dictée pour le mardi hein .. " " Bah madame, ne lui faites pas faire .. ce n'est pas un souci pour moi .. c'est un souci pour elle .. si pour vous son niveau d'orthographe le permet... " hum hum ...ce n'est qu'UN exemple. Je suis d'accord en tout point sur le pourquoiquec'estsuperchoupid'avoirdesdevoirs... j'avoue que parfois, quand la maîtresse de mon aînée ( qui donne 3 tonnes de devoirs du jour au lendemain malgré mes remarques .. je suis sa collègue , et celles des parents ) décide d'alléger un peu , je suis soulagée .. surtout si mon mari travaille, que j'ai kiné/médecin/dentiste + pharmacie et le repas à préparer .. j'avoue .. mais qu'il y a en ait ne me choque en rien. Seulement c'est aussi plus facile pour nous enseignant de savoir comment faire apprendre, savoir aller à l'essentiel ... j'ai des parents pourtant intelligents, instruits et tout .. qui sabotent les devoirs en faisant de qqchose de facile un truc compliqué, parce qu'ils poussent plus loin etc ..
Bref ...continuons à donner des devoirs
Bah, ce qui me fait bien ricaner, c'est que si tous, comme un seul homme, décidions de ne plus donner de devoirs, on aurait une crise d'hystérie collective de la part des parents qui nous traiteraient (là aussi) de grosses feignasses! très franchement, avec mes 20 ans (déjà!) d'expérience en tant que prof et mes 11 ans en tant que mère, je constate, au bilan, qu'il n'y a pas plus malhonnête et de mauvaise foi qu'un parent!
Oh la vache! mais où va-t-on??? Le navire de l'éducation nationale coule sans moi, mais merde quoi, y a mes enfants dedans!!!
On peut pas lancer une pétition ou quelque chose comme ça?
picsou magazine....toute ma jeunesse *_*
Ca fait 9 ans que je suis prof, et je commence vraiment à me poser la question: "vais-je continuer ce métier encore longtemps?"
On croit rêver. Certes, les devoirs font chier petits et grands ; les petits parce qu'ils bavent en pensant à leur manette Xbox qui n'attend qu'eux ; les grands parce que merde on lui a payé une Xbox et là il fait ses devoirs, c'est quoi ce bordel ?
Je veux bien que ça demande du temps aux parents pour vérifier (voire aider), que c'est du temps de pris sur le JT de 20h, qu'ils préféreraient peut-être faire des trucs rigolos avec leurs enfants pour pas passer pour des tortionnaires, mais avec ça, on va en faire quoi des gosses? Je garde une petite fille qui a beau écouter sa maîtresse et écrire ses leçons, le soir quand elle doit le revoir, elle ne connait rien, et si elle ne devait pas apprendre sa leçon, ça serait le néant le lendemain. Si je ne lui faisais pas réviser ses tables de multiplication tous les jours, elle les oublierait rapidement et se retrouverait comme certains, au collège, à taper 6x6 sur sa calculette (juste pour être sure...)
Mes devoirs m'ont toujours plus ou moins servi car je me suis souvent rendue compte de mes faiblesses lorsque, devant un exercice, je ne savais pas quoi écrire. Le lendemain, quand le professeur corrigeait, j'étais toute ouie. Si je n'avais pas pu prendre compte de mes faiblesses, comme une petite conne, j'aurais juste passé l'heure à penser à ce que j'allais bouffer à midi et à regarder l'heure. Les cours ne peuvent pas suffire à un apprentissage complet, c'est impossible.
On leur dit tout de même bravo pour leur capacité à ne pas avoir honte de sortir de telles conneries. Parce qu'un enfant qui profiterait d'une journée sans devoirs pour lire, faudra l'inventer. C'est plutôt le parent qui profitera d'une journée sans devoir pour se la couler douce le soir dans le canap'. (quand est-ce qu'ils comprendront qu'on ne leur demande pas de faire les devoirs de ces petits, juste de les vérifier tout au plus ? Ca ne prend pas 3h, merde !)
Bonjour,
Je suis enseignante débutante ET présidente de l'association des parents d'élèves de l'école de mes enfants. Enfants dont l'aîné est en CE1 ce qui signifie que je n'ai pas encore eu l'occasion de tester différentes pratiques d’enseignants en terme de travail à la maison.
Avoir à faire 45 minutes de devoirs avec mon grand en ayant un enfant de 4 ans dans les pattes et une petite fille de 18 mois n'est pas toujours quelque chose de simple. La maîtresse dit de ne pas dépasser 30 minutes, alors pourquoi en donner pour 15 minutes de plus ?
Loin de moi l'idée que les devoirs doivent être totalement interdits, mais je pense qu'il n'est pas complètement stupide de réfléchir au sens des devoirs donnés à la maison, surtout en élémentaire où les enfants ne sont pas autonomes.
Certaines maîtresses donnent une heure de devoir par soir en CE1 ou en CE2, est-ce vraiment pertinent après une journée de classe de 6h pour des enfants de 8 ou 9 ans ?
Dans l'école de mes enfants il n'y a pas d'étude encadrée, il y a une sorte de garderie gérée par des animateurs avec un "temps pour les devoirs". Ce qui signifie que les parents qui travaillent et qui récupèrent leurs enfants le soir doivent repasser sur les devoirs entre 18h30 et 20h en gérant les bains, le repas, les autres enfants...
Je trouve que l'idée d'une école sans devoirs du CP à la terminale est absurde, mais cette semaine sans devoirs va pouvoir nous permettre de discuter avec les enseignants lors du conseil d'école d'élémentaire afin d'essayer d'équilibrer un peu les choses.
=> Les enseignants qui donnent trop de devoirs existent mais je continue de penser que la majorité fait bien attention à donner une quotité de travail qui ne surcharge pas les enfants. Les enseignants comme moi, Seigneur & Maître, nos copains profs n'avons pas envie de payer les excès de quelques profs tombés sous le joug de parents combatifs et soucieux de l'épanouissement scolaire de leurs enfants. Qu'il y ait discussion oui mais là, cette campagne insinue que tous les enfants sont surchargés de devoirs et surtout remettent en cause l'utilité de ces derniers. Quelle tristesse de voir que l'école devient une garderie dont il ne faut pas trop entendre parler à la maison...
Bonsoir,
Je pense sincèrement qu'il est plus facile d'écrire ce texte en étant enseignante sans enfants que mère de famille nombreuse bossant à temps plein... Les journées des enfants sont longues, les plus longues d'Europe, et il faut en rajouter le soir encore, le mercredi, le week-end, les vacances... Imaginer que les enfants sont autonomes pour travailler après l'école (même sans accès à l'ordinateur ou la télé comme c'est le cas chez nous), c'est illusoire pour 70% d'entre eux, jusqu'à un âge avancé, et même pour des enfants sans difficulté. Ils veulent aussi souffler, se détendre, jouer (mais si, mais si !), pratiquer leur instrument de musique, ils ont des activités extra-scolaires... Et effectivement, on aimerait en tant que parents ne pas passer cette précieuse demi-heure le soir à faire le forcing pour trois exercices, entre exaspération et menaces, mais plutôt discuter un peu calmement !
La comparaison avec le lycée ou la fac me parait biaisée, il s'agit alors de grands adolescents ou de jeunes adultes, supposés se prendre en charge.
Les devoirs constituent de fait une corvée quotidienne, et même une intrusion de l'école dans la vie familiale, et les remettre en question me semble tout à fait légitime, tout comme il faut remettre en question l'ensemble du fonctionnement de l'école.
L'argument des parents qui en demandent plus est très facile à retoquer, personne ne les empêche il me semble d'acheter les multiples cahiers du commerce, ou d'inventer des devoirs supplémentaires...
Certains enseignants ne donnent pas de devoirs, on pourrait peut-être faire pour une fois une véritable recherche pour vérifier l'efficacité de leur pédagogie versus leurs collègues qui en donnent, en variant les milieux, pour être équitable ?
Enfin, il me semble vraiment injuste de balayer l'argument de l'accroissement des inégalités sociales induit par les devoirs : car il est bien évident que les devoirs seront mieux faits, approfondis et plus profitables aux enfants qui ont les parents les plus instruits, disponibles et motivés... Une autre étude à conduire serait d'ailleurs la détermination de la part réelle de la famille dans l'acquisition des connaissances, on serait surpris notamment du nombre de CP qui apprennent à lire parce que leurs parents à bout de force devant les textes à retenir en global expliquent avec la méthode syllabique (80% de mon entourage, mon deuxième garçon est au CP).
Merci en tout cas d'explorer ce sujet, votre point de vue est intéressant.
=> Mais enfin, vos enfants sont-ils dans des écoles de malade où on leur file des tonnes de devoirs ??? Sans déconner, je vais finir par croire que mes élèves et ceux de mon entourage sont des petits privilégiés qui ont des devoirs, certes, mais à qui il reste tout le temps nécessaire pour souffler, s'amuser, jouer, pratiquer des activités... Et j'ajoute qu'être parent, c'est être éducateur, ça veut dire se taper la surveillance des devoirs, aider à inculquer la curiosité, le goût de l'effort et du dépassement de soi à l'enfant... Beaucoup de parents me disent "je ne veux pas l'embêter avec les devoirs, je préfère qu'on joue ensemble"... Ah bah ouais, mais désolée, parent ne signifie pas uniquement être un camarade de jeu... Des enseignants qui ne donnent pas de devoirs, je n'en connais pas et je serais ravie de connaître leur point de vue. Je connais des centaines et des centaines d'enseignants du primaire et du secondaire et pas un ne souscrit à cette idéologie du "pas de devoirs".
les parents qui se mêlent de pédagogie, c'est une intrusion de la famille dans la vie de l'école ^^
"une intrusion de l'école dans la vie familiale"... et bien, je vous renvoie l'appareil à raclette
Qu'il y ait une refonte à faire, oui... mais les devoirs ne me semblent pas du tout être une cible à viser...
"La comparaison avec le lycée ou la fac me parait biaisée, il s'agit alors de grands adolescents ou de jeunes adultes, supposés se prendre en charge"
Vous croyez donc que le goût de l'effort, les habitudes de travail, l'application tombent du ciel quand l'élève a 16 ans ??? On ne peut se prendre en charge que si on a été habitué à le faire... Chaque adulte est un enfant qui s'est construit, on s'entraîne à grandir, la maturité ne vient pas par magie, il s'agit d'une construction, d'un apprentissage...
Un élève qui n'a pas été habitué à travailler seul, à approfondir ses connaissances va se retrouver étouffé et perdu face à la somme de travail que représente le lycée et les études supérieures.
Quant aux cahiers d'activités du commerce... ils ne se valent pas tous et ne collent pas spécifiquement au cours du prof qui donne, fabrique des exos totalement adaptés à l'enseignement qu'il prodigue.
Je finirai en disant que mes élèves ne croulent vraiment pas sous le boulot, surtout en vacances... En effet, mis à part pour les vacances de Pâques où je leur donne des fiches d'exercices bilan pour revoir le programme de l'année, je leur demande simplement de relire entièrement leur cahier afin de réactiver les connaissances et ne pas tout oublier...
Ah ben j'en avais entendu parlé mais je ne savais pas quelle fédération était à l'origine de ça. Et en fait je rigole parce que je ne suis pas étonnée de la réponse.
Bref je suis pro devoir. Un peu scotchée de voir le rien du tout que mon fils de CE2 a à faire chaque soir.
Non en fait ce qui me fait rire (on va voir ce coté là hein parce que sinon je plussoie ton discours) c'est de voir que cette fédération sort bon nombre de trucs tous les ans au niveau national (en fait je repense au coup du passage à moins d'heures par jour en primaire avec le mercredi travaillé pour un exemple précis) mais qu'au niveau municipale les propres adhérents ne sont pas d'accords. Remarque ça permet de bonnes parties de rigolades en post-réunion dans mon association de parents d'élèves toute petite !
Je ne suis pas parent, je ne suis pas prof, mais j'ai été élève. Perso, je suis pour les devoir après l'école car sans eux, pas d'apprentissage et pas de notion d'effort individuel à fournir. Et tu as raison, cela implique aussi les parents.
Mais je me demande si la solution ne serait une étude obligatoire après 16h30 (bon, je ne suis pas non plus pour des horaires de boulot déments pour les profs, c'est une suggestion, j'ai pas réfléchi aux modalité), pendant laquelle les élèves, sous la responsabilité d'un ou de deux adultes, feraient leurs devoirs.
En fait si je dis ça, c'est parce que je pense à ceux qui sont dans certains foyers défavorisés, ou dont les parents ne parlent pas français, ou même qui doivent aider la famille en rentrant, qui ne peuvent avoir une vraie aide pour leur devoir, car là ils seraient bien encadrés. Et pourrait partager leur savoir tout neuf en rentrant à la maison.
Enfin bon, je suis pas experte. Mais je reste pour les devoirs, voilà quoi.
Ah oui j'oubliais, je vérifierai que mon fils a des devoirs le 26 et je me tatouille même pour savoir si je ne vais pas faire un mot à l'instit' pour en exiger ce jour là. ça craint ?
Ya un truc qui me chiffonne : quand j'étais en primaire (entre 1993 et 1998 donc), j'avais bien des devoirs. Depuis quand on ne donne pas de devoirs en primaire ? Ils sont censés apprendre les tables de multiplications en les voyant en cours 3h par semaine ? Je me souviens m'être bien pris la tête chez moi pour les apprendre, ayant toujours été fainéant.
Autre chose, ça me fait bien rire le coup des journées surchargées ... En primaire j'avais école tous les jours sauf mercredi et un samedi sur 3, soit plus que maintenant. Et je n'en suis pas mort. J'avais donc des devoirs, je faisais du foot, du karaté, du solfège et de la batterie. J'avais donc une activité tous les jours, sauf le dimanche. Ce qui ne m'a pas empêché de ne jamais redoubler.
C'est pas parce que l'éducation parentale est devenue inexistante que c'est la faute à l'école.
Vivement le retour de l'Instruction Nationale, qu'on re-responsabilise les parents dans leur rôle d'éducation. Pour moi, l'école doit instruire (apporter des connaissances générales) et les parents éduquer (apporter les connaissances sociales globales). Je me suis toujours fait chier dans les cours d'Education Civique & Co, parce que j'ai été bien élevé et que tout ce qu'on racontait allait de soi pour moi.
Je n'ai donc qu'une chose à dire : bande de cons.
Je trouve ton article très intéressant et très juste.
Maintenant j'aimerais avoir ton point de vue sur différents systèmes éducatifs notamment en Europe.
L'exemple de A. me semble pertinent dans le sens où en Suède je crois (ou la Norvège... bref un pays nordique) n'a pas ce système de devoir à la maison et va plus loin en ne donnant pas de notes et ayant peu d'heures de cours dans la journée (ceci n'est pas le sujet de ce commentaire^^) et selon les derniers test, ils sont dans le premier quart, pour ne pas dire premier tout court des test PISA alors que la France est dans les derniers.
