L'heure de fourrer la dinde a bientôt sonné.

(non Lolo, je ne parle pas de toi)



Les vacances de Noël, ça signifie :

  • mater avec délice des énièmes rediffusions d'une Famille Formidable en se disant qu'Anny Duperey aime le même genre de mec entre Bernard Giraudeau et Chris Campion.
  • zapper sur des téléfilms où le Père-Noël doit exaucer le voeu d'un petit garçon hémiplégique qui cherche une amoureuse pour son papa, veuf, débordé de travail et même qu'à la fin grâce à une opération pratiquée en 12 minutes et une convalescence de 45 secondes, ledit petit garçon gambadera autour de ses parents dans leur nouvelle maison près de la mer et même qu'ils feront des coeurs dans le sable et même qu'il y aura de la neige alors que c'est quand même vachement rare à Los Angeles et le Père-Noël fera un clin d'oeil à la caméra en faisant "HO ! HO ! HO !".
  • affirmer la bouche pleine de foie gras que l'on se met aux haricots verts dès le 2 Janvier parce que bon, là, faut arrêter de déconner... ah bah tiens, il reste encore de l'écrasé de pommes de terre aux truffes... tu m'en remets une petite cuillerée s'il te plaît ?... eh oh, j'ai dit une cuillerée, pas un dé à coudre !... Bon, passe-moi le plat, je vais me servir moi-même !
  • ignorer les appels de la banque qui estime qu'offrir de chouettes cadeaux à ceux que l'on aime alors qu'on a un découvert équivalent à la dette mondiale n'est pas judicieux-judicieux.
  • ah mais il reste aussi un peu de chapon aux morilles, dis-moi. Oh non, tu sais, ça ne serait pas raisonnable. Oh bah juste un bout alors. Un bout, j'ai dit ! pas une MIETTE.
  • bouquiner dans un bain moussant en se disant que c'est trop chouette de 1. ne pas être SDF et 2. ne pas avoir de copies à corriger.
  • décider que de toute façon le champagne, c'est plein de vitamine D et que déguster du fromage sans un Châteauneuf du pape est un pêché mortel.
  • essayer plein de nouvelles recettes choupi qui éveillent papilles et pupilles et qui foutent un bordel fou dans la cuisine "et-c'est-encore-moi-qui-vais-tout-ranger-bordel" (prendre la voix de ma mère).
  • découvrir le 2 janvier à 21h47 que bordel, on a 26 copies de 3èmes à corriger.



Voici deux recettes qui sont trop de la balle en amuse-bouche :

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J'ai récemment goûté avec Lolo un excellent tartare de thon qui change de ma recette habituelle à base de miso et de sauce soja. Le petit truc en plus, c'est le caviar. Certains crieront à l'hérésie. Je répondrai que le caviar se suffit à lui-même effectivement, mais que c'est chouette aussi de tenter de nouvelles expériences. Il suffit de prendre un vrai caviar de bonne qualité mais pas trop cher. Genre ne pas prendre un caviar hors-de-prix genre un Beluga Spécial Réserve Huso huso à 12 200€ le kg. Bon, on peut aussi prendre des oeufs de lump... mais le résultat sera bien trop salé.
C'est fastoche à faire, frais et délicieux... mais forcément, si le poisson cru vous fait gerber, ça ne va pas vous plaire...

Thon rouge (le Albacore bien sûr histoire de ne pas niquer la planète) + concombres en fines demi-rondelles + fins bâtonnets de pomme Granny + Philadelphia Cream Cheese + mini-quenelle de caviar.
Niveau quantité, j'ai tout fait au pif et à l'intuition (genre un petit pavé de thon rouge Picard pour deux tartares). On dispose tout ça dans un petit emporte-pièce et on termine par la petite quenelle de caviar. Il ne faut pas le mélanger avec le reste car il serait écrasé et là, il perdrait vraiment de sa texture et de sa saveur. Le caviar et le thon apportent de la force et de la profondeur, le concombre et la pomme apportent un côté acidulé rafraîchissant et le Cream Cheese confère une chouette onctuosité au tout.

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C'est une recette des frères Pourcel qui n'est pas compliquée à réaliser et qui fait son petit effet...
Pour 6 verrines :
12 belles noix de saint jacques sans corail (ou-avec-hein-mais-moi-personnellement-je-préfère-sans)
200 g de morilles fraîches
2 échalotes ciselées
18 asperges vertes
20 cl de crème liquide huile d'olive, beurre, sel et poivre
Pour le Sabayon : 20 cl de noilly-prat + 3 jaunes d’œufs + 1 noix de beurre + 150g de beurre clarifié + 1 échalote ciselée + le jus d’un citron.

BAM on rince les Saint Jacques sous un filet d'eau froide et on enlève délicatement le corail.
BAM on fait suer les échalotes et les morilles dans un peu de beurre, on ajoute la crème et on laisse mijoter 10 mn. On sale et on poivre en fin de cuisson.
BAM on coupe les asperges en petits tronçons. On cuit tout ça 3 mn dans une eau bouillante salée.
BAM on ajoute les tronçons aux morilles.
BAM on prépare le Sabayon : on fait revenir l'échalote sans coloration dans un peu de beurre, puis on ajoute le noilly et on fait réduire aux trois-quarts. On ajoute les jaunes d'oeufs, une cuillère à soupe d'eau à froide et on fouette, on fouette, on fouette pour faire mousser le tout.
BAM on retire du feu et on incorpore le beurre clarifié sans cesser de remuer.
BAM on sale et on rajoute le jus de citron.
BAM on poêle les noix de Saint JAcques à l’huile d’olive et on termine la cuisson avec une noix de beurre.
BAM on monte la verrine : fricassée + + noix + sabayon + quelques pelures de truffe qui sont facultatives mais trop bonnes.


Dans un prochain article, j'expliquerai aux meufs comment avoir un teint de bonnasse pour les fêtes, je raconterai des blagues de cul à ceux qui en ont rien à branler de la rubrique Biatch et je vous concocte également un best-of de ces derniers jours au bahut entre la réunion parents/profs, les bulletins et les élèves choupi qui réchauffent le coeur et m'empêchent de donner ma dém' pour ouvrir mon Channel YouTube spécial tuto de maquillage.