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Food'Amour


Princesse Soso is cooking

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Le risotto de Soso

J'étais persuadée que j'avais mis en ligne la recette de mon super risotto qui déchire sa mère et sa grand-mère.

Mais en fait nan.

Bon, bah, je vais vous en parler alors.


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Le risotto c'est vraiment un truc succulent. Genre, ça me fout les papilles dans tous mes états.
J'ai essayé plein de recettes de risotto car concrètement, tu peux ajouter tous les ingrédients du monde et voici the ultimate recipe que je surkiffe :

Pour 4 à 6 personnes, selon les goinfres :

  • 500g de riz (Arborio que l'on trouve sans souci en supermarché, mais je préfère le Carnaroli et le Vialone Nano qui sont beaucoup plus fins et que l'on trouve chez les traiteurs italiens ou sur internet)
  • 1 oignon jaune et 2 échalotes
  • 2 courgettes
  • 1 grosse carotte (j'en vois déjà avoir des pensées impures...)
  • environ 1,5 litres de bouillon de légumes
  • 20 à 30 cl de vin blanc
  • 2 doses de safran
  • quelques gouttes de tabasco
  • parmesan râpé
  • quelques tours de moulin à poivre
  • Ciboulette ciselée
  • En bonus si vous êtes riches: lamelles de truffe + huile à la truffe (Si vous êtes pauvres, bah... tant pis pour vous, z'aviez qu'à travailler plus pour gagner plus)

La recette de base du risotto est toujours la même : oignon/échalote + riz + vin + bouillon + parmesan (et éventuellement crème, beurre ou mascarpone)

- Préparer le bouillon et le garder au chaud (genre à feu doux/moyen quoi)
- Faire revenir très doucement l'oignon émincé et les échalotes ciselées dans un peu de beurre dans une sauteuse ou une cocotte. Il ne faut pas les faire dorer, il faut qu'ils deviennent transparents.
- On ajoute le riz et à feu assez fort, on le "nacre", c'est à dire qu'on l'enrobe du beurre, de l'oignon et des échalotes (j'aime me la péter avec des termes pro).
- On balance le vin et on laisse réduire à feu assez fort.
- Quand le vin s'est grandement évaporé, on rajoute une bonne louche du bouillon et on touille, on touille, on touille... quand le riz a absorbé le bouillon, on rajoute une nouvelle louche et ainsi de suite jusuq'à ce que votre bras vous fasse mal et que votre patience ait atteint son paroxysme.
- Au bout de deux ou trois louches, on peut rajouter la carotte coupée en brunoise (en tout petits dés) et les courgettes coupées en morceaux.
- On ajoute une première dose de safran et on rajoutera la dernière en fin de cuisson.
- Vers la fin, on rajoute le tabasco et le poivre.
- La cuisson du risotto dure environ entre 15 et 20 mn. Il faut goûter régulièrement, le riz doit être moelleux mais pas en bouillie.
- Quand le riz déchire sa race, on le retire du feu et on ajoute le parmesan. Inutile de saler, le parmesan est là pour ça.
- On rajoute un peu de ciboulette et c'est prêt à servir !

Pour la version bling-bling, c'est le moment d'ajouter quelques lamelles de truffe noire ainsi qu'un filet d'huile de truffe.
Pour les barbaque-lovers, on peut bien évidemment incorporer du blanc de poulet, du bacon, du jambon et autres trucs de carnivores.

On peut concrètement rajouter ce qu'on veut : champignons, tomates séchées, langoustines, fèves, roquette, chorizo, asperges, saint-jacques...etc. Les combinaisons sont infinies.

MAIS, il y a un MAIS.