Maintenant, je suis d'accord avec toi dans la mesure ou les devoirs permettent d'apprendre mais aussi à se préparer à la vie d'adulte parce qu'à 16 ans passer de pas de devoirs à plusieurs exo, disserts, révisons, ca sent le goût de la prépa (ou du bagne) avant l'heure. (prépa que j'ai faite donc je peux te dire qu'on en chie, ca nous fait un point en commun hein - on est sado LOL)
Mais comme en Suède cela fonctionne pourquoi ne pas faire la même chose en France ou alors comment expliquer ce phénomène?
Une idée?
Je pense qu'il faut différencier selon l'âge et le niveau.
Un élève de primaire, ça me parait pas déconnant qu'il se concentre sur le travail oral et l'apprentissage des leçons, sans devoir, comme c'est suggéré. Mine de rien, ils ont déjà des grosses journées pour des enfants de leur âge (si on compare à ce qui se fait à peu près partout ailleurs, avec des enfants pas forcément plus bêtes ou incultes) et les jours de repos sont précisément fait pour se reposer. Ils ne sont pas non plus autonomes; un parent d'élève ne pourrait en aucun cas se contenter de faire ce que tu as listé et espérer que les devoirs soient faits. Donc pourquoi pas se contenter de revoir les leçons, sans exercices.
Au collège, et a fortiori au lycée, en revanche, ça me semble assez normal d'introduire des exercices a faire chez soi parce que comme tu l'as dit, ça fait partie de la construction de l'apprentissage et il faut vérifier qu'on est capable d'appliquer les leçons par soi-même.
Sans déconner?! Et si on filait des devoirs à la FCPE ? Non parce qu'ils ont l'air de s'embêter sec là, à nous pondre des conneries pareilles!
Je n'aurai jamais pensé que donner des devoirs aller deveni un acte militant.
Ca m'exaspère que les parents se justifient en disant "mais j'ai pas le temps de m'occuper de mon môme moi, je suis déjà 9h par jour hors de chez moi, si en plus je ne peux pas me détendre avec mon gamin quand je rentre le soir !".
Y en a encore qui croient qu'avoir un gamin c'est uniquement un "don du ciel" (hello Colonel Reyel) sans jamais être un fardeau ?
C'est pas une plante verte ou un chat à qui il suffit de donner à manger pour avoir droit à des câlins !
Si vous ne pouvez pas gérer un gosse, si vous n'êtes pas capable d'en assumer les responsabilités, si vous considérez ne pas avoir le temps de bien faire les choses, ne les faîtes pas, bon sang, abstenez-vous et envoyez chier belle-maman si elle vous emmerde quant à l'absence de petits enfants, et interrogez-vous deux secondes sur ce qu'implique votre envie d'avoir un gosse.
Ça facilitera la vie à tout le monde. Et si certains ont le temps de gueuler au scandale quant aux devoirs, ils ont certainement le temps d'aider leurs enfants à faire les-dits devoirs, si besoin est.
La situation des parents ne devrait avoir aucune importance dans l'éducation de leurs enfants, c'est leur rôle de faire digue et d'éviter au maximum que leur propre vie découle sur celle de leurs gamins.
Bonsoir Soso,
J'ai les yeux qui saignent à cause de la FCPE (Fédération des Chieurs de Parents d'Élèves)...
Je te reprends sur ce passage :
"(encore faut-il qu'ils aient l'idée de s'avancer et de ne pas travailler uniquement dans l'urgence...)"
Je suis membre d'un forum de sciences francophone (FuturaSciences), je ne te dis pas le nombre de sujets marqués "URGENT" "DM demain please help" ou "exercice trop dur lol urgent stp".
Quel que soit le niveau scolaire (collège ou lycée voire enseignement supérieur), on trouve un grand, très grand nombre d'élèves qui s'y mettent à la dernière minute. Tu m'étonnes après que ça devienne "source de conflits avec les parents" ! Si ces derniers se bougeaient un peu plus le popotin pour venir secouer les puces de leur progéniture, ça se passerait mieux ! Mais non, la PS3 c'est quand même tellement plus épanouissant pour leur enfant...
Et quand j'entends en ce moment toutes les conneries autour de la refonte de l'école dans les programmes des candidats, inutile de dire que ça pue comme dans une culotte oubliée depuis des mois
:(
Tiens, j'ai aucune qualif pour donner mon avis (car avoir été élève N'EST PAS une qualification hein), mais je vais quand même me faire un peu l'avocat du diable, en mentionnant :
http://www.profencampagne.com/artic...
En ajoutant cette précision importante : un échange avec l'auteur m'a appris que le terme devoir ne s'appliquerait qu'aux devoir NOTES, par opposition aux exercices et à l'apprentissage des leçons. C'est selon lui une nuance "évidente" pour les gens du métier (pas pour moi, ni pour un paquet de gens je pense). De plus son propos vise essentiellement l'école primaire, où l'autonomie des élèves reste à construire (euphémisme).
Mais si je rejoins les voix qui crient au désintérêt des parents (certains du moins) quant à l'éducation de leurs petits, je sais qu'au fond des campagnes de la France de 1950, il arrivait encore qu'on sorte les gosses de l'école au certificat d'études pour les faire bosser à la ferme. Quand on n'a pas eu d'instruction, on n'en voit pas toujours la valeur, et ça, ça n'a rien de neuf.
J'espère bien qu'aucun prof (de primaire ou de collège) ne cèdera à cette semaine sans devoirs, cela serait réellement apporter de l'eau au moulin des parents.
Je donne des devoirs sur des choses pas encore vues (OUH LE DIABLE), mais jamais en dehors de la leçon en cours, et tout simplement parce que dans ma matière (histoire-géographie), il est indispensable de vérifier que l'élève peut appliquer sur un autre thème, un autre texte, une autre photographie, les méthodes d'analyse étudiées en classe.
Je suis bien entendu d'accord avec Princesse Soso pour dire que les parents n'ont pas à faire les devoirs avec leurs gosses. Très souvent, les élèves doivent écrire seuls le résumé des choses vues en classe. Systématiquement il y a des parents qui vont l'aider, recopier des bouts de la leçon du livre etc. Cela sabote mon travail sur la mémorisation, les élève mettent plein de mots qu'ils ne comprennent pas, résultat, le travail demandé ne sert plus à rien.
Avez-vous remarqué que PERSONNE ne reconnaît à un enseignant une légitimité dans l'apprentissage et l'éducation? Sous prétexte qu'ils ont engendré d'autres êtres humains, les parents pensent qu'ils en savent autant que vous et sabotent allègrement votre travail. Testez sur votre famille ou vos amis : si vous leur donnez des conseils d'éducation, ils vous rétorqueront que vous n'y connaissez rien. Mais si vous aviez été médecin, ils vous auraient appelé sans cesse afin d'avoir des conseils, etc.
C'est la même chose en classe. Les parents expliquent sans cesse comment EUX n'arrivent pas à faire les devoirs, comment EUX ne comprennent pas les leçons...
YOUHOU, à part vérifier que c'est fait, vous n'avez pas à mettre le nez dedans.
Princesse, tu pourras me filer le nom de ton bahut que j'y envoi mon gars travailler un peu. Pas envie que ce fils de fumiste travaille aussi peu que son père.
Plus sérieusement l'avenir de notre jeunesse me fait très peur. Quand j'entends nos élus critiquer l'éducation de nos gosses et leur sens du devoir, et qu'en parallèle ils détruisent notre système éducatif, je me demande ce que je ferai de mes gosses plus tard. J'espère que nos politiciens vont au moins dénoncer cet appel stupide. Rassures moi. Pleaaaaaase ...
Je crois qu'il n'y a rien d'autre à ajouter que ce que tu dis .Ca va leur faire tout bizarre aux mouflets quand ils vont découvrir le travail au Lycée puis en étude ... puis au travail. L'école doit nous préparer à l'avenir, conjointement avec les parents. Je n'ai jamais été une foudre de guerre à l'école, plutôt tendance poil dans la main (mais en silence attention, respect avant tout) et le regard tourné vers la lune (de ma voisine). Mais avec le recul et en me dévoilant la face (contrairement à la coutume d'où je vis) je suis bien content d'avoir eu des gens pour me pousser à travailler le soir (merci professeurs, pôpa, môman). Et je regrette d'avoir été si inventif pour ne pas les faire. Ce manque d'implication dans ma propre éducation m'a suivi jusqu'à la fin de mes études. La FCPE veut généraliser les cas comme les miens ? Ces gens devraient plutôt militer pour un renforcement du pouvoir et de l'autorité des professeurs.
Bon courage à tous les profs de France, vous en avez besoin.
Mon fils n'a que 3 ans, alors je ne suis pas encore dans les devoirs, mais comme dans un commentaire plus haut, j'ai été élève. Et j'ai été une élève autonome, dès le primaire (mais oui c'est possible) sans doute parce que mes parents n'ont jamais considéré qu'ils avaient à m'aider pour faire mes devoirs. Ce que je trouve un peu normal, vu que c'est à moi d'apprendre mes leçons, et que mes parent ne seront pas derrière moi le jour du contrôle.
Quand mon fils aura l'âge d'avoir des devoirs, je ne serai pas derrière lui pour faire les exercices avec lui. Pas que je m'en foute ou que j'aie envie de mater la télé plutôt que de m'embêter avec ça, mais je ne trouve pas que ça soit vraiment bon que l'enfant ait sans cesse des béquilles pour faire ses devoirs. S'il prend l'habitude de se reposer sur quelqu'un qui lui soufflera la réponse dès qu'il sèche plus de trois secondes, il cessera de réfléchir par lui-même, de chercher les réponses dans le cours ou dans le manuel et attendra juste le temps nécessaire pour qu'on lui mâche le travail. Ce n'est pas une vue de l'esprit : j'étais nulle en maths, ma mère a pris une jeune fille qui m'aidait à faire mes devoirs en maths. J'appliquais avec brio la méthode qui consiste à attendre qu'on me dise la bonne réponse. Je suis toujours aussi nulle en maths.
Quand on est parent, on vérifie A LA FIN que les devoirs sont faits, et si on voit des erreurs monumentales, on revoit l'exercice avec lui, ce qui ne devrait pas prendre plus d'un quart d'heure, une demi-heure. POINT. J'ai un peu de mal à comprendre ces parents qui considèrent que l'enfant ne fera rien s'ils ne sont pas derrière lui. S'il est habitué petit à faire son travail tout seul, pourquoi cela poserait-il problème ? Les parents doivent imposer un rythme de travail, donner une méthodologie si l'enfant s'éparpille, mais certainement pas faire l'exercice avec l'enfant !
Quant à dire que ça les empêche d'avoir des loisirs ("comme lire" ppffrrr) je me marre. Pareil que toi Soso, petite j'avais des devoirs à l'école et je faisais de la danse, je lisais (même des vrais livres sans image, ouais ouais), je faisais du vélo et j'allais voir mes copines. Ah oui, je n'avais pas 25 activités extra-scolaires par contre... ça ne m'a pas empêché de m'épanouir.
Supprimer les devoirs à la maison sous prétexte qu'on n'a jamais prouvé leur efficacité est aussi débile que de dire qu'on n'a jamais prouvé l'efficacité des sorties scolaires. Pourtant j'ai rarement vu de parent d'élève refuser que son gosse aille au musée ou en classe de neige sous prétexte qu'on n'en a pas prouvé l'efficacité. Et je suis d'accord avec ta réponse un peu plus haut : l'envie d'apprendre, les méthodes d'apprentissage et l'autonomie ne poussent pas en même temps que les boutons d'acné. Un peu comme l'habitude de dire "bonjour" et "merci". Quand ça devient un réflexe, c'est tout de suite plus facile.
Ça devient de plus en plus n'importe quoi.
Je pleinement d'accord avec toi.
Les devoirs n'ont jamais tués personne, n'ont jamais enfermé les mômes dans une tour d'Ivoire les coupant du monde et des activités.
Chez nous la FCPE est venue surveiller comment on gérait la cantoche, car des élèves avaient récriminé sur le fait qu'on leur fasse faire la queue comme tout le monde, et qu'on ne les laisses pas passer devant tout le monde pour rejoindre leurs copains. O_o
T'en veux une autre d’énormité? (qu'on a eut droit au boulot, tiens.)
Un président qui demande si les CPEs ne sont pas des contrats aidés, et un ministre de l’éducation incapable de lui répondre et qui ne le sait pas.
Je passe aussi le ministre qui sort que le boulot d'un AE est un travail de "vacances" pour étudiants. :l
Elle est choupie cette Éducation Nationale...
Et puis faudrait-il qu'ils les fassent (les devoirs) ! Je parle pour les élèves de lycée (ou de collège) dont les parents (en majorité) ne savent pas ce que font leurs enfants.
"Les devoirs ça contribue à insuffler à l'élève la notion d'effort ...".
Hm. Ou la notion de "je-vais-bien-trouver-un-pigeon-pour-bosser-pour-moi"... je suis membre d'un forum de discussion sur lequel, régulièrement, collégiens et lycéens passent poster un énoncé et en demander la solution (quand ce n'est pas répondre à des questions sur un texte qu'ils n'ont "pas le temps de lire"...). Assez curieusement, ces sujets sont souvent postés le mercredi après-midi. Ou avec une mention "Urgent - pour demain" (alors que je parierais que l'exercice a été, le plus souvent, donné en avance).
Dans la plupart des cas, ces malheureux élèves sont poliment éconduits et on leur fait comprendre qu'ils n'auront pas la solution toute cuite dans le bec ("Plutôt que de perdre ton temps sur le Net, je te conseille de lire le livre, tu y trouveras tes réponses", "relis ton cours", "qu'est-ce que tu ne comprends pas dans cet exercice, exactement ?")
Souvent, l'élève ne revient pas, mais dans certains cas, il joue le jeu, cherche, réfléchit... et finit par comprendre. Je trouve ça surprenant que ce soit avec des inconnus plutôt qu'avec un parent ou un prof.
Dans quelques rares cas, évidemment, il arrive qu'une âme charitable n'ayant rien compris au but des devoirs donne une solution toute prête... mais même là, on peut avoir quelque chose de marrant.
Mention spéciale à cette demoiselle qui souhaitait qu'on lui traduise en anglais un texte qu'elle avait élaboré et qui, s'étant vu proposer plusieurs traductions, a choisi la plus littérale (et rétorquant à celui qui lui disait que le meilleur thème était le sien quelque chose comme "n'importe quoi, tu as traduit "au fait" par "by the way" alors que c'est "at fact"... " )
Bref, je m'égare un peu, mais toujours est-il qu'avec les nouvelles technologies (hop, lien avec vot'billet précédent), faire ses devoirs n'est même plus forcément synonyme d'effort, de réflexion, de s'approprier ce qu'on a vu pendant les cours...
J'ai été également abasourdie quand l'institutrice de mon gnome (en première année de maternelle) m'a dit qu'il progressait bien et que "on voit qu'il est suivi à la maison"... je n'ai pas spécialement l'impression de faire "travailler" mon fils... et je me dis que si le minimum d'intérêt que je lui porte, c'est le suivre, c'est qu'il y a des petits qui sont bien mal lotis...
(Désolée, je pars vraiment dans tous les sens...)
Je ne conçois pas que ce soit des parents qui réclament cette fin des devoirs: comme DarkGally, je ne suis ni parent, ni prof, mais je suis totalement contre cette idée selon moi absurde qu'il y aurait trop de devoirs: avec mes études actuelles, je rêve de revenir à cette dose de devoirs là, quand j'y pense, le lycée c'était une période bénie où on foutait rien!! J'étais (et je suis toujours) une élève particulièrement sérieuse, je faisais toujours mon travail, c'est juste que comparé à ma dose actuelle, ce n'était rien!!
Comment préparer des enfants aux études supérieures, sans leur avoir donner de devoirs avant, sans avoir appris l'effort, l'idée que le travail paie, sans les avoir responsabiliser?
J'aimerai savoir comment ces enfants là vont faire en arrivant par exemple, en médecine, en prépa, en droit, en architecture où je fais moi même mes études. Toutes les études supérieures sont dures et pour arriver dans certaines écoles, il faut passer des concours compliqués, longs, avec une concurrence de dément (même pour les Beaux Arts, surtout pour les Beaux Arts => des milliers de demande environ 5000, 6000 voire plus, 60 étudiants retenus à l'arrivée).
Et derrière, les doses de travail sont bien plus importantes: pendant les périodes d'exam, en archi où je suis, je dors 2h par nuit, je suis capable d'enchainer 2 nuits blanches. Il y a bon nombre d'études où il faut tenir ce rythme.
Je parle consciemment des cas extrêmes, mais je m'interroge sur la capacité qu'aura un enfant à bosser dans ces branches là, sans avoir connu les devoirs.
La FCPE ou association de parents affiliés PS... elle décrète aucun devoir à la maison, c'est qu'elle refuse de penser à l'intérêt de l'enfant, pour ne penser qu'à son propre intérêt.
Avec la FCPE, youpiiiii, plus de devoirs...les parents vont pouvoir souffler, plus besoin de surveiller leurs rejetons le soir après le boulot, plus de leçons à faire réviser, plus de questions genre : "t'as fait tes devoirs?" avec le doute de ne pas croire ton môme qui dit oui.
Fini tout ça, ouf ! avec FCPE c'est enfin la déculpabilisation des parents vis à vis de l'école. Après leur démission vis à vis de l'éducation de leurs gamins, fallait bien un jour ou l'autre décharger leurs consciences de parents pas à la hauteur.
Et tu vas voir, le nombre d'adhérents à cette assos, grimper en flèche. C'est p'têtre le but recherché car l'intérêt de l'enfant, je ne le vois nulle part.
Entièrement d'accord avec Princess Soso, pour les devoirs et leçons, il faut doser c'est le rôle du prof, et en plus, cela responsabilise l'élève de travailler tout seul.
Je suis bien contente d´être retraitée de l'EN. Courage chère Princess Soso et aussi à tous les autres profs.
Curieusement, le "blog" http://cesoirpasdedevoirs.blogspot.... n'accepte pas les commentaires ! Ils ont peur de la contradiction ?
Salut Princesse,
je veux bien ton document step-by-step stp, si toutefois il est dispo
Merci et A+
Bonjour,
JE pense que rejeter d'un revers de main cette possibilité est un erreur.
Premièrement vous tenez pour acquis l'interet des devoirs, je dirai juste une chose, le premier pays dans la plupart des classsements sur la qualité de l'enseignement(la finlande) ne donne quasiement pas de devoir; en fait pas mais c'est pas interdit et oui je reviens de quatre mois de finlande donc c'est pas juste ce que j'ai lu, j'ai parlé à des Suomis. Je dis juste que sa peut être considéré comme une voie d'ammélioration de l'enseignement.
Deuxièmement en primaire, collège, lycée je ne faisais quasiement jamais mes devoirs; oui ça doit se voir à ce point car il y a peut être une ou deux fautes d'orthographes... Mais je pense que je vais faire un doctorat l'année prochaine(en science) donc sa va la fac, je me suis pas fait détruire, j'étais forcément pas le premier mais la conclusion c'est que l'on peut apprendre sans forcément faire 30 mins, 1 heure, 2 heure en primaire, collège, lycée par jour de devoir.
Cordialement
Lecteurs de Food'Amour
C'est bon, l'argument de la "mère qui bosse et qui n'a pas le temps".
Ma mère ( ma soeur aussi) a toujours travaillé (à plein temps) ET élevé trois enfants et, oh miracle, mes parents (et ma soeur et son mari) trouvent toujours le temps de vérifier les devoirs, faire réciter une leçon, dicter les mots à savoir pour la dictée du lendemain. Et si papa-maman ne sont pas là, ils vérifient au moins ce qui a été fait avec la nounou qui les récupère à la sortie des cours ou pendant l'étude.
Vérification faite auprès des intéressés, ça prenait et prend toujours maximum une demi heure par jour au primaire, une heure grand maximum par soir au collège.
Passé le collège, le rythme est pris, l'élève travaille tout seul.
Mais évidemment, ça exige que les DEUX parents soient VRAIMENT impliqués dans l'éducation de leurs enfants. Cela exige un peu moins de télé, un peu plus d'organisation.
Enfin, vous voulez éviter les drames de fin de vacances et/ou de fin de week-end ? Bah faites faire les devoir directement en rentrant après l'école, le samedi matin, les premiers jours des vacances.
Comme d'habitude la FCPE pond des inepties plus grosses qu'elle. Et elle le sait très bien car, sur ce fameux blog où les pauvres parents s'insurgent contre les devoirs (c'est parfois tellement gros qu'on dirait des fakes), il est impossible de répondre et de placer son propre commentaire. Auraient-ils peur de se faire incendier par les parents qui, comme moi et tous les parents que je connais, sont POUR les devoirs le soir (pas trop de devoirs, mais un peu quand même !)
Hello!
Je suis bien évidemment très très d'accord avec ton point de vue. Les devoirs à la maison sont indispensables pour que les élèves impriment ce qu'on leur apprend en cours. Perso, j'explique toujours en début d'année que quand je ne donne pas de devoir (écrit, s'entend), ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire et qu'il faut bien entendu apprendre sa leçon (c'est-à-dire au minimum relire ce qu'on a fait en classe et mémoriser le vocabulaire). Oui, parce que bizarrement, l'ingliche ça s'apprend pas tout seul pendant le sommeil, il faut un travail individuel actif qu'on peut pas faire en classe.
Par contre, je trouve que coller 1H de devoir à des gamins de primaire, c'est trop. Il faut savoir mesure garder et augmenter progressivement la dose à mesure que la scolarité progresse. Et puis à partir du collège, il faut dire que certains profs ne se concertent pas sur la quantité de devoirs donnés et que les élèves se retrouvent parfois avec des cahiers de texte bien remplis et ça peut être décourageant.
Et on se retrouve à se rendre compte qu'un cours sur "comment faire ses devoirs et apprendre ses leçons" n'est pas complètement superflu. On l'organise chez nous dans les classes de secondes en accompagnement personnalisé. On leur explique comment s'organiser, planifier ses révisions, etc... Bon, faut dire qu'on est un établissement qui rassemble des élèves venant de milieux très défavorisés où les parents sont peu présents pour faire ce travail là avec eux...
Clap, Clap, Clap!
Tellement d'accord! Plus de notes, plus de devoirs, pourquoi pas plus d'école....la science infuse!
Tout à fait d'accord avec A. Je suis pour : en primaire, apprendre une leçon ou lire un texte mais je suis carrément contre les devoirs. Les enfants se tapent des journées assez longues comme ça, ma fille fait du soutien en maths tous les jeudis midi et son instit donne très peu de devoirs, on y passe moins d'un quart d'heure. L'an dernier en CP, l'instit avait dit: "les devoirs sont interdits mais j'en donne parce qu'autrement les parents râlent mais vous n'êtes pas obligés de les faire faire" Alors à quoi ça sert?? Et il y en avait toujours beaucoup, notamment du mardi pour le jeudi, c'était l'horreur, elle pensait sans doute que toutes les mères avaient leur mercredi, et ben pas moi!!Quand je voyais que ça nous prenait plus d'une demie-heure ou que ma fille ne savait plus additionner 2+2 tellement elle était crevée, on ne les faisait pas.
Pour moi le parent consciencieux n'a pas besoin de devoirs pour suivre la scolarité de son gamin et celui qui n'en a rien à carrer, soit va laisser son gamin faire tout seul sans vérifier soit va faire à sa place pour être tranquille, à quoi ça sert ?
Beaucoup de mes amis passe 1 heure par soir aux devoirs d'un élève en primaire, ça me scandalise. Et chez moi, l'étude est payante, je n'en ai pas les moyens.
Ca t'intéresserait pas un poste au ministère de l'éducation ?
Je suis papa de deux enfants en CE1 et CP.
Pas de console à la maison. Et la télé n'est allumée qu'après que les deux petits aient été couchés. (je sais, je suis un monstre)
La charge de devoirs est suffisante pour que de 18h30 à 19h/19h15 nous ayons l'un puis l'autre à la table familiale.
Ces devoirs ne les empêchent pas de lire, bien au contraire! La lecture FAIT PARTIE des devoirs.
Et sans ces devoirs, nous ne pourrions avoir un suivi sur le travail effectué à l'école et les "ratés" d'apprentissage. Il est beaucoup plus facile de corriger le tir dans la journée, voir la semaine que bien des années après.
Alors FCPE, arrêtez les âneries: TF* et Caca-c*la auront bien assez de (je cite) "temps de cerveau disponible" avec vos petits anges quand ils seront grand. Faites les travailler avec vous sur les devoirs. Le primaire est là pour donner des bases dont nous, adultes, avons encore besoin.
Heu... la FCPE c'était pas celui qui était sensé être plus "pro" enseignant par rapport à la PEEP ? Ma mère était instit et y adhérait pour nous... mais je me l'imagine très mal nous dire qu'on avait trop de devoirs ; c'était plutôt style "le prof se déplace jusqu'à la fin de l'année pour te faire cours donc la moindre des politesses c'est d'y aller aussi"
Plus de devoirs, n'importe quoi ! Ce sont les présidentielles qui rendent tout le monde marteau ?
Et à quand "on n'apprend plus les leçons à la maison c'est sensé être compris et retenu en classe" pendant qu'on y est ???
Ah, et au fait, j'ai un beau fils de 11 ans en 6e qui est dans un collège difficile, je bosse à temps plein, mon mari aussi, on a beaucoup de trajets et un petit de 18 mois qui demande beaucoup d'attention pour couronner le tout et cela ne me viendrait pas à l'idée de dire qu'il a trop de devoirs !!
On s'organise le WE, on peste en lui (re-re-re..re)expliquant que s'il était plus attentif en classe, il retiendrait mieux et que cela irait plus vite à la maison, on lui apprend à s'organiser, à apprendre en plusieurs fois, etc... en espérant qu'un jour tout cela paie. Bon, on en ch...bien pour l'instant, mais cela ne nous viendrait pas à l'idée de s'en prendre aux profs.
D'ailleurs, à part en exercices écrits à la maison, ils font comment pour vérifier que chaque enfant a compris avec des classes de 30 en LV1 ? une intéro à chaque début de cours qui sera faite au détriment de l'oral ? Et en français, si les études de textes ne sont pas préparées à la maison, comment s'assurer que tout le monde a le temps de réfléchir au texte ? C'est vrai que cela ne viendrait à l'idée d'aucun enfant de ne surtout pas réfléchir tant que ce n'est pas lui qui est interrogé... et puis ce n'est pas comme si c'était important tout le reste de sa vie se savoir lire et comprendre un texte... Il faut détailler toutes les matières aux parents pour qu'ils comprennent ?
OH-MY-GOD !!!
J'ai essayé de poster ça sur le fameux blog, mais apparemment mon "témoignage" est beaucoup trop long...
Faudrait surtout pas rentrer dans les détails ou l'argumentation, hein !
"soit les élèves ont compris la leçon et réussi les exercices en classe, et on leur fait perdre leur temps, en les empêchant de lire par exemple"
S'ils ont compris en groupe, il est tout de même bon de vérifier que l'enfant puisse recommencer seul, et la répétition de la tache aide à l'apprentissage.
Quant aux activités, "lire par exemple", c'est une belle idée, mais quand on est honnête pour 2 secondes, ce temps-là risque pour la majorité des enfants d'être passé devant la télé ou la console...
"Soit ce n’est pas le cas et ce n’est pas à la maison, hors de la présence de l’enseignant, qu’ils pourront y arriver mieux !"
Dans le cas de devoir à la maison, l'enfant peut demander aux parents, qui selon leur disponibilité et leurs possibilités, pourront lui ré-expliquer ce qui n'a pas été compris en classe, ou insister auprès de l'enfant pour qu'il pose la question à l'enseignant au prochain cours, ce qui ne demande ni trop de temps, ni trop d'implication...
Un enfant a besoin de cadres, d'apprendre que les choses ne viennent pas toujours sans effort, de savoir demander de l'aide, d'acquérir une méthodologie... Les devoirs participent non seulement à l'apprentissage de savoirs, mais aussi, tout simplement, à celui du travail.
A ceux qui s'indigneraient de voir les mots enfant et travail dans une même phrase, je rappellerais que l'école n'est pas seulement là pour offrir un gavage de connaissances, mais aussi le moyen de s'en servir.
Et si l'on supprime les devoirs au collège, comment les élèves pourront-ils gérer l'arrivée au lycée ? la préparation du baccalauréat ? la fac, le monde du travail ? le goût de l'effort, c'est inné peut-être ?
Bref, ce genre de mesure me semble franchement dangereuse pour l'avenir de nos enfants. En ne réfléchissant que dans un présent perpétuel, la vie de l'élève serait peut-être un peu plus agréable pendant quelques années, avec un peu plus de loisirs (même si je ne crois pas que les gamins d'aujourd'hui en soient vraiment privés), mais bonjour l'entrée dans la vraie vie !
Pour des syndicats de parents d'élèves, tout ceci me semble bien irresponsable...
Bon je suis pour les devoirs et j'aimais les faire étant écolière car j'étais une bonne élève et n'avais pas de difficulté!
A présent je suis une mère de 4 enfants et je travaille à plein temps; les deux grands sont en cm1 et en cm2, les petits en maternelle!
Je trouve que ma grande de cm1 n'a souvent pas grand chose à faire à la maison (2 opérations et une leçon de français) mais elle arrive à y passer 1 heure et donc n'a souvent pas le temps de jouer! (et oui pas jeu pstruc ou autre chez moi donc c'est barbie et ses cops). mon cm2 a beaucoup de devoirs, souvent donné d'avance (la maîtresse les prépare au collège) et n'a pas le temps de jouer non plus!