Le premier truc chiant, c'est qu'il faut sans cesse touiller, histoire que cette saloperie de riz n'attache pas. Pour que cette corvée soit moins pénible, je vous propose quelques solutions :

  • C'est plus sympa si une copine vous fait la lecture de "Challenges Magazine" "Public" en même temps, tout en vous servant régulièrement un verre de pinot gris. Ainsi vous cuisinerez tout en apprenant des choses vitales comme par exemple le rabibochage de Brad et Angie, ou des choses effrayantes comme l'annonce du premier single de Vanessa de Secret Story. (L'activité est déclinable avec plusieurs copines un peu éméchées, un copain gay qui vous fera une manucure des pieds ou votre chéri qui se félicitera de sauter une jeune femme aussi accomplie. Évitez néanmoins la tante qui radote sous peine de lui envoyer le tabasco à la gueule).
  • Mater une bonne petite rediff' de "Friends" ou de "Sous le Soleil", bref un truc que vous connaissez par coeur ou qui ne chatouille pas trop les neurones. Idéalement, il faudrait un écran LCD incorporé dans le mur derrière la cuisinière ou sur le frigo...
  • Faire touiller par votre petit frère/neveu/cousin/voisin de 7 ans, hyper fier de vous aider. Ne pas le surveiller surtout (c'est encore plus chiant que de touiller...), vérifier quand même que ce petit con ne met pas d'eau de javel par inadvertance dans la cocotte. S'il se brûle, n'hésitez pas à le traiter d'incapable et foutez-lui la honte en confiant le touillage à sa petite soeur de 4 ans.
  • Aller au restaurant pour se taper sans se faire chier un risotto aux truffes blanches d'Alba.

Le second truc chiant, c'est que le risotto est un last-minute dish. Ça ne se réchauffe pas... sous peine de se transformer rapidement en bouillie sèche et compacte. Donc, c'est un chouïa pénible de rater toutes les bonnes conversations du salon, genre qui tire qui ou de ne pas pouvoir se vautrer sur le canap' à siroter une margharita en se tapant de succulentes verrines de homard.

Heureusement, j'ai une solution.

Solution piquée à Giorgiana qui se posait elle-aussi la question. Même qu'elle est allée demander à Julie Andrieu et Lionel Lévy comment elle pouvait faire pour le préparer à l'avance.
Et c'est là que j'ai appris qu'en guise de beurre, on pouvait utiliser de la moelle qui confère au risotto un goût trop de la balle.

Comment-qu'on-fait-alors ?

On prépare le risotto comme d'hab... sauf que l'on s'arrête à environ 10/12 mn c'est à dire quand le riz commence vaguement à devenir moelleux mais qu'il nécessite encore du bouillon et de la cuisson. Pour ça, il suffit de goûter ou de couper un grain de riz en deux et de voir une bonne petite pointe blanche (si si on la voit, c'est fastoche).
Donc, on s'arrête et on "débarasse", c'est-à-dire qu'on retire le risotto du feu et la cocotte. On l'étale sur une plaque de four et on le couvre d'un film transparent. Et bam, c'est tout. On peut le laisser ainsi quelques heures à température ambiante.
Ensuite, il suffit juste de terminer la cuisson en le remettant dans la cocotte avec le bouillon... il restera seulement entre 5 et 8 mn de fin de cuisson. On n'a plus qu'à rajouter le parmesan, le mascarpone et autres trucs du genre qu'il ne faut surtout pas mettre avant, sous peine de tout faire foirer. Plat unique, accompagnement ou dans de mini-cocottes en guise d'amuse-bouche... le risotto est vraiment super open et friendly.
Et bam, on peut profiter davantage de ses invités et picoler avec eux en apprenant, enfin, pourquoi Alex et Mag se font la gueule.



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Un peu de gourmandise parmi les wizz...

Je ne suis rien qu'une sushi-addict.

Ça, vous le savez déjà.

Même que je me délecte des cartes on-line des restau japonais tout en m'inspirant de leurs idées... Les Sushi Planet, Sushi Shop et autres Sushi West ont lancé des maki avec en guise d'algue, une feuille de riz. Étant à fond dans ma période "rouleaux de printemps", faire un combo Maki / Spring Roll me semblait carrément une bonne idée.

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J'ai préparé deux sortes de Maki-Roll: avocat/concombre/cheese (aka fromage frais style Kiri ou Carré Frais, avec de la ciboulette) et thon épicé avec une lamelle de concombre.
Pour la cuisson du riz, allez voir mon article "Sushi For Dummies" en cliquant ici.