Les devoirs j'adhère mais mes enfants ont la chance que je sois à la maison avec eux car ils ont zéro autonomie et je pense que dans des familles moins chanceuses, ça doit être très difficile; ça l'est déjà pour moi en train d'accrocher le linge et d'empêcher mlle 3 ans de monter sur le bureau de sa soeur, de corriger les fautes de la grande d'écouter en lavant m 5 ans, le grand me réciter sa poésie....
oui, les devoirs mais vivement l'autonomie....ceci dit, grâce aux devoirs, mon cerveau reste opérationnel!
Oui ben c'est clair que l'article de "ce soir, pas de devoirs" pue la mauvaise foi à plein nez...
Je leur ai d'ailleurs laissé un commentaire bien senti sur la phrase du "on les empêche de lire". LA BLAGUE !
Moi ça m'a toujours gavé les devoirs à la maison, parce que j'avais envie de décrocher (en plus j'avais mon piano à travailler, le solfège...et fut une époque c'était pas franchement 100% plaisir) mais je dois admettre que ça avait du bon, et même ma maman (qui est une maman choupi mais qui n'est jamais allée au lycée) aimait faire les devoirs avec nous.
Enfin je crois.
Enfin en tout cas elle faisait bien semblant alors!
Bises,
C.
C'est étrange, moi quand j'étais au collège (et ça ne fait pas SI longtemps), j'avais des devoirs comme tt le monde, et des exposés, et des contrôles. Je faisais aussi 6h de gym par semaine. Et je n'ai jamais eu l'impression de ne rien faire de ma vie, j'avais largement le temps de lire, regarder la télé et sortir.
Mon fils est en CP et je suis POUR les devoirs. Pas des trucs qui durent des heures avec des tas de lignes à recopier. Mais ce qu'il a à faire est très bien je trouve : un peu de lecture, mots de dictée à revoir, apprendre un bout de poésie, ce n'est pas trop demander ! Il est tout fier de me montrer ses progrès, son livre de lecture, etc .. et moi je sais où il en est !
Chère A.
me permettez vous de reprendre l'une de vos phrases?
"Imaginer que les enfants sont autonomes pour travailler après l'école (même sans accès à l'ordinateur ou la télé comme c'est le cas chez nous), c'est illusoire pour 70% d'entre eux, jusqu'à un âge avancé, et même pour des enfants sans difficulté."
Deux petites choses me chagrine.
La première étant l'appui fait sur l'absence de TV ou d'ordi, comme si cela était très préjudiciable.
La seconde, sur le contenu même.
Je suis maman ET dans l'éducation nationale. Donc, je peux donner un avis qui vous conviendras je pense mieux au vu de votre première phrase. (en toute amitié bien entendu.)
Mes parents ne sont ni riches, ni très cultivés, ni extrêmement instruits.
Je ne suis pas d'accord avec vous, sur cette phrase cité ci-dessus.
Nous avons tous été enfant nous aussi.
Nous n'avions pas non plus d'ordinateur.
Pourtant c'est étrange mais j'ai souvenir d'avoir fait mes devoirs tous les soirs sans soucis, et avec vérification parentale ou avec un simple dico.
Cela ne m’empêchais pas de lire le soir pour le plaisir, et de travailler mon instrument, voir de regarder la Tv le soir avec mes parents de temps en temps.
Et pourtant, comme l'a souligné Miss Soso, nous avions beaucoup plus de travail à faire a la maison.
je n'ai pourtant pas l'impression que mon frère comme moi même ayons fait parti des 30% de "chanceux".
Il y a tout de même des perles sur le site Ce soir, pas de devoirs.
Outre les fautes d'orthographe, notons cet enfant qui fait des "journées de 35h, voire plus" (huhu) : http://cesoirpasdedevoirs.blogspot....
Plus ça va et plus j'ai l'impression que les enfants sont considérés (à tort) comme de pauvres petites choses si facilement fatiguées, si exploitées... projection du propre ressenti des adultes sur leur progéniture ?
Malsain, en tous cas.
Yop yop yop ! Alors il est évident que dans le fond, je suis totalement d'accord, les devoirs c'est important, et permettent aux élèves de consolider leurs acquis, et même aux parents de se rendre compte de la progression de leur enfant, et cetera, et cetera...
Sauf que, dans ma plus tendre enfance, j'ai été traumatisée (ouais bon le mot est un peu fort mais il ne se passait pas une journée sans que je pleure à l'école tout de même) par une enseignante qui donnait beaucoup, réellement beaucoup de devoirs, je pense que ça en a dégoûté plus d'un de l'école mais ça, c'était en primaire, donc une seule instit... Quand on se retrouve après dans un lycée dit "élitiste" (ouais j'aime pas cet adjectif) et que chacun des profs y va de sa montagne (du jour au lendemain bien entendu, sinon c'est pas drôle) ben c'est pas choupi-choupi pour les nerfs...
Alors les devoirs, oui, mais il faut aussi prendre en compte que les élèves n'ont pas qu'un seul et unique prof...
Et sinon ma chère Princesse Soso, quand est-ce-que tu arrêtes de nous faire peur, à nous futurs acteurs de l'enseignement ? T.T
tous les soirs, mon fils qui est en CE1 a des devoirs. C'est assez sport de l'accompagner (il travaille d'abord seul) puis on revoit ensemble (son père, sa grand-mère ou moi). C'est assez sport car il a 3 frères et soeur plus petits qui demandent eux aussi de l'attention, que son maître ne veut pas de cahier de textes ("ça ne sert à rien") et que les 20 mn préconisées sont largement dépassées. Il n'y a pas d'étude dans son école et oui ça tourne parfois à la prise de tête. Mais c'est pas grave, je vois bien que les devoirs le font avancer et il s'y colle même un peu chaque jour pendant les vacances alors que "Monsieur ne nous a rien donné". Ce qui est difficile, c'est ce tâtonnement depuis qu'il est entré en primaire, pas d'information, pas de réunion avec l'instituteur, au début, je me suis sentie nulle. Les "réclamations" des parents n'y changent rien. Et franchement, je me dis qu'il a de la "chance" parce qu'à voir certains de ces camarades dans les rues du villages sitôt descendus du car scolaire, il a un avantage sur eux.
L'année prochaine, son frère et sa soeur, entrent en CP... j'avoue je flippe un peu
marrant ça : seuls les commentaires antidevoirs sont publiés... cenSSUre ?
Je lis depuis longtemps, mais c'est la 1ère fois que je commente.
Je suis maman et clairement (avec l'homme-de-ma-vie) je me classe du côté des pro-devoirs.
Dans le temps (lointain) de ma jeunesse, nous étions 3 à la maison et jamais il n'a été question de ne pas faire de devoirs. On rentrait, le goûter, 1/2h de relaxe et hop les devoirs. ça demandait de l'investissement à mes parents de nous suivre ainsi : devoirs très suivis dans la cuisine au primaire, plus autonome (mais contrôlé) ensuite. Nous étions félicités (et récompensés) pour de bons résultats, repris en cas de baisse.
J'ai fait pareil pour ma fille. Les devoirs ne sont pas une option à la maison. Nous ses parents, ça nous permet de savoir ce qu'elle fait, de repérer ce qu'elle n'a pas compris (et de l'orienter vers le prof/instit si on a pas su lui expliquer). Elle, je crois que ça l'a rassuré de savoir que papa-maman étaient derrière en cas de besoin.
ça nous permet aussi de passer du temps ensemble, pas à jouer certes, mais à l'aider, à discuter.
Elle n'a pas l'air traumatisée d'avoir eu des devoirs.
C'est devenu une collégienne épanouie, autonome, avec le goût de l'effort et du travail. Elle sait que pour pouvoir faire ce qu'elle veut plus tard, ça passe par les études et qu'elle ne peut compter que sur son boulot pour y arriver. Ce sont des notions aussi très présentes dans son collège, qui sont inculquées par l'équipe enseignante et régulièrement rappelées par le directeur.
Je ne suis pas pour (quoique) coller une palanquée de devoirs tous les soirs aux gamins, mais l'inverse du rien-à-faire-le-soir n'est pas mieux loin de là. Il y a un juste milieu.
Oui le soir je préfèrerais mille fois rester dans mon canapé à siroter un mojito, lire un bon polar ou mater une chouette série. Oui le we ça ne m'arrange pas toujours de ne pas "bouger" parce qu'il y a des devoirs, un projet d'arts plastiques chronophage à terminer. Oui j'ai pitié d'elle quand elle arrive aux vacances fatiguée et le brevet blanc est les 2 derniers jours avant ces vacances. Oui je préfère aller faire du shopping maman-fille qu'essayer de me rappeler si le grand côté du triangle c'est le côté adjacent ou l'hypothénuse.
MAIS bon dieu je suis parent, et ça fait partie de mon boulot de parent. De lui apprendre à travailler et à être autonome. De la faire grandir pour devenir une adulte avec un boulot qui lui plait et une chouette vie. Et quoi qu'en disent certains, ça fait partie de l'apprentissage les devoirs.
Je crois qu'il va falloir commencer à diffuser l'idée que ce n'est pas parce que "Arbeit macht frei" était une expression très prisée de nos voisins germaniques à tendances socialistes nationales - et d'not' bon Président - que ça rend tout ce qui touche au travail forcément sale, honteux, tabou, intouchable.
Je me souviens de ma période élève, les devoirs c'était chiant, mais nécessaires : ça permettait de mettre en place des mécanismes de mémoire, d'apprentissage, d'autonomie. Ces processus doivent subir ce que j'appelerais un "déverminage" (a noter que je n'ai pas employé le terme "rodage"), ou plutôt, des réflexes à apprendre et à entretenir.
J'aimerais aussi qu'ils sourcent leurs propos sur l'inutilité du boulot à la maison, parce qu'il y en a un peu ras-le-bol de devoir lire des âneries non vérifiées sous prétexte que "Ouais, non à la censure, je dis ce que je veux, on est dans un pays libre, démocratie vaincra, liberté d'expression, toossa.....".
Je trouve ça bien inquiétant que, sous prétexte que certains ont plus de facilités que d'autres, on exige que tout le monde se rabaisse au plus petit commun multiple, sous prétexte que vous comprenez, hein, devise Française oblige (le terme est également prisé des amateurs de football... Coïncidence ?). Qu'on accorde davantage de temps à ceux qui sont en bas pour grimper, totalement d'accord. Qu'on fasse volontairement dégringoler où qu'on entrave ceux qui ont assimilé les connaissances parce d'autres ne les ont pas intégré, pas d'accord.
J'ai l'impression que cette campagne sonne comme un aveu d'échec de la part des parents d'élèves : je cite ta citation : "Nous rejetons cette forme de « sous-traitance pédagogique » aux familles, qui, en outre, est cause de conflits quasi quotidiens entre parents et enfants."
Devoirs = Problèmes ? Plus de devoirs = plus de problèmes ! Shaddock powa ! Quand ça gêne et qu'on peut pas y faire grand chose (enfin il y a des parents qui pourraient faire quelque chose seulement vous comprenez, on est en démocratie, et dans une démocratie c'est le peuple qui décide - soi-disant - et dans le peuple il y a des cactus euuh non, des parents d'élèves.......qui ont précisément décidé qu'ils ne feraient rien), il y a toujours la "Copperfield solucheune" (enfin chez nous c'est plutôt la solution Dani Lary), on faît disparaître, on cache. Comme le chat. Où l'humain qui enterre ses centrales nucléaires défectueuses.
S'ils se sentent obligé de se mettre en bande pour lancer pareille campagne.....c'est que quelque part il doit y avoir une quille sous le Porsche (Cayenne).
Honnêtement, Princesse Soso, chapeau bas : vu la quantité de sucre qu'on vous casse sur le dos (les profs), on aurait pas eu besoin d'avoir recours aux esclaves dans les plantations de cannes il y a quelques siècles...
Courage, donc.
Bon, je vais faire succinct car j'avais écrit un message plus long, mon ordi a redémarré inopinément et j'ai la flemme de le réécrire (oui, surement pas assez de devoirs étant plus jeune...).
Alors :
- dejà, l'interdiction des devoirs à la maison concerne l'école ELEMENTAIRE,
- pour des enfants, qui ont entre 6 et 12 ans, une journée d'école (+ garderie, + cantine) c'est long ! Et c'est aussi, normalement, beaucoup de travail accompli, pas besoin de s'y recoller,
- l'argument du "s'ils n'ont pas l'habitude de travailler chez eux dès tout petit, c'est foutu pour eux" est moyen moyen... Donc autant leur donner des devoir dès la maternelle... Voire la crèche ! Je pense qu'il y a un temps pour tout. Et en élémentaire, c'est trop tôt. Mais bon, certains enseignants ont dû mal à changer leurs habitudes (je sens que je vais me faire des ami(e)s... !),
- enfin, si les devoirs servent à vérifier si la leçon est bien comprise, autant faire des évaluations "formatives" (ouais, je suis prof aussi) en classe... Ce sera plus égalitaire pour tous les élèves...
Donc, j'en aurais encore long à dire, mais d'autres personnes l'on fait très bien avant moi dans les commentaires précédents (d'ailleurs je les remercie d'avoir si bien exprimé leur point de vue)....
Les devoirs le soir en ELEMENTAIRE, c'est interdit et pour une fois, respectons ce qui est demandé ! C'est pas si bête que ça. Repensons-y...
Coucou, moi je veux bien ton document et pis celui du collègue de math Mihawk aussi, vu que c'est ma matière
(comme ça je suis pique assiette ? Non non je suis juste une jeune prof, je m'instruis auprès de ceux qui maitrisent mieux le truc que moi
)
) je trouve malgré tout que c'est utile, sans en abuser (of course) et pis en plus je me suis fait jeter par mes IPR quand il a vu que j'en donnais pas du jour au lendemain.....(Oui, "mes" IPR parce qu'à cause d'une principale vicieuse j'ai été inspectée 3 fois en 3 ans....Qui dit mieux ?). Donc le 26 rien que pour faire c*** je donnerais des devoirs, na.
Et au passage moi qui donne peu de devoirs parce que je trouve que quand ils ont bien bossé en cours c'est pas forcément utile (j'ai plus d'heure qu'en anglais aussi et je ne note jamais qu'il faut apprendre la leçon, mais il faut quand même
Dites-mi chère princesse, cela peut sembler exagérer, mes avec mes loupiots de 6èe j'aimerais construire une fiche pour qu'ils apprennent, or je ne sais pas trop comment m'y prendre. Tu crois que tu pourrais m'envoyer ta fiche step by step?
Sinon, malheureusement, faute de moyen dans notre académie (trop d'établissements APV) nous n'avons plus d'ATP. Par contre, les élèves ont toujours des heures de permanence où les surveillants peuvent aider aux devoirs. Les élèves doivent apprendre, tout comme les parents, que les enseignants sont toujours prêts à aider les élèves en dehors du cours. Concrètement, si j'ai un élève qui me dit qu'il n'a rien pigé au cours, qu'il vienne me voir à la récréation on en parlera bien volontiers.
Petite réaction concernant la maman avec enfants, mes parents travaillaient tous les deux tous les jours. Pourtant, quand l'un de mes parents préparaient le dîner, je faisais mes devoirs dans la cuisine comme ça ils pouvaient surveiller et faire réciter les leçons. Faire réciter, ça se fait aussi au coucher, quand on fait le bisou et qu'on éteint les lumières. Vérifier les classeurs, ça peut se faire le week-end. Vérifier la trousse c'est la même chose. Et puis, entre nous, un exercice de maths, un exercice d'anglais, une leçon à apprendre : ça n'a jamais mangé personne.
J'en rajoute
mais moi je dis clairement aux gamins que si les exercices que je donne prennent plus de 15 minutes de boulot (du jour au lendemain, pour les devoirs maisons prévus une semaine à l'avance c'est noté) il faut arrêter les recherches (recherches censées avoir laissé des traces sur un cahier de brouillon) et attendre la correction qui, immanquablement, viendra le lendemain en cours.
On ne demande pas aux parents de vérifier que les devoirs sont faits et justes, on demande aux parents de fiche leur gosse devant une table avec un cahier de brouillon, un cahier d'exercice, un cahier de leçon et un livre et de se débrouiller tout seul. S'il se plante c'est pas grave, il comprendra mieux la correction comme disait je sais pas qui plus haut. Après tout ça a jamais tué personne de rater un exo de math (sauf si tu as mal calculé la longueur de ton élastique avant de sauter....). Et l'erreur en elle-même est pédagogique.
Mais au fait, la FCPE ça penche plutôt à droite ou à gauche ?
=> officiellement, ça penche plutôt à gauche... ça me désole...
Je te remercie pour ta réponse sur le unschooling. En effet je suis intéressée par ça (ou homeschooling), parce qu'imaginer mon choupi dans une classe surchargée me fait flipper...
J'ajoute qu'en CM1 j'avais un enseignant 'terrible' (du type, à la rentrée quand on annonçait son nom, tout le monde retenait son souffle de peur d'être avec lui tant sa réputation le précédait). Tous les jours on arrêtait les cours à 16h et on avait 30 min de devoirs, à faire dans sa classe. J'en garde un bon souvenir, on avait aussi des choses à faire à la maison mais ces 30 minutes nous permettaient de nous calmer à la fin de la journée et de pouvoir lui poser des questions.
je suis d'accord avec toi mais je me pose quand même des questions
où est l'utilite de donner des devoirs quand ils ne sont pas corrigés en classe?
quand l'enfant ne voie pas l'interet d'en faire puisque pas corrigé
pourquoi dois je me battre pour qu'il les fasse dans ces conditions?
je mets près d'une heure chaque jour pour que mon fils ( en cm2)se mette au travail et une fois qu'il a pris son cahier de texte encore près d'une demi heure pour qu'il écrive la date, le numéro de l'exo et la page ( et je ne parle meme pas de la consigne qu'il doit écrire en entier en plus de l'exercice) et pourtant il en a pas beaucoup maxi 2 exercices écrits et une leçon à apprendre ( la aussi faut sans cesse rappeler a l'ordre), une autre voir deux a relire ( et encore quand il pense a tout mettre dans son sac, il est spécialiste de l'oubli)
bref si tu peux éclairer ma lanterne.... ou celle de mon fils .....
=> Euh... bah ça n'est pas normal de ne pas corriger les devoirs. Justement ce qui importe, c'est la mise en commun où les élèves peuvent justement poser des questions, expliquer ce qui a pu leur poser problème... Si l'instit' ne corrige pas les devoirs, tu peux tout à fait lui en parler. Écrire la consigne en entier permet de pouvoir réviser ensuite la leçon en sachant exactement sur quoi portait l'exo et c'est un entraînement à recopier sans erreur, chose que les élèves ont de plus en plus de mal à faire.
Bonjour,
Alors voilà, je suis instit. Actuellement en maternelle, mais changeant chaque année, régulièrement en élémentaire jusqu'au CM.
Je ne donne AUCUN devoir. Comprenez au sens propre du terme (sens qui est compris dans la loi), à savoir devoir écrit (obligatoire ou facultatif d'ailleurs): donc pas d'opérations à faire, pas de mots à écrire, pas de texte à rédiger.
J'estime en effet que cela n'a aucun sens à ce niveau. Car soit ils savent faire et donc l'intérêt à part perdre du temps ? Soit ils ne savent pas faire et là on aurait envie de dire "pas grave, c'est un moyen pour l'instit de voir qu'il y a un souci de compréhension et de revenir sur le sujet pour le travailler".. mais en fait non. Les parents responsables et consciencieux sont souvent aussi perfectionnistes et ne peuvent pas accepter qu'un enfant ait un devoir non fait. Alors là on entre dans ce fameux moment qui prend 1h ou le parent se substitue à l'enseignant pour faire comprendre une notion à un enfant. Et là, moi je suis totalement contre (d'autant que les parents font de grosses fautes de pédagogie, du genre "pour trouver le verbe tu conjugues".. et là la phrase piège qui tue : "je plante ma tente".. je tente, tu tentes, il tente.. le verbe c'est tente ...).
Donc pas de devoir écrit, c'est dans la loi (et pour des gens censés apprendre aux enfants à respecter la règle c'est quand même mieux qu'eux-même respectent les règles).
Par contre TOUS LES JOURS, des leçons à apprendre... PAR COEUR !
Des tables de multiplication, aux terminaisons de conjugaison, aux leçons d'histoire.. oui par coeur.. parce que de nos jours en CM2, il n'existe plus un seul gamin capable de faire une phrase à l'oral construite avec sujet, verbe, complément.
Les gens qui pensent qu'il suffit que l'enfant ait compris la leçon pour qu'il la restitue n'ont à l'évidence jamais écouté leur enfant s'exprimer. Et on vit une époque où le vocabulaire des enfants se réduit à peau de chagrin (en CM2, le métier d'une personne qui apprend des textes pour les restituer sur une scène devant des spectateurs c'est un .. théâtre.. des fois j'ai envie de pleurer).
Et oui, l'apprentissage par coeur est indispensable. Les tables de multiplication c'est pas rigolo, c'est fastidieux, c'est une corvée pour les parents, mais c'est indispensable.. et la seule compréhension de la création de ses tables ne suffit évidemment pas. Au collège prendre 2 minutes pour trouver 7x8 est synonyme d'échec inévitable.
Parents, si ça vous gonfle de faire réciter les leçons aux enfants et que dans votre esprit, avoir des enfants ça veut juste dire que dans vos temps libres vous jouez avec eux.. et bien je n'ai qu'une chose à vous dire : vous vous êtes plantés et vous n'auriez pas dû faire des enfants.
Un parent ce n'est pas un pote de son enfant.
Un parent c'est une personne qui doit élever son enfant.
Et si la société fait que maintenant avec votre travail le fait d'élever un enfant devient trop lourd et un véritable fardeau, et bien posez-vous la question de savoir pourquoi vous voulez un enfant...
Par contre je suis pour les devoirs écrits au collège et lycée car là il apparaît la dimension de l'entrainement pour gagner en rapidité et en réflexes, en plus de la dimension de méthodologie (c'est à ces niveaux que commencent les examens minutés) ...
Pour ce qui est du fameux empêchement à la lecture, je m'étouffe !
En maternelle, mes petits et moyens ont un devoir à faire par semaine (si si .. mais ne hurlez pas) : lire le livre de bilbiothèque (albums pour 3 ans, hein, pas du Proust en 400 pages).
Je suis effarée de voir que 90% des parents ne lisent pas le livre avec l'enfant et que quand on en parle avec l'enfant, ils sont quasiment tous incapables de me dire de quoi parle leur livre..
par contre la wii.. ils savent me dire à quoi ils jouent à 3 ans.
Mais qu'ils aillent brûler en enfer à la FCPE !
Je suis future enseignante, ex élève et je ne suis pas morte d'avoir eu des devoirs ! Je rentrais, je goutais et hop devoirs avec maman et ensuite c'était la fête à la maison ! Au collège même système mais en autonomie ! Maman ou papa ( et aucun des deux n'a fait d'etudes : mon père a comencé à bosser à 13 ans et ma mère à pas dépasser la troisième !) contrôlait à la fin et hop liiiiberté ! Je faisais mes devoirs à l'avance dès que possible. Et ça ne m'a pas empêché d'avoir deux entraînements de judo par semaine, une vie sociale, d'aller faire des trucs fun avec les copains ou mes parents !
Bon j'étais aussi le modèle d'élève qui trouve qu'une bibliothèque c'est l'endroit le plus chouette de la terre et pour qui la lecture était le plus fun des loisirs même si j'ai aussi bien apprécié mes consoles de jeux !
Merde à ces générations qui ne veulent plus en branler une et à ces parents qui refuse d'assumer leur parentalité dans ce qu'elle peut avoir de plus ingrat !
Je ferai tout pour que la semaine du 26 les cm1 avec qui je suis en stage aient des devoirs!
Je ne me rappelle pas trop des devoirs (enfin si, au collège, je me souviens d'une année terrible en terme de temps passé, je ne sais plus si c'était de ma faute -lenteur-, du fait d'un prof en particulier ou de plusieurs).
Globalement, j'ai bien vécu les devoirs, sauf en primaire, avec un livre de lecture, terrible. Suite à la lecture prescrite, il y avait des questions de compréhension auxquelles même ma mère ne savait pas quoi répondre (je précise que ma mère est d'un -très- bon niveau socioculturel) tellement elles étaient mal tournées.
Avec le recul, je ne comprends pas qu'elle n'ait pas décidé qu'après 15 ou 30 minutes de creusage de tête on arrête tout et puis tant pis. C'est si grave si un élève finit pas des devoirs sur lesquels il a planché quand même ??
Bref, hormis cette passionnante anecdote personnelle, je me demande ce que disent les études de l'OCDE à ce sujet. Nan parce que j'aimerais bien savoir comment font les autres systèmes éducatifs histoire d'étayer ma réflexion avec plus de matières que les "de mon temps..." et "chez moi ..."
Bonsoir Princesse SoSo
Je lis votre blog depuis des mois et je me décide enfin à laisser un commentaire car quelqu'un a osé aborder le sujet du homeschooling sur lequel je souhaitais votre avis.
J'ai plusieurs amies prof qui m'ont longtemps raconté les horreurs qu'elles voyaient/vivaient au lycée/collège. Avant d'avoir moi-même des enfants j'avoue que j'écoutais ça de loin en me disant qu'il y avait peut-être un peu d'exagération.
J'ai pour ma part vécu une scolarité quasi rêvée. J'ai eu des profs formidables, j'adorais l'école et apprendre. J'ai d'ailleurs longtemps cru que c'était la norme. Mon compagnon quant à lui a vécu l'inverse et en a gardé une certaine défiance vis-àvis des profs (et je reste polie).
Je lui ai toujours affirmé qu'il s'agissait de suivre les devoirs des enfants et de garder le contact avec les instits pour que tout se passe bien. Aujourd'hui j'ai 2 enfants en primaire (CP et CE2) et je m'aperçois que ça ne suffit pas. Les 2 sont submergés de devoirs incohérents et pourtant ils n'apprennent pas grand-chose, en tout cas pas les bases que j'estime nécessaires (je sais je ne suis pas prof ...).
Chaque instit m'a précisé qu'il ne fallait pas plus de 30 mn par enfant mais avec le listing donné ce n'est pas possible. J'ai de moi-même raccourci les devoirs (une page du livre à lire au lieu de trois, 5 mots au lieu de 10 pour le CP ...) et c'est très mal passé auprès de l'instit qui m'a lui-même dit qu'il n'interrogeait pas mon fils de cp en classe parce qu'il lisait trop lentement.
L'année dernière l'instit nous a donné une liste des sujets à enseigner à nos enfants pendant les vacances scolaires (futur en février et passé composé à Pâques) parce qu'elle n'avait pas le temps de finir le programme. Mon fils en CE2 apprend les fuseaux horaires (qu'il ne comprend pas), les os du corps humains, le paysage industriel ... autant de sujets qui sont dans son manuel et que je trouve superflus à son âge mais il ne connaît ses tables de multiplication que parce que je les lui fais réciter, il a du mal à différencier les notions de passé/présent/ futur .... Les bases ne sont pas travaillées et encore moins acquises.
J'ai tout de même laissé passer 3 ans avant de me faire une opinion aussi tranchée mais les problèmes se sont répétés chaque année. Je suis en colère car je rêvais qu'ils aient une scolarité heureuse. Peu m'importe qu'ils soient 1ers ou derniers de la classe je voulais juste qu'ils aiment apprendre. Aujourd'hui je ressens de la souffrance et de la peur chez mes enfants plutôt que cette idée qu'à force de travailler on finit par comprendre.
Je suis mes enfants pour les devoirs du soir, nous n'avons pas la télévision, ils n'ont pas d'iphone et ne connaissent pas encore facebook mais finalement je ne vois pas de résultats. Le constat d'échec est sans appel pour nous.
Le seul point positif est qu'ils adorent lire et les livres et ce n'est pas l'école que je remercie pour ça.
Finalement après beaucoup de réflexion j'ai pris la décision de déscolariser mes enfants à partir de la rentrée prochaine au moins le temps de leur inculquer les bases en français et maths. C'est un vrai sacrifice mais je l'estime nécessaire aujourd'hui avant que mes enfants ne prennent la culture en grippe.
Je travaille de chez moi (j'ai un vrai métier contrairement à ce que pensent les profs qui ont besoin de parents accompagnants), je travaillerai plus tôt, les enfants devront apprendre à être un peu plus autonomes, nous pourrons voyager un peu pendant l'année ...
Désolée j'ai été très longue et je me suis éloignée du sujet. J'ai horreur de ce genre de situation où en théorie je vous soutiens à 100% (plus de devoirs et puis quoi encore !) et pourtant dans la pratique je peine.
A bientôt,
Lara
PS Merci de m'avoir fait découvrir le millefeuille je suis devenue accro.
PPS Nombre de mes amies prof ont mis leurs enfants dans des écoles privées
Je trouve ça aberrant personnellement. A la fois en tant qu'actuel étudiant, et que, je l'espère, futur enseignant. Je veux dire, quand j'étais à l'école primaire ou au collège, les devoirs ne m'ont jamais empêché de pratiquer du sport avec mes amis, de jouer à la console et de lire.
Les devoirs à la maisons sont selon moi une bonne façon de poser les bases de ce que l'on vient d'apprendre et, lors du cours, permet à l'enseignant de voir si la leçon a bien été comprise. Car trop souvent, les élèves n'osent pas parler pour demander des éclaircissements. Et c'est là que vient le problème selon lequel les parents doivent aider leurs enfants avec leur devoir. Non, l'élève doit tenter d'appliquer ce qu'il a apprit, et s'il n'y arrive pas, qu'il se pose des questions, qu'il les notes afin de les poser à son professeur qui pourra lui fournir des explications en conséquences. Il y a un but aux devoirs, et ce n'est pas juste de faire ch*er élèves et parents.