Quand le riz est cuit et totalement refroidi (hyper important sinon ça va sacrément niquer la feuille de riz), on trempe une galette de riz dans de l'eau tiède et on la couvre d'une feuille de laitue (un peu croquante mais pas trop sinon le rouleau va se fendre comme la chatte de Sabrina dans la Maison des Secrets). On rajoute une couche de riz et au milieu les ingrédients de votre choix. Hop on roule et on le serre bien dans du cellophane.
Pour le thon épicé, il suffit de badigeonner une tranche de thon rouge avec du miso et du 7 épices japonais (pourquoi pas un peu de wasabi si vous aimez vous cramer la langue).
Quand le rouleau est bien compact, il suffit juste de le couper en maki... et TA-DA, c'est trop de la balle en apéro ;-)

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Et c'est drôlement chouette pour ceux qui kiffent les maki MAIS qui ne peuvent pas blairer la feuille d'algue... Il existe bien des feuilles de soja MAIS elles sont plutôt reuch et n'ont pas de goût, tandis que les galettes de riz qui coûtent que dalle confèrent un petit goût printanier à l'ensemble.
Comme dirait l'insupportable gamine moche et limite acnéique des pub "Fleury Michon": "Elle est pas belle la vie ?!"

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Et je suis troooooop contente car je suis enfin parvenue à faire des nigiri dignes de ce nom. Il faut vraiment que le riz soit hyper bien cuit: moelleux, ferme et collant. Légèrement vinaigré. On mouille ses mains et on confectionne des mini-quenelles. Avec un riz à température ambiante ou pire,tiède, le riz va se barrer dans tous les coins et les termes "saloperie de ta race de pute" vont probablement fuser.

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Sushi for Dummies

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Toi qui baves dès qu'on prononce le mot "maki"...
Toi qui as un poster de Sushi-Bar au-dessus de ton lit...
Toi qui as deux mains gauches mais qui espères encore et encore tout déchirer et recevoir les hourra de tes amis médusés...
Toi qui n'as jamais goûté aux sushis et qui te flagelles chaque jour en attendant de connaître le paroxysme gustatif...
Toi qui vomis les sushis mais qui aimes Princesse Soso donc tu vas quand même te farcir la lecture de cet article...
Toi qui n'aimes pas trop les sushis mais qui vas au final trop les kiffer parce que les sushis de Princesse Soso déchirent leur mère...
Toi qui es sushi-addict et rêves de dîner chez Nobu...

Les sushis c'est trop super délicieux, c'est trop super tendance... ça surfe sur la vague hype du manger sain le tout avec élégance et glam.
Quand on habite Paname ou une grande ville, on peut se délecter de sushis originaux et succulents en décrochant son téléphone Allô Planet Sushi ? Allô Lô Sushi ? Allô Keitan ?, mais quand comme moi, on vit en pleine cambrousse, il faut soit renoncer à son shoot régulier, soit essayer de les faire soi-même.
Le souci, c'est qu'il y a plein de recettes trop de la balle quasi-impossibles à faire pour cause de j'ai pas les ingrédients... D'ailleurs, il va falloir que j'aille faire une descente dans le 13ème arrondissement un de ces 4. Genre la crème d'oursin épicée, les oeufs de capelan, le thon gras (ouais je sais c'est trop mal de tuer le thon rouge)... c'est pas toujours fastoche fastoche à trouver.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai trouvé de la crème d'oursin au safran chez ''Oliviers & Co'' et des oeufs de capelan chez Kaviari (pas cher mais merci les frais de port :-/ )

Les home-made maki, ce n'est pas compliqué à réaliser. C'est un peu minutieux, il faut investir dans les ingrédients de base mais c'est accessible à tous les manchots de la cuisine motivés et plein d'entrain parce que "les sushi c'est trop youpi" (putain, cette carrière dans la pub que j'ai loupée... ;-) Séguéla, prends garde à toi)

Attention au jargon ;-)

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En fait, Sushi ne signifie pas "poisson cru" mais désigne une préparation de riz vinaigré qui aidait à conserver le poisson cru.

On achète quoi ? et surtout, on achète où ?