Ensuite, à ceux qui disent que l'on est plus responsable une fois au lycée, car nous sommes des adolescents/adulescents, vous pensez vraiment que cette conscience et cette maturité vient toute seule ? Ou qu'au contraire qu'elle nait de ce que l'on nous a inculqué étant plus jeune ? De mon expérience, les gens que je connais qui ne travaillait pas en rentrant chez eux étant jeunes, ne travaillaient pas plus une fois au lycée, et ils n'ont d'ailleurs pas réussit. Car au lycée, il faut commencer à vraiment travailler de nous même, afin de préparer ce qui nous attends à la fac. Plus on avance, moins on est guidé. C'est comme avec le vélo, au début on met les petits roulettes pour apprendre, puis on les retire. Les devoirs à l'école primaire, ce sont des petites roulettes.
Et enfin, pour les familles nombreuses, y a un truc très bien qui a été découvert, ça s'appelle l'entraide. Vous allez pas me dire que vous avez pondu 9 lardons la même année si ? Les plus âgés peuvent peut être aider les plus jeunes en cas de difficultés non ? En plus ça les responsabilise (Mode Super Nany)
Quand aux disparités entre les familles éduquées et les autres, c'est stupide de penser qu'elles vont disparaitre s'il n'y a plus de devoirs. Une famille qui demandera à son enfant ce qu'il a apprit en cours, verra bien s'il a des difficultés et pourra toujours lui venir en aide. Alors que des parents qui n'en ont rien à f**tre et qui veulent juste pouvoir regarder le match de foot à la télé ou le bonheur est dans le pré (gros clichés bonjour), effectivement, ceux là vont se sentir bien désavantagés. Sérieusement, posez vous les bonnes questions.
Alors oui, peut être qu'on est le pays avec le plus d'heures à l'école, le plus de devoir à la maison, mais on est aussi le pays avec la mentalité la plus pourrie quand il s'agit de l'enseignement. L'élève est fatigué ? Rien ne lui interdit de faire un break AVANT de s'attaquer à sa demi-heure de devoirs.
Y a-t-il une preuve que les devoir à la maison sont la cause de l'échec scolaire ? Je ne pense pas.
Par contre le fait que les parents refusent de reconnaitre que le dit échec puisse être leur faute, ou tout simplement celle de leur enfant, plutôt que de rejeter la faute sur l'enseignant, ça c'est un fait assez reconnu. Quand il y a toute une classe qui est en situation d'échec, on peut se dire que c'est le prof le soucis, mais quand ce sont des cas isolés, il faudrait penser à se remettre en question.
Franchement, si vous n'êtes pas contents de la France, tentez votre chance dans un autre pays. Allez voir au Japon par exemple. On verra si vous revenez pas en disant que la France, finalement, c'est pas si mal. Et eux ne se plaignent pas là bas. Mais eux ont la mentalité du travail, et pas de la farniente comme ici. Y a pas de miracles dans la vie, y a que les meilleurs qui réussissent, et pour être le meilleur, il faut bosser, et le plus tôt on commence, le mieux c'est.
J'ai un avis assez partagé sur la question des devoirs.
Je suis instit' remplaçante, je vois donc pas mal de classes et de niveaux, et ce dont je suis convaincue, c'est que peu de devoirs bien faits valent mieux qu'un tas de devoirs bâclés.
Imaginons 2 cas de figures:
- Un gamin qui va avoir une leçon d'orthographe à relire (sur le pluriel des mots en "ail", par exemple) et 2 exercices à faire; il ne va pas relire la leçon, pour gagner du temps, et faire rapidos les exercices, au p'tit bonheur la chance (il écrit "des corails", ce petit sacripan)
Bilan: une leçon non sue, et 2 exercices bâclés.
- Un gamin qui a juste la leçon à apprendre. L'instit a bien insisté: la leçon doit être vraiment apprise, mêmes les exceptions, ces connasses: vitraux, émaux, etc...
Bilan: une leçon (à peu près) sue!
Je caricature sans doute légèrement, mais on n'est pas si loin de la vérité.
Personnellement je donne assez peu de devoirs: En cycle 3 (CE2,CM1,CM2) toujours la leçon à apprendre en cas de nouvelle notion, et selon les jours poésie à mémoriser, tables de multiplication...
Assez peu d'écrit, environ 2 fois par semaine en général: un petit exercice (par ex, si on est en train de bosser sur le passer composé, je donne 3 verbes à conjuguer à telle ou telle personne + les employer chacun dans une phrase de leur invention) ou 2-3 opérations.
Je peux parfois aussi donner à finir quelque chose qui n'a pas été terminé en classe car l'élève a trainé: la copie de la poésie, une carte de géo à colorier...
Je ne cumule pas tout ça le même jour, je donne le plus souvent 2 choses parmi celes que j'ai citées, rarement plus.
En cycle 2 (CP et CE1), surtout de la lecture ou relecture de texte.
(Après, c'est différent au collège et au lycée, on est bien d'accord; l'autonomie, les besoins et capacités des élèves ne sont pas les mêmes).
Je pense que certains instits donnent beaucoup de devoirs, mais, plus qu'une volonté propre, il s'agit surtout de répondre à une demande des parents, pour lesquels donner beaucoup de devoirs, ça fait "sérieux" de la part de l'instit.
Ce qui est totalement con, on est bien d'accord.
Je ne vois pas en quoi donner plein d'exercices du livre de maths ou de français aux gamins à faire à la maison (et du coup ne même pas avoir le temps de tout corriger le lendemain en classe, car il faut avancer sur la suite) est une preuve de sérieux ou de compétence de la part de l'enseignant.
C'est de la poudre aux yeux, une volonté de brosser les parents dans le sens du poil (et d'avoir la paix, parfois, quand on a affaire de gros parents relou qui viennent vous dire que vous ne faites pas votre métier parce que les gamins n'ont pas 3h de devoirs à faire le soir)
Je comprends d'autant moins la requête de la FCPE!
Esprit de contradiction, quand tu nous tiens...
Pas prof (ni "parent d'élève") mais parent qui sera un jour concernée par le mouflet-à-lécole-avec-des-devoirs, je tique sur le terme de "coéducation". Je croyais que l'éducation c'était le boulot des parents et l'instruction le boulot des profs. Comme si ça "volait" quelque chose au rôle parental que le mouflet soit à l'école... bizarre. Pardon si je suis un peu hors sujet et maladroite, je n'ai (heureusement) pas encore été confrontée à ce genre de problème
en tout cas bien d'accord avec ton argumentaire. Courage, résistez!
@ A "car il est bien évident que les devoirs seront mieux faits, approfondis et plus profitables aux enfants qui ont les parents les plus instruits, disponibles et motivés..."
Ma maman est espagnole, elle sait lire, mais elle ne sait pas écrire le français, elle est allée à l'école jusqu'à l'âge de 15 ans. Pendant toute ma scolarité primaire elle m'a aidé pour mes devoirs. C'est à dire qu'elle m'a fait réciter mes poésies et mes leçons, elle a vérifié que j'avais bien fait l'exercice de maths, que je connaissais mes tables de multiplication, et que j'avais souligné des mots dans un exercice où l'intitulé était "souligne tel mot dans le texte suivant". Parfois je me plantais, mais en classe j'étais attentive à la correction. Les devoirs c'était pas une partie de plaisir, et je n'aimais pas ça, mais bon, ça va en étonner plus d'un, j'ai une révélation à faire, la vie c'est pas de la brioche, (ici aux Antilles on dit "la vie c'est pas du suc à coco"), ça se saurait, dans la vie y'a des contraintes, c'est pas cool mais c'est comme ça, et d'ailleurs c'est l'existence même de ces contraintes qui fait qu'on apprécie les petits moment de bonheur et de détente.
M: Il faut voir ce que vous entendez par devoirs, une leçon ok, mais pas de devoirs, est ce que ça veut dire pas d'exercices? Donc pas d'additions par exemples? Demander à des élèves de faire deux additions, ou deux soustractions, ou deux divisions pour le lendemain c'est vraiment la mort? Demander de souligner les verbes, ou les adjectifs dans un texte pour appliquer ce qu'on a fait dans la journée c'est vraiment de l'esclavage? (les gens qui osent utiliser ce mot à tort et à travers n'ont aucune conscience de ce qu'a réellement été l'esclavage!)
Et puis je suis désolée d'avoir à expliciter mais pour TOUS les enseignants les devoirs c'est " l'ensemble de travail que l'on demande à un élève de faire pour une séance ultérieure, que ce soit, un exposé à préparer, un texte à lire, une leçon à apprendre, un exercice à faire..."
@ hoc hoc
pour faire comme en Suède, il faudrait que nous soyons... des Suédois? Genre le français est-il fondamentalement citoyen? Le français ramasse t-il spontanément le papier dégueu qu'il a "fait tomber par terre sans faire exprès"? Se tait-il pour écouter quand un autre a la parole? Ramasserait il les merdes de son chien dans la rue s'il n'y avait pas d'amende, d'ailleurs, avec les possibilités d'amendes le fait-il?
Mon collègue d'allemand me dit: oui c'est vrai, en Allemagne les cours sont plus cool, les élèves mangent en classe, mais s'ils salissent un truc ils nettoient, ici un élève qui fait tomber le contenu de son taille crayon par terre et à qui tu demandes de prendre un mouchoir et de ramasser te répond, les femmes de ménage sont là pour ça.
Et il me dit aussi: quand le prof parle, ils écoutent, et s'ils étaient en train de parler en même temps que le prof et que le prof fait une remarque il ne disent pas plein de mauvaise foi "c'est pas moi... je parlais pas" ou "mais je lui demandais des ciseaux" alors qu'à aucun moment t'as demandé à qui que ce soit de découper quoi que ce soit."
Enfin ça veut dire que le Suédois n'apprend pas de poésie? de dates historiques? de théorèmes? J'ai beaucoup de mal à y croire, encore une fois il faudrait définir le "pas de devoirs" des suédois ou finlandais.
Puisqu'on parle de santé, je vous invite à lire cet article dans Le Figaro santé, pour se prémunir contre Alzheimer il faut développer le cerveau dès le plus jeune âge.
http://sante.lefigaro.fr/actualite/...
Effectivement, les français sont de plus en plus nuls lorsqu’on teste leur connaissances et leur capacités, je ne suis pas certaine que supprimer les devoirs va nous aider à nous améliorer, je rappelle que du temps où on était bons, jadis, il y en avait des devoirs.
Qu'on ne me donne que 15 étudiants par classe, tous attentifs à 100% en classe, des parents qui utilisent la lecture comme un loisir réel, et qui me soutienne dans ma démarche, en proposant à leur enfants autre chose que la TV baby sitter, l'accès illimité à FB et............PEUT ETRE que je pourrais arrêter de donner des devoirs... Il y en a qui se trompent de combat...
Llaria > envoie moi un mail sur ender_ms at hotmail.com et je t'enverrai mon document.
Deux très beaux travaux, l'un d'une équipe de neuropsychologues sur la mémoire de travail et l'autre du Laboratoire d’Etude de l’Apprentissage et du Développement sur la mémoire à long terme :
http://www.crfna.be/Portals/0/MdTbr...
http://leadserv.u-bourgogne.fr/~yan...
Toutes les études admettent que les processus de mémorisation à long terme sont liés à la répétition (à la révision) et notamment avec ce qu'ils appellent la boucle phonologique (la voie intérieure - fonction verbale) et le Calepin Visio-Spatial (imagerie mentale). En d'autres termes, le meilleur moyen de retenir quelque chose de manière durable, c'est de le répéter, de faire ses gammes, de s'entrainer; et ceci afin de mieux faire pénétrer l'information dans le système de stockage.
Comme je le répète souvent à mes élèves et à mes enfants : ce qui a de la valeur demande des sacrifices et c'est valable pour tous les apprentissages de la vie.
Phrases emplies de sagesse :
« Un travail constant vient à bout de tout. » Virgile
« Je ne crois pas au génie, seulement au dur travail. » Michel Petrucciani
« On ne peut rien obtenir de bien sans travail. » Philippe Djian
« Les plus grands dons, jamais, ne compensent un travail insuffisant. » Isabelle Hausser
Merci à toi, Princesse Soso, pour ce blog qui redonne un peu d'humanité à une corporation d'enseignants qui plonge malgré elle dans un gouffre qui semble sans fin
J'ajoute aussi que mes parents, ces sales fachos (profs, en plus), m'ont répété depuis le primaire que "t'as pas de devoirs, mais on va quand même relire les leçons du jour". Oui, c'est super relou pour un gosse qui ne comprend pas l'utilité de "relire ses leçons du jour" alors que le contrôle n'est pas pour tout de suite.
Cette habitude prise au primaire a cependant été très précieuse pour la suite. D'ailleurs maintenant que je suis prof, je vois trèèèès bien la différence entre ceux qui relisent/apprennent leurs leçons chaque soir, et ceux qui révisent à l'arrache la veille du devoir sur table.
Quant à ceux qui se glorifient de n'avoir jamais fait leurs devoirs et font pourtant un doctorat en assumant de faire des fautes d'orthographe sur le mode "j'en ai rien à foutre"... c'est simplement honteux de bêtise autoproclamée.
Merci à Artémise qui a su discrètement rappeler que dans le triptyque parents-enfant-enseignant, il y a aussi le père !!! (ma bisounours attitude me pousse à penser que les pères aussi s'impliquent dans l'éducation de leur enfant, c'est fou, non ?)
Vos enfants vous saoulent avec les devoirs ? vous n'en pouvez plus de passer des heures à vous remémorer Thalès, be-was/were-been et l'accord du participe passé ? Vous avez eu une journée éreintante, vos enfant aussi, et vous avez encore 35 copies à corriger/un repas à faire/le petit dernier à doucher/le nouvel HIMYM à regarder ?
La solution est simple : laissez faire vos enfants. Les devoirs ne sont pas une interro, s'ils se trompent, ils apprendront. Le but est qu'ils réussissent à faire le truc tout seuls, pas avec vous derrière qui les stressez à max.
Oui, désolée, chers parents, vous êtes stressants. Moi qui ai le permis depuis 4 ans, je ne fais jamais autant de conneries que quand ma mère est assise à côté de moi...
Ne reprochez pas aux profs de donner trop de devoirs et de vous pourrir vos soirées : vous vous les pourrissez bien tous seuls.
Je suis désolée d'afficher ce brin de condescendance, mais là, je lis certains commentaires à ce post superbe, auquel j'adhère à 250% et ça me gave un peu..., et je coupe court à toutes critiques en confirmant qu'effectivement je ne suis qu'une pauvre nullipare. Sauf que j'ai gardé des enfants tous les soirs pendant 2 ans, et que j'étais chargée des devoirs... j'ai très vite compris que ce qui marchait le mieux c'était "tu les fais seul, on en discute après"... ce qui me permettait en plus de faire les miens, de devoirs (en vrai je regardais la télé avec le petit frère mais bon)...
Alors, c'est vrai, ya des gamins paumés, qu'il faut suivre à la ligne, mais ces gamins paumés ce n'est pas en faisant des devoirs une affreuse épreuve de chaque jour qu'on va les aider.
Ces derniers temps, on voit partout dans les magazines, dans les journaux ce thème : "la galère des devoirs"...
et ben, ça devrait pas être une galère avant la 3ème ou la seconde. Je dis pas que ça devrait être un plaisir non plus (et pourquoi pas ? une leçon d'histoire peut devenir méga choupie si Papa n'est pas sans cesse en train de nous reprendre sur les dates), mais juste une petite demi heure, entre le goûter et les dessins animés ou le vélo avec les potes ? une demi-heure !!!! le temps d'un épisode de HIMYM, justement...
Avant que les parents se prennent pour des enseignants du soir, s'ils pouvaient déjà être parents à 100%, ce serait merveilleux.
et je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous cette phrase hautement philosophique lue dans les toilettes d'un bar perdu au fin fond de la capitale girondine :
L'échec est meilleur professeur que le succès.
voilà.
ca me rassure de voir que les enseignants se battent comme ca pour l'avenir de l'instruction nationale. Quand aux parents demissionnaires qui n'ont pas assez de temps parce que trop d'enfant, trop de travail, ou trop de loisir, fallait y reflechir avant!!! On dirait que les enfants sont des produits de consommation et que de plus en plus les parents se dechargent de leurs responsabilite sous des pretextes plus cons les uns que les autres.
Princesse Soso, ca fait des annees que je vous lis avec toujours autant de plaisir et de malheureusement de consternation.
Si l'instit' ne corrige pas les devoirs, tu peux tout à fait lui en parler.
merci pour ta réponse, je lui ai déjà poser cette question en début d'année à l'occasionde la réunion parents - prof sachant que l'an dernier fiston l'avait déjà, et sa réponse a été que l'an dernier elle manquait de temps a cause du double niveau qu'elle avait et que cette année ,elle en corrigerait mais pas tous car manque de temps et qu'elle ne peut pas passer sa matinée à faire les corrections. Elle a rajouté que l'année prochaine en 6eme les enfants tomberont de haut avec les devoirs.
l'an dernier elle a dit aux enfants que s'ils ne voulaient pas faire les devoirs ce n'était pas grave car ils ne sont pas obligatoire ( chose a dire a un enfant!! surtout qu'après elle dit aux parents qu'ils faut qu'ils fassent les devoirs car sinon au collège ca va être dur)
=> Tout travail donné doit être corrigé, grosse base élémentaire... Elle devrait donner uniquement des exos qu'elle aura le temps de corriger. Pour des raisons pratiques et pécuniaires, les classes double-niveau sont légion et je ne suis pas particulièrement fan du concept... Si elle veut leur filer davantage d'exos, elle peut leur donner de l'approfondissement facultatif le week-end que les élèves pourront lui rendre le lundi. Effectivement, ne pas entraîner les élèves à travailler un peu chaque soir ou tous les deux jours, un peu le week-end compromet leur futur rythme au collège où ils vont se retrouver avec un agenda bien rempli...
Comme plusieurs d'entre vous, je lis ce blog très régulièrement, mais c'est la première fois que je laisse un commentaire !
Je pense que réfléchir aux devoirs est une bonne chose. De là a dire qu'il faut les interdire purement et simplement, ça me semble plus que déraisonnable...
J'ai quitté le lycée il y a déjà 25 ans (et oui, je ne suis plus toute jeune...) Je me rappelle des devoirs à l'école primaire (en Belgique)...je n'ai pas le souvenir d'une corvée, mais c'était tout de même plus dense que ce qu'on demande aux enfants aujourd'hui...(j'ai du apprendre à conjuguer des verbes comme acquérir à tous les temps et à toutes les personnes, avec mon Bescherelle par exemple, ne ne parle pas des dictées interminables, des listes de mots à avaler,e tc...)
J'ai également fais mes études d'instit là bas, pour finir par m'installer en France avec mon cher et tendre, et pour des raisons de non reconnaissance de diplômes et autres, je n'ai finalement jamais enseigné...
Bref...Je suis aussi une maman de 5 enfants de 17 à 5 ans et les devoirs, ben, je connais un peu...
A l'élémentaire, souvent en début d'année, l'instit dit en réunion que les devoirs écrits sont interdits, pas les leçons, mais qu'il ne sera pas rare qu'elle donne quelques exos à faire (genre une ou 2 opérations...)
Là, déjà, des parents râlent...parce qu'il n'y a pas assez de travail à faire...
Ne marche-t-on pas sur la tête ?
Il me semble que donner un cadre (encore un ?) serait peut-être mieux que de déclarer qu'ils sont interdits...Je m'explique...
Avec certains instits, c'est 2 poids, 2 mesures...certains ne donnent quasi rien comme devoirs au CM2...et les gamins se demandent ce qu'il leur arrive à l'entrée en 6ème...D'autres vont en donner énormément, même dans les petites classe (mon second avec des dictées de 2 phrases à apprendre en octobre au CP...)
Ce sont les exceptions...car la plupart respectent le rythme des enfants, et ne donnent pas énormément de travail...un enfant qui a des facilités y passe 15 minutes, un autre qui a plus de mal devrait pouvoir les faire en 30...
Le problème étant donc les exceptions...
Au collège, ça se corse suivant le bahut, les profs, etc...
Quand mon aînée est entrée en 6è, j'ai cru qu'elle n'y arriverait pas, pourtant, c'était une fillette assez choupi, qui avait de bons résultats et l'habitude de travailler un peu le soir à la maison...(je dis un peu, car elle ne croulait pas sous les devoirs à l'élémentaire...)
Le leitmotiv du collège qu'elle fréquentait était en 6è, c'est du sérieux, finit le bon temps du primaire...Du coup, la miss rentrait à 17h15, goûtait rapido et se mettait à ses devoirs jusqu'au repas du soir (2h environ) le mercredi et le w-e, nous la faisions "s'avancer" en lui promettant qu'ainsi, les jours suivant, elle n'aurait plus qu'à réviser les leçons...mais ça ne fonctionnait pas, vu que les prof leur redonnait du boulot au jour le jour...elle a fini par se décourager, en me disant à quoi bon prendre de l'avance, puisque jamais je n'arrive à être tranquille un soir...Ca s'est calmé à la Toussaint...nous avons vraiment eu l'impression d'un genre de bizutage pas drôle du tout...on m'aurait dit à l'époque qu'on interdisait les devoirs, j'aurais signé...
Je me suis également dit qu'elle avait de la chance d'avoir une maman à la maison et un papa instit qui ne rentrait pas trop tard, pour superviser tout ça et l'aider à s'organiser...(avec 5 enfants que j'ai choisi d'avoir, j'y ai réfléchi, Agripine ce n'était pas toujours facile..)
Ma troisième, une vraie choupinette d'amour et tout est tout, a sauté une classe et est rentrée en 6ème cette année...j'avais tout de même un pincement au coeur pour elle, car j'avais tout de même un peu l'impression de lui voler un peu de son temps d'insouciance (mais le choix était fait, à sa demande, donc...) Elle n'est pas dans le même bahut parce qu'on a déménagé...et là...ô miracle...les "p'tits" 6è sont chouchoutés comme des rois ! Elle a un emploi du temps de rêve, sait s'organiser...le vendredi elle termine tôt, rentre, fait ses devoirs pour la semaine et quand les petits rentrent, elle a quasi tout terminé...le restant de la semaine, elle travaille une heure par jour tout au plus, et profite donc de son temps pour lire, jouer dehors, etc...
Il me semble donc qu'il faudrait trouver un juste milieu...
Je peux comprendre les parents qui travaillent, qui récupèrent leurs gamins à 18h voir plus tard et qui n'ont pas (plus) envie de faire faire les devoirs à cette heure là...
J'ai un peu plus de mal à comprendre les mamans (ou les papas) à la maison avec plusieurs enfants à gérer...C'est vrai que le temps des devoirs peut être un peu hard (quand ma grande était en 5è, j'avais ma dernière de quelques mois, un petit de 4 ans qui me monopolisaient beaucoup...mais...autant j'insiste pour qu'ils fassent leurs devoirs, autant je les laisse faire tout seul...je n'interviens que s'ils le demandent...pour dicter des mots ou autre...) mais ce n'est pas insurmontable si on leur apprend à être un chouilla autonome...(et quand on est une famille nombreuse, c'est un atout, d'être autonome ;-))
Donc pour moi, oui aux devoirs, mais dans la bonne mesure...et il faudrait que des deux côtés (parents et corps enseignant) chacun fasse un effort pour rester raisonnable dans ses demandes...
Il est intéressant de constater que les commentaires laissés sur le blog de "Ce soir pas de devoir" reflètent davantage, et très largement, des problématiques des parents que de celles des enfants. En gros, les devoirs ça fait suer les parents, voilà tout, et les pathétiques tentatives pour ramener le débat autour des enfants n'est qu'un étalage d'arguments fallacieux qui ne tiennent pas debout une seconde, comme le montre brillamment Princesse Soso.
Bienvenus dans une société qui fait passer le confort de parents démissionnaires avant la réussite de leur enfant. Et après on s'étonne...
Hi Soso !
Je suis Eva, une élève de 1e, quelque peu fan de ton blog (a.k.a j'ai récemment découvert et j'ai tout lu), et future prof d'anglais si God me le permet (D'ailleurs si tu as un ou deux tuyaux pour les études à suivre...)
Bref, je voulais donner mon avis d'élève indignée face à cette connerie monumentale. Certains risquent de penser que les élèves seront les premiers à crier de joie parce qu'ils seront débarrassés des devoirs et qu'effectivement, ça leur fera plus de temps pour jouer à la console/checker son statut/fumer des clopes au jardin public (rayez les mentions inutiles). Mais certains d'entre nous (pauvres incultes ignorants que nous sommes) accordons quand même un peu d'importance au travail à la maison, ne serait-ce que pour la simple et bonne raison qu'il faut effectivement apprendre à bosser seul, car, sauf mauvaise compréhension de notre part, les contrôles et les examens, on les fait pas en communauté et on demande ni l'aide des parents (encore que j'en ai vu qui faisaient ça avec leurs portables, Sisi, jte jures), ni celle de ses camarades (dans un monde idéal) et encore moins celle de l'enseignant.
Alors avant que certains de mes pairs crient "Youpi" face à cette idée génialissime, ce serait cool qu'ils se rappellent que faire un travail seul et un travail avec de l'aide, c'est pas pareil, et qu'il n'y aura personne pour leur tenir la main au brevet/bac. Et puis y'a un moment où il faudrait que les parents et les élèves soient honnêtes, ils se plaignent qu'il y ait trop de travail à la maison, mais la moitié des élèves ne fait pas correctement/entièrement/du tout ses devoirs (sauf quand il y a une sanction à la clé, et je trouve d'ailleurs regrettable d'en arriver là...).
En revanche, dans ceux qui râlent en disant que c'est quand même cool que les parents puissent ré-expliquer certains truc que leur marmot n'ont pas compris parce que ne pas réussir à faire ses devoirs, c'est trop un truc de fifou abruti/délinquant, ce serait bien qu'ils se rappellent que tout le monde n'est pas méga fort partout, et qu'un parent qui peut t'aider à faire une factorisation en 5e ne saura pas forcement t'expliquer la loi Binomiale en 1e et qu'il y a peu de chances qu'il ait la pédagogie nécessaire, même s'ils sont doués dans la dite matière. Mais bon, ça tu l'as déjà dit...
Alors moi aussi je suis pour les devoirs, même si ado c'était le pied quand il n'y en avait pas!! Les devoirs m'ont permis: d'avoir un peu de discipline, d'être toute fière devant ma mère quand j'avais tout bon, de parfois mieux comprendre ce que je n'avais pas compris en cours avec les explication différentes de ma mère, de piquer des crises quand je ne comprennait rien...
J'ajouterais que ma mère nous demandais en plus de relire nos leçon même si la maitresse n'avait pas dit!!
Et cela ne m'a jamais empeché d'énormément lire et d'aimer ça.
On peu peut être créer un blog "cesoirdesdevoirs!!"
Etant future prof d'anglais et étant actuellement en stage en collège, j'approuve à 100% cet article. Et pour le 26 mars, je continue sur ma lancée: des devoirs comme tous les jours (courts, hein! J'ai mes petits 6è tous les jours, sauf le jeudi. Alors je reste dans les choupi-devoirs!). En plus, en tant que "remplaçante" (c'est ce qu'ils croient. Oui, j'ai menti pour sortir vivante de ce stage!^^), ils tentent de jouer aux petits malins. Conséquence: des cours "raccourcis". Tu veux pas bosser en cours? Eh bien, tu bosses à la maison! Un peu de responsabilités et d'autonomie, m****!
OMG ! Et dire qu'il va falloir se coltiner le discours pré-enregistré du représentant FCPE au conseil d'école... Alors qu'il y a des vrais sujets liés à l'école... Pffft ...
Bon au moins me voilà prévenue !...
Merci Princess
Ben j'étais à la FCPE lorsque je représentais les parents. J'ai plus voulu représenter les parents justement parce que d'un côté tu as les enseignants qui enseignent et savent (enfin c'est mon pré-requis perso) le faire et de l'autre les parents qui sont là pour les tâches du genre "éduquer, fixer les limites, apprendre à réfléchir sans croire que la réponse est dans wiki,...". En préparant les réunions avec l'équipe pédagogique je faisais le tour des parents. J'en ai eu ras les couettes de répondre "Bah non...on est pas là pour ça m'dame" aux demandes du type "Mme X déteste mon fils/ma fille : elle le/la punie tout le temps pour rien ! Vous pouvez demander à la directrice qu'elle la vire ?", "Ma fille/mon fils est surdoué(e) et pourtant la maitresse veut pas lui faire sauter de classe ! Vous pouvez lui en parler ?" quand c'est pas directement "Faudrait dire qu'on enseigne comme j'ai vu sur Internet ! c'est super..." Ouais sûrement sauf que moi j'ai autant de compétences pour juger de ça qu'un lémurien donc...) Du coup, j'accompagne les gosses en sorties, je fais le jardin, je me casse le c** pour aller chercher des lots pour la tombola et c'est tout !