Pour celles qui n'ont pas d'épicerie japonaise bien achalandée à proximité, je vous conseille de passer commande sur Sushi Boutique. C'est un site clair, d'excellente qualité qui livre en 48h dans un super carton avec plein de super papier bulle à exploser (je kiffe, c'est presque aussi jouissif que le coton-tige dans l'oreille...). Les frais de port sont honnêtes (6,90€) surtout si c'est une grosse commande car le tarif est le même que vous achetiez 2 ou 30 sacs de riz.

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Le riz: il faut un riz spécial sushi. Un riz rond et collant. C'est la cuisson du riz qui fait tout. Il y a plein d'écoles différentes concernant la cuisson... je vous donne la mienne un peu plus bas.

Le vinaigre: le riz des maki est salé, vinaigré avec une pointe de sucre. Vous pouvez faire votre propre dosage et si vous êtes une feignasse comme moi, vous achèterez le vinaigre tout fait qui est super bien dosé.

Les feuilles de nori: il s'agit des feuilles d'algues séchées qui entourent le maki. A la base, elles sont pourpres et elles deviennent vertes/noires en séchant. On en trouve à tous les prix... Nori de base, Nori Silver, Nori Gold... ça va du simple au triple.Genre 12 euros les 50 feuilles de Nori basiques à 35 euros les Nori Platinum. Les plus chères sont un peu plus noires, un peu plus épaisses mais perso, je n'ai pas vu une différence flagrante qui mérite un tel écart de prix.
Il existe aussi des feuilles de Nori arômatisées au wasabi (j'aime beaucoup) ou au saké ou au mirin.
Pour ceux qui détestent le Nori, il existe des feuilles de soja (roses, vertes, bleues...) qui sont super choupi et qui entourent impeccablement vos makis. Ça a très peu de goût et c'est surtout esthétique. Les sushis roses, ça déchire ;-)

Le wasabi: on le trouve sous deux formes: en pâte et en poudre. La pâte est vert fluo et arrache vachement la gueule. Je préfère le principe de la poudre, on la mélange et on la travaille avec un soupçon d'eau et ça permet de doser le degré de arrachage de gueule. Dans les restau, le wasabi est assez doux tandis que ceux du commerce sont de vrais déclencheurs d'hémorroïdes. Je rajoute un peu de sucre à la poudre transformée en pâte afin d'adoucir le piquant et j'obtiens quasi le même goût qu'au restau.

Le miso: il s'agit d'une pâte de fève de soja fermentée et salée. C'est l'un des ingrédients phare des soupes servies dans les restau. Il existe différents miso, il est plus ou moins riche en sodium selon sa couleur. Je l'utilise pour badigeonner des tranches de thon cru dans les makis. Idéal pour les tartares de poisson, il apporte un petit goût délicieux qui ne gâche pas celui du poisson.

Le makisu: il s'agit de la natte en bambou avec laquelle on roule le maki. Indispensable, sinon on se galère sur la planche à découper. Il permet de bien former le rouleau, de lui donner une forme régulière et de bien compacter les aliments à l'intérieur.

L'huile de sésame: trop de la balle pour faire mariner du poisson cru, des crevettes... Les graines de sésame (blanches et noires) sont également très utilisées dans la fabrication des makis, notamment pour les California (les maki avec le riz à l'éxtérieur)

La sauce soja: je devrais dire les sauces soja. Il n'en existe pas moins de 4 variétés. Salée, allégée en sodium, douce et sucrée. À vous de voir ce que vous préférez. Au départ, les sauces douces et sucrées (plus nappantes) étaient réservées au yakitori alias les brochettes mais à présent, on les utilise aussi beaucoup avec les sushis. Ma chouchoute, c'est la verte, celle qui est allégée en sodium.

La mayonnaise japonaise: c'est l'élément un peu gras des sushis ;-) Cette mayonnaise est un peu plus sucrée que la normale. J'en mets dans les California et dans les maki avec des ''ebi-fry roll" alias de petits beignets de crevettes.