Cette année, j'aimerai vachement plus que la FCPE se bouge/organise la révolte/beugle contre la fermeture de classes que militer pour l'abolition des devoirs (de l'esclavage ?).... Bon, ok, je vais partir du principe que des études scientifiques ont vraiment démontrées que c'est mauvais pour le nélève. Je pose la question : "Pourquoi que nous on en est pas morts ?" Scientifiquement parlant ça me pose un problème. Si c'est pas la raison de la suppression, c'est que c'est autre chose non ? Alors le parent que je suis renvoie au sketch (super marrant au demeurant si on sait faire du 2nd degré) d'Anne Roumanoff et la vraie problèmatique "Qu'est-ce que ta maîtresse a prévu ce soir pour me pourrir la vie ?" Et oui, ça casse les noisettes de devoir rester à côté de son gamin pour répondre aux questions qu'il te pose sur la nature d'un mot, vérifier qu'il n'a pas torché son DM histoire de te montrer une feuille double remplie - de conneries - que tu vas être obligée de faire recommencer par un monstre pré-pubaire qui préfèrerait jouer à la console ou courir avec ses copains (qui eux sont dehors depuis des plombes because les devoirs...). Est-ce que moi, j'ai pas aussi autre chose à faire ? Ben oui mais si j'avais voulu ne pas surveiller les devoirs y'avait la pilule/le stérilet/la vasectomie au P38...A mes yeux ça va dans le sens de :
-Faut plus de classe le samedi matin car les enfants sont cro cro fatigués ! (Et moi faut que je me lève même les jours où j'ai pas de taf...font chier !);
-Faut que le mercredi y'a l'école car les gosses y s'ennuient et que c'est mieux d'avoir une semaine complète avec un we complet (Et le centre aéré c'est payant alors que l'école c'est gratuit);
Faut pouvoir les laisser le matin à 7h30 en péri-scolaire ET jusqu'à 18h (car moi je bosse alors faut pas me dire que pour 20€ par an c'est plus fatiguant de laisser une première section de maternelle dans le bruit toute la semaine pendant presque 12h que de payer une nounou à 300€ par mois ! Bah et si le "bébé" il se mange aussi du centre aéré pendant les vacances c'est pas pour ça qu'il est "à chier" dès le début d'après-midi hein ? C'est pas fatiguant cette vie quand même....)
- C'est aux instits d'apprendre à dire bonjour, merci, etc... Après tout c'est eux qui relèvent ces absences chroniques de politesse, moi, parent, je ne réalise même pas donc pourquoi je m'embêterai à les reprendre vu que ça me dérange pas ?
Maintenant, cette analyse est très mauvaise car elle ne caresse pas dans le sens du poil, je sais.
Le blog de la FCPE est très marrant si on ne le prend pas au 1er degré : "les devoirs, cause de notre séparation avec fiston". Pfffff !
Pourquoi pas : "Les devoirs, cause de la crise financière" tant qu'on y est ?
Oui les devoir c'est chiants, les enfants n'ont pas envie de les faire. Quand on rentre vers 19h on n'a pas envie de faire réciter des poésies pendant le petit journal ou faire écrire des mots pendant qu'on épluche les patates ...
Depuis quand tout devrait être source de plaisir immédiat ? Parce que oui apprendre ça procure du plaisir ... plus que de jouer à la Wii ou de mangre du Nutella. Mais par contre c'est un plaisir qui se mérite. Et c'est ce plaisir là (le vrai, si on peut dire) qu'on veut pour nos enfants.
Je suis à 200% d'accord avec toi.
Juste une petite précision sur le unschooling - même si je suis mitigée également et complétement d'accord avec toi sur le fait que ce n'est pas pour tout le monde - "unschooling" ne veut pas dire que l'enfant ne va pas apprendre des choses de manière plus théorique (ou conventionnelle), prendre des cours, lire des livres ou des manuels... et un certain nombre d'enfants unschooled rejoignent les bancs de la fac par la suite. L'apprentissage n'est pas nécessairement limité à du "sur-le-tas" ou aux connaissances des parents. En fait, le principe est justement que l'apprentissage n'est pas limité à une méthode ou un cursus prédéfini. Donc je ne vois pas pourquoi l'enfant serait forcément "débrouillard avec une culture limitée".
pour répondre à Seigneur: moi j'ai dit stop. J'ai une admiration pour les profs encore en exercice, moi je n'ai plus de courage.
Je suis d'accord avec vous Princesse Soso et je partage votre indignation. C'est affligeant et GEANT de connerie.
Ah la vache je l'avais ratée celle-là! Quand je vois qu'en 3ème et seconde des élèves que je connais n'ont RIEN à faire (sauf en langues vivantes, bénies soient ces matières et leurs profs, en tout cas dans leurs établissements respectifs): pas de DM, pas d'exos, pas de leçons (et euh pas de cours... Hm! Mais ça c'est une autre histoire de pédagogie spiralaire par l'activité découverte sur laquelle j'aurais tant à dire) je me dis que la révolution demandée par ces congrégations de géniteurs débilitants a déjà gagné!
Evidemment que les devoirs sont essentiels car ils sont combien d'élèves a avoir l'impression d'avoir tout entravé en écoutant plus ou moins en cours et comment se rendraient-ils compte, à part le jour de contrôle (qu'il était trooop dur et carrément pas sur la leçon, bien entendu) qu'ils n'ont en fait rien bité du tout???
Mais comme on parle de développement personnel, d'épanouissement et pas de connaissances acquises, au fond, est-ce important? Du moment qu'on les a bien occupé et qu'ils n'étaient pas dans la rue à fumer des joints, sniffer de la colle ou exploser des vitrines finalement c'est tout ce qu'on demande à l'école à présent non?
On veut retirer totalement la notion d'effort et SURTOUT d'autonomie aux élèves! Ils ne doivent pas être confrontés à eux-même car ils risqueraient de se rendre compte qu'ils doivent poser des questions, s'interroger et re-travailler. Quelle horreur, quelle honte, quel anti-égalitarisme primaire. Il faut qu'ils soient toujours en groupe, qu'ils fassent des "recherches" et des "exposés" sur Powerpoint, peu importe le sujet du moment qu'il y a des super transitions trop fun et qu'ils se sont exprimés -même s'ils n'ont strictement rien à dire- (qu'on se comprenne je n'ai rien contre les exposés tant qu'il y a un vrai contenu et une visée éducative claire et que ce n'est pas juste pour passer le temps).
Bref une fois de plus excellent article et encore une fois, tellement d'accord avec toi chère Princesse.
Oh mes dieux, ils remettent ça avec les devoirs à la maison... (ce doit être la période pré-électorale: tout le monde sort ses idées géniales sur l'éducation).
J'adore le passage que tu cites où ils expliquent que c'est aux profs de, ce n'est pas aux parents de. C'est au profs de tout faire, oui oui on a bien compris. D'ailleurs, éduquer les gamins, puisque à la maison sinon ça fait des confliiiiiiiits, c'est trop horrible, nous on a pas fait un gamin pour avoir des conflits hein, alors à vous de lui apprendre à s'essuyer les pieds en rentrant, à pas cracher sur sa soeur, à pas taper sa mère, à pas éteindre son portable (^^), etc etc.
Bref, rien de neuf sous la lune: c'est le même genre de discours qu'on entend depuis longtemps. L'école est responsable de tous les maux de la société parce qu'elle refuse de prendre en charge... tout.
C'est terrible d'entendre, derrière ça, quelque chose de bien plus effrayant: "Ca nous emmerde de nous occuper de nos gosses quand il faut faire des trucs pas marrants, alors faites-le pour nous." Je pense que ça ne reflète pas l'attitude de la majorité des parents (même si certaines réunions parents-profs pourraient me le laisser penser). Mais ça fait peur. Cette idée qui revient régulièrement, avec les devoirs à la maison ou un autre aspect de l'école, que les parents ne devraient, au fond, pas être responsables de leurs enfants, mais laisser les Multiples Institutions s'en charger.
Beuh. Entre ce refrain sous-jacent fréquent et l'attitude de certains collègues, je me demande de plus en plus si je continuerai bien longtemps ce boulot - alors que je l'adore
Tout ceci me laisse perplexe.Un signe des temps, sans doute.
Décidément, la FCPE a bien changé !
Et les parents qui sont d'accord avec de telles idées( je pense qu'il s'agit d'une catégorie particulière de parents et non d'une généralité) ...hum.Ils chercheraient leur propre confort personnel que je n'en serai pas surprise.
C'est sûr que lorsqu'on rentre chez soi après une journée de boulot, on n'a pas forcément l'énergie ni l'envie de s'atteler aux devoirs des enfants.C'est humain.Le week-end, on n'a pas envie de se gâcher du temps libre qu'on pourrait passer à des sorties ou des activités plus fun avec les petits.Et puis, on travaille soi-même toute la semaine, on a bien gagné le droit à un peu de tranquillité.Surtout quand le temps des devoirs vire régulièrement à la foire d'empoigne avec les rejetons...ou qu'on se retrouve soi-même incapable de réexpliquer une leçon à apprendre ou de décortiquer la consigne obscure d'un exercice plus obscur encore ....devant le loulou qui se marre.
Et puis, les petits ont des emplois du temps de ministre;après l'école, le lundi, il y a le cours de danse ou de judo;le mardi, c'est natation; le mercredi,le basket et le cours de piano; sans compter l'entrainement de rugby du samedi après -midi.Ils sont crevés, les pauvres ( et nous, pauvres parents, avec, à leur servir de taxi pour les amener d'une activité à l'autre).Pas de doute, sans devoirs, ils pourront souffler en s'éclatant avec leur console ou passer un moment de détente bien mérité sur Internet.Et puis, pendant ce temps, nous, on pourra regarder, l'esprit tranquille, Le petit journal ( pour monsieur) ou on pourra réchauffer le repas du soir au micro-onde tout en faisant démarrer une lessive ( pour madame).
Alors, supprimons les devoirs à la maison, que l'école fasse son boulot , que diable!Et prenons comme prétexte celui des inégalités sociales pour qu'on nous fiche la paix à la maison !Marre de ces instits ou de ces profs toujours plus exigeants ! Situation volontairement exagérée ( quoique...).Ces mêmes parents viendront dire ensuite que leur gosse n'apprend rien à l'école, que les instits de maintenant sont trop nuls.Et l'été, ils se précipiterons sur les cahiers de vacances qui se vendent comme des petits pains dans les grandes surfaces!
-où est-il écrit que les parents doivent aider les enfants à faire leurs devoirs ? J'ai découvert cela avec stupeur quand j'étais moi-même élève au collège.Au primaire, dans les lointaines années 80, on se prenait en charge nous-même ou , si on se faisait aider, ce n'était pas par les parents mais plutôt par le grand-frère ou la grande soeur, ou une voisine à la retraite ou bien tout simplement, en étude, en demandant à l'instit, le tout de manière ponctuelle.Il était hors de question qu'un adulte soit en permanence en train de nous aider pour les devoirs.
- les instits nous donnaient des récitations à apprendre, des autodictées à préparer, des exercices d'application des règles de grammaire vues en classe ( ah, le fameux bled!), parfois des lectures de texte dans le manuel ;( mais jamais tout à la fois).Et puis,les tables à apprendre , des opérations à poser, et plus tard, au CM, des problèmes à résoudre.Jamais tout à la fois.Le tout se faisait en une demie heure maximum ;et on considérait qu'on avait de bons instits, les devoirs faisaient partie de notre vie d'élèves.
-Après l'école, ou après l'étude,on passait de longues heures à jouer et à regarder la télé ( à l'époque ,les programmes pour enfants existaient encore à des heures raisonnables ,vive Récrée A2 et Croque Vacances !). Et, si on n'allait pas au centre aéré ou en colo, on avait plein de temps libre pour s'ennuyer, faire des expériences, inventer des jeux ou s'en fabriquer soi-même.
-On évitait les activités extrascolaires s'il y avait école le lendemain pour pouvoir faire les devoirs et se coucher à une heure raisonnable.Priorité à l'école sur les loisirs.
-Nos parents vérifiaient que les devoirs avaient été faits, signaient les cahiers, nous félicitaient si on ramenait des " très bien", rencontraient l'instit si les appréciations étaient mauvaises.
Pour eux, le prof avait toujours raison.Les punitions et les mauvaises appréciations étaient justifiées et du coup, les bonnes appréciations et les félicitations aussi. Je précise, que, pour ma part, mes parents étaient espagnols et qu'on parlait cette langue à la maison et non le français.Mon père, ouvrier dans le bâtiment, n'avait jamais été à l'école et savait à peine lire en déchiffrant .Ma mère, femme de ménage, avait quitté l'école trop tôt ( n'y était restée que 2 ou 3 ans) .Tous les deux avaient de grosses difficultés avec le français.Ils ne pouvaient que superviser notre travail , faire confiance aux instits et nous faire confiance. Et pourtant, cela marchait: nous sommes trois, et nous avons fait tous les trois des études supérieures.Donc, l'argument des inégalités sociales ne tient pas la route... du moins dans mon cas et dans celui de bien d'autres que je côtoie.
C'est l'arbre qui cache la forêt.Je pense que cette histoire des devoirs à la maison occulte une autre réalité : l'instruction et le savoirs ne sont plus considérés comme les conditions de l'épanouissement de l'individu.Aujourd'hui, l'épanouissement passe par le loisir et par la capacité de chacun à consommer.D'où cette attitude de "client" de certains parents qui voudraient avoir leur mot à dire et un pouvoir de décision sur ce que doit être l'école, sur le contenu de l'enseignement, sur le recrutement des personnels etc. Le pire, c'est que les politiques cèdent à ce type de pression et vident l'enseignement de sa substance tout en décrédibilisant les enseignants aux yeux de l'opinion.
"Les devoirs permettent de vérifier que l'on sait faire tout seul ce que l'on a fait ensemble, en classe. Les devoirs permettent de rebrasser, répéter, refaire... afin d'assimiler au mieux les connaissances. "
C'est exactement le principe qu'on m'a inculqué, que ce soit mes profs ou mes parents.
J'ai toujours eu des devoirs à faire le soir de la primaire au lycée, devoirs que j'effectuais sans rechigner et sans que mes parents soient sur mon dos et non, je n'en raffolais pas mais je ne me suis jamais posée la question de leur bien-fondé. Et non, ça ne m'a jamais empêchée de profiter de mes soirées, de mes week-ends et de mes vacances. Et comme l'a dit une commentatrice plus haut, ça m'a donné l'autonomie nécessaire dont j'ai eu besoin une fois arrivée à la fac.
J'aurai 30 ans à la fin de l'année et j'ai l'impression d'être un dinosaure.
J'aime beaucoup le passage des inégalités, je cherche le rapport entre devoir maison et inégalité, à se demander ce qu'il se déroule dans leurs têtes.
Ce que je ressens en lisant ceci, c'est la faiblesse de biens des parents démissionnaires vis-à-vis de l'éducation de leurs enfants, ou certains qui ne savent pas comment réagir face à leur enfant qui refuse de faire leurs devoirs.
Une tâche parentale que de vérifier les acquis de son enfant ? Il est vital pour un parent de s'en soucier et de prendre du temps, car si rien n'est fait, c'est là que naître l'inégalité.
Ce genre de personnes contribuent à poursuivre la destruction et la ruine du système éducatif français. L'avenir de l'école fait trembler de peur..
Je ne lis pas tous les commentaires mais BRAVO et MERCI pour l'article !
J'ai entendu un délégué FCPE dire : "L'anglais, moi ? Chewing gum, football et ...." A hurler de bêtise !!!
Je ne peux pas être plus d'accord avec cet article.
(Que je relis assez régulièrement.)