La cuisson du riz

  • Il faut tout d'abord rincer le riz plusieurs fois sous l'eau froide pour enlever l'excédent d'amidon et les éventuelles impuretés.
  • Dans une sauteuse / fait-tout... bref casserole large, mettre le riz et l'eau ensemble et porter à ébullition. Pour 250g de riz, comptez environ 60cl d'eau. Avec 250g de riz, vous ferez 4 rouleaux de 5 ou 6 makis chacun.
  • Lorsque ça fait de chouettes bulles, mettre sur feu moyen/fort et laisser cuire 5 mn.
  • Ensuite, baisser le feu au minimum, couvrir la casserole et hop de nouveau 5 mn.
  • Lorsque le temps est écoulé, il faut ôter la casserole du feu, mettre un peu de vinaigre spécial sushi (ou 4 cuillères à soupe de vinaigre de riz + 1 cuillère à café de sel + 2 cuillères à soupe de sucre... à doser selon votre goût) et laisser reposer 10 mn à couvert. Il faut que le riz ait absorbé toute l'eau.


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Le riz doit être très brillant, nacré. Ferme mais moelleux. S'il est trop mou façon bouillie, il faudra mettre moins d'eau la prochaine fois et inversement en rajouter si le riz est trop croquant. Au bout de quelques essais, vous saurez doser sans souci pour obtenir le riz souhaité. Je compte investir un de ces 4 dans un rice-cooker... super pratique.. et au lieu d'être constamment en cuisine, je pourrai lire Biba une étude sur la question de l'abolition de l'esclavage en GB (agrég forever)
Vous pouvez rajouter du vinaigre de riz si vous l'aimez bien relevé.
Il faut ensuite transvaser le riz sur un plateau, bien l'étaler sans l'écraser et le laisser tiédir un peu. Il y a toute une technique à base d'éventail mais je ne l'ai jamais testée. Officiellement, il faut attendre que le riz soit totalement refroidi avant de garnir les feuilles de nori mais perso, j'aime manier le riz tiède, je le trouve plus pratique à étaler sur la feuille d'algue (et ensuite je mets mes rouleaux au frigo 20 mn avant de les découper).

Tu m'en roules un ?


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On étale la feuille de nori (face brillante en dessous) sur le makisu. Avec vos petites mains ou une cuillère, vous étalez le riz sur toute l'algue. Là aussi il y a plusieurs écoles... laisser un centimètre de chaque côté, ne garnir que la moitié de la feuille... Perso, je laisse un petit centimètre en haut et je mets du riz partout ailleurs.
Vous pouvez ajouter des graines de sésame, du 7 épices japonais (ça pique un tout petit peu) ou encore une fine couche de wasabi au milieu. Ensuite, au milieu, vous superposez les ingrédients que vous kiffez: lanières de poisson cru, crabe, crevettes, avocat, concombre, ciboulette, salade, mayonnaise...etc. Je m'inspire beaucoup des cartes des restau japonais pour composer mes sushis.
Sur la photo ci-dessus: concombre + crabe + crevette + avocat + ciboulette + mayonnaise.
Je n'ai pas de poisson cru sous la main. Pour les maki, la découpe est beaucoup plus simple que pour les sashimi. Il suffit de faire des lanières de saumon ou de thon albacore ou d'utiliser les sashimi de chez Picard ;-) Si vous êtes pote avec votre poissonnier, il se fera un plaisir de vous détailler votre poisson en lanières d'une dizaine de centimètres en échange d'une bonne pipe. Vous pouvez faire mariner le poisson avec un peu d'échalotes, de ciboulette, de basilic, d'huile d'olive, d'huile de sésame...etc.
Pour rouler, il faut s'aider du makisu et bien serrer (sans écraser) le rouleau. La feuille de nori imprégnée du riz collera facilement.

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Pour les California, c'est plus minutieux et je ne vous cache qu'on s'en fout un peu partout au début et même ensuite.
Idéalement, il faut avoir deux nattes de bambou. On étale le riz et on rajoute tout plein de graines de sésame (ou d'oeufs de capelan) sur la première. On transvase la feuille, riz en-dessous, sur la seconde natte recouverte de film transparent (plus pratique pour rouler ensuite et ça ne salit pas le makisu car les graines de sésame ont tendance à se barrer un peu partout), ensuite, on ajoute au milieu les différents ingrédients. Il faut bien serrer le rouleau dans le film transparent et hop au frigo.
Dans la vidéo ci-dessous, le California est roulé dans du sésame à la fin... ce qui est plutôt malin pour ne pas en foutre trop partout dans l'aventure.


Et une seconde vidéo très claire...


Pour découper les rouleaux, il vous faut un couteau super tranchant et sans dent. Le passer deux secondes sous l'eau facilitera la découpe.

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Il existe une multitude de bouquins dédiés aux sushis et je suis particulièrement fan de celui-ci, aux éditions Marabout. Il est clair avec de belles photos et est vraiment accessible même aux sushi-quiches ;-)

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Il existe aussi des sushi makers (cliquez ici) destinés à faire des maki ou des nigiri super soignés... Sur le papier, ça a l'air top... mais dans la vraie vie, j'ai galéré ma race. Mon riz n'est pas assez collant et reste obstinément collé au fond des petits compartiments... Mais apparemment, quand on n'a pas deux bras gauches comme moi, c'est un jeu d'enfant...

M'en fous, ils sont quand même choupi mes sushis, non ?! ;-)

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Picard vs Princesse Soso

Petit article culinaire entre deux cinés et deux sorties avec mon Poppy et mon Coeur de Pirate Pierre.

Je suis fan de sushis, ce fut une vraie découverte quand, pour la première fois, en 2001, je me suis aventurée dans l'un des Yo ! Sushi de Londres.
Depuis, il ne se passe pas une semaine 15 jours sans que j'achète ou me prépare des maki ou des gyoza.

Je jalouse les parisiens et autres habitants de super grandes villes qui peuvent commander sur un coup de rein tête de chouettes trucs japonais. Parce que dans mon coin... on trouve des sushis IMMONDES dans un Géant et sinon... bah... les gens ne connaissent pas en général. Je fais toujours sensation lorsque je me pointe à la cantine avec mon bento plein de sushis ;-) Déjà que je passe pour la bourge qui parle de cul et qui dénigre la campagne...

Picard, grand maître du surgelé, propose des sushis... mouais... si leurs sashimis de saumon sont bons, leurs california, nigiri ou autres maki manquent cruellement de saveur et ne donnent pas un vrai aperçu de ce qu'est réellement un maki. Le riz est trop vinaigré et pas assez collant, trop peu d'épices utilisées pour sublimer le goût du poisson... bref, à déconseiller à toute personne souhaitant découvrir les sushis.
Depuis peu, on y trouve également des sashimis de saumon et de thon présentés dans de petites coupelles en céramique.

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C'est plutôt bon... mais pas transcendant. Encore une fois, le poisson n'a pas un goût exquis et il manque des épices pour que ça soit super trop top au niveau des papilles.
Mais les coupelles sont choupi et je les ai réutilisées pour mes sashimi made in Princesse Soso, qui, sans me vanter, ont un bien meilleur goût ;-)

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Sashimi qui déchirent pour l'apéro:

Histoire d'agrémenter les lamelles de saumon et de thon, on peut rajouter du miso, des graines de sésame, du 7 épices japonais, un soupçon d'huile d'olive, du basilic, de la ciboulette, de la mayonnaise japonaise, du saké, de la sauce soja, de l'huile du sésame...

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Je viens de m'offrir un très chouette livre sur l'apéro asiatique avec plein d'idées originales et de conseils. Les photos sont vraiment très jolies et il y a même les photos des produits à acheter (super pratique pour se repérer dans les épiceries asiatiques).

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Thon avec huile d'olive, basilic, miso et du 7 épices...
Saumon avec huile de sésame, graines de sésame, ciboulette et du 7 épices...
Thon avec huile de sésame, miso, mayonnaise japonaise et du 7 épices...

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Si certains ont envie de se lancer et ont envie de conseils précis (genre pas les fausses photos des bouquins où l'on se demande bordel de quelle manière je dois tenir le truc), qu'ils se manifestent et je referai un post spécial Sushi for Dummies ;-)

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La Filosophie de Princesse Soso

C'est pas Bora Bora chez Princesse Soso en ce moment.

  • D'abord, il fait trop pas beau. Genre on se croirait en Novembre avec ce petit crachin qui n'en finit pas, ce vent froid de merde et ce ciel aussi menaçant que Paquita armée de ciseaux Maped.
  • Je suis toujours malade. J'ai les défenses immunitaires d'un nourrisson tout nu sur la banquise. Je tousse à m'en décrocher la mâchoire et les antibio commencent à sérieusement ronger l'intérieur de mes intestins.
  • Mon Seigneur et Maître s'est fait une luxation du scaphoïde et du semi lunaire (ça en jette hein !). Bref, il a mal au poignet. Il ne sait pas comment c'est arrivé. (Nonnnnnnn ça n'est pas ce que vous pensez, bande de sagouins ;-) )
  • Les élèves tapent de plus en plus fort au sens propre comme au figuré. Leur nouveau jeu consiste à faire croire que de méchants élèves puérils ont caché leur sac afin d'être peinard et de ne pas bosser pendant une heure. Ils n'amènent plus leur carnet de liaison ou refusent d'ouvrir leur cartable pour le donner. Au passage, je remercie leurs parents qui ne les conduisent plus à leurs heures de colle car pfff tu comprends, ils font chier ces profs, je n'ai pas que ça à foutre. De toute façon, je sais bien qu'on s'acharne sur mon Jimmy.
  • Conseil de discipline pour deux élèves... Le conseil de discipline c'est le truc que sont censés redouter les élèves perturbateurs. Pendant cette réunion assez solennelle en présence du C.A, de quelques profs, de l'élève et de sa famille, et parfois de la brigade de prévention de la délinquance, on fait la chronologie des méfaits de l'élève, on explique les actions mises en place afin d'éviter ce genre de conseil, on donne la parole à différents intervenants, et puis on vote la sanction... Le conseil de discipline, c'est un concept polémique. Il s'agit d'exclure un élève qui met la structure éducative en danger. C'est la punition suprême au bahut. L'élève est banni, rejeté... Si je comprends et accepte cette sentence pour des élèves avec lesquels il n'y a rien d'autre à faire, je suis dubitative pour d'autres élèves...
  • La malédiction des Sims 3 continue... Mon Seigneur et Maître s'est démené mais apparemment mon PC est trooooop chétif pour supporter le jeu. Putain mon PC a moins de deux ans, hein, et c'est une bécane puissante à la base. Je regarde la jaquette en soupirant et en gémissant en attendant qu'un miracle se produise (et qu'un petit lutin magique vienne la nuit optimiser mon PC)

Heureusement, dans ce monde de brutes, il existe des attentions extraordinaires qui redonnent l'envie de vivre.
Shopi m'a envoyé un courrier pour mon anniversaire : Une carte d'anniversaire avec 100 points de fidélité et.... deux marque-ta-page en papier à cigarette avec mon prénom dessus :-|
Au top la générosité.

Du coup, pour conjurer la schkoumoune, je fais des trucs de cuisine qui déchirent et que je vous transmets car je suis généreuse dans un esprit très Shopinesque ;-)

La pâte filo, c'est drôlement chouette et pratique. Genre c'est moins écoeurant que la pâte feuilletée et puis c'est tendance hype avec une salade de jeunes pousses bien relevée.

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Super fastoche... on empile 4 feuilles filo que l'on badigeonne de beurre fondu et on met un morceau de Neufchâtel, des tomates séchées (ou confites ou fraîches), une échalote émincée, du miel, du poivre, de la ciboulette et pourquoi pas du sésame (graines ou un peu d'huile)... hop, on referme en petit chausson choupi et hop au four thermostat 6 pendant 15 minutes environ.

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Du confit de canard revenu à la poêle avec du miel, un peu d'échalotes, des morceaux de mangue, de la ciboulette... C'est super bon et ça donne envie d'être en été dans le Sud-Ouest.

Sinon, j'ai découvert le blog cuisine le plus LAID du monde. Genre vraiment, vraiment, vraiment hallucinant. Genre mon éthique (et Tac rangers du risque) m'empêche de vous mettre le lien mais je vous jure que ça me démange. (Je pense que je vais finir par mettre le lien sur mon FaceBook, sphère privée où je peux biatcher en toute quiétude).
Laissez-moi vous dire que je ne me suis pas remise de ses oeufs brouillés qui font penser à du vomi et de sa piémontaise qui n'est pas sans rappeler un résidu de fausse couche (Vous apprécierez l'originalité des recettes proposées).


Oh putain.

Ce blog est incroyable.


